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"Aucune envie de retrouver les réunions stériles": ces salariés qui appréhendent de retourner au bureau

"Calvaire", "catastrophe", "déprime"... À la suite de notre appel à témoignages, Azuréens et Varois semblent d'accord pour estimer que la fin potentielle du tout-télétravail et le retour "forcé" au bureau dès le mercredi 9 juin est une mauvaise idée. Certains cherchent aussi un sens à leur vie professionnelle, après plus d'un an passé chez eux.

Félicien Cassan Publié le 08/06/2021 à 19:00, mis à jour le 08/06/2021 à 15:27
Au-delà de ses aspects pratiques, le télétravail a aussi posé la question de l'organisation et du "sens" du travail. Photo J.-F. Ottonello

"Le télétravail m'a fait gagner environ 1h30 de vie!" "La perspective de reprendre le travail au bureau me déprime au plus haut point." "Il n'est pas concevable de revenir au modèle qui précédait la pandémie, cela voudrait dire que nous n'avons rien retenu en termes d'évolution des conditions de travail."

Les avis sont quasiment unanimes. À la suite de notre appel à témoignages sur la "fin" potentielle du 100% télétravail et le retour au bureau recommandé par le gouvernement à partir du 9 juin (via le nouveau protocole sanitaire mis en ligne la semaine dernière), les messages reçus par notre rédaction affichent tous une crainte de revenir à l'ancien monde professionnel.

"Ce retour en arrière est catastrophique pour moi"


Si "un nombre minimal de jours de télétravail par semaine pour les activités qui le permettent" devrait rester en vigueur dans certaines entreprises d'après les recommandations officielles, le télétravail cinq jours par semaine ne devrait plus demeurer la règle à partir de mercredi, soit peu ou prou la fin de ce troisième long confinement. Et ça n'a pas l'air de vous enchanter.

"Cette année m'a permis de réorganiser complètement ma vie quotidienne, d'être à la fois beaucoup plus productive et concentrée sur mon travail, et de beaucoup mieux prendre soin de ma santé", précise Hannah, habitante de Nice, qui explique être "public vulnérable". "Ce retour en arrière est catastrophique pour moi."

 

"Moins de déplacements, c'est moins de carburant utilisé"


Pour bon nombre d'employés de bureau qui avaient réorganisé leur vie depuis presque un an et demi autour des différentes restrictions, le retour au bureau relève du calvaire. Que ce soit à cause de la peur du virus, de l'idée de perdre du temps dans les transports ou à cause du stress généré par la vie en communauté.

"Deux enfants à déposer à 8h30 à l'école avant de me rendre à Sophia Antipolis, ça correspond à 45 minutes minimum pour faire les 15 km qui séparent mon domicile de mon lieu de travail, idem au retour", se plaint Christelle, de Roquefort-les-Pins. "Avec le télétravail, je peux faire le même trajet en moins de 10 minutes." "Moins de déplacements, c'est moins de carburant utilisé, donc une meilleure qualité de vie", confirme Michel, habitant de Fréjus. "Revenir au bureau va augmenter les risques d'accident de la route, ainsi que le stress lié à la Covid."

Le "sens" du travail remis en cause

"Je vous confirme que l'idée du retour dans un bureau est un véritable calvaire, sans aucun intérêt pour moi", assène Christophe, qui nous a écrit depuis chez lui à Mougins. "Sans même parler des heures passées dans les bouchons, je n'ai aucune envie de retourner dans des réunions stériles." Car au-delà de ses aspects pratiques, le télétravail a aussi posé la question de l'organisation et du "sens" du travail.

 

"Avec un contexte redevenu lentement favorable au travail en agence, il faut que les entreprises qui avaient permis à leurs employés de faire du télétravail prennent désormais en compte les avis de tous", conclut Jérémy.

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