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Attentat du 14 juillet à Nice: l'Italie autorise l'extradition en France d'un suspect

La justice italienne a autorisé l'extradition en France d'un Albanais soupçonné d'avoir fourni une arme à l'auteur de l'attaque au camion perpétrée à Nice le 14 juillet 2016, a indiqué l'agence italienne AGI.

AFP Publié le 07/05/2021 à 14:46, mis à jour le 07/05/2021 à 14:50
86 personnes ont perdu la vie lors de ce 14 juillet 2016 à Nice. Photo Jean-François Ottonello

La cour d'appel de Naples (sud de l'Italie) a donné jeudi soir son feu vert à l'extradition d'Endri Elezi, arrêté le 21 avril à Sparanise (Caserte, sud) et qui faisait l'objet d'un mandat européen émis le 27 avril 2020 par la France.

Au cours de l'audience, l'Albanais de 28 ans, cité par AGI, a nié en bloc les accusations pesant contre lui: "Je n'ai jamais vendu ou fourni d'armes et je ne connais aucune des personnes impliquées".

Interrogée par l'AFP, la cour d'appel de Naples n'a pas répondu.

 

Le 14 juillet 2016, Mohamed Lahouaiej Bouhlel avait foncé avec un camion sur la foule rassemblée en bord de mer sur la Promenade des Anglais à Nice à l'occasion de la fête nationale, faisant 86 morts.

Selon les autorités françaises, Endri Elezi, surnommé "Gino", aurait fourni à l'assaillant un fusil d'assaut, provenant d'un cambriolage et dissimulé dans une forêt sur les hauteurs de Nice, par l'intermédiaire d'un autre Albanais.

Cette décision de la justice italienne intervient après que la cour d'appel de Paris a confirmé en mars le renvoi aux assises de huit personnes, dont Endri Elezi, dans cette affaire.

Puisque l'enquête est terminée et le procès déjà prévu, un supplément d'information devra être ordonné, notamment pour que l'Albanais soit interrogé et soumis aux expertises psychiatriques et psychologiques obligatoires, avant de pouvoir être éventuellement jugé, avait expliqué une source judiciaire française lors de son arrestation.

 

Mohamed Lahouaiej Bouhlel ayant été abattu au volant du camion, la cour d'assises spéciale examinera les responsabilités de membres de son entourage et d'intermédiaires impliqués dans le circuit des armes qui lui étaient destinées.

Endri Elezi est mis en cause pour "association de malfaiteurs" et "infraction à la législation sur les armes", dans le volet de l'enquête portant sur le trafic d'armes.

L'information judiciaire n'a pas pu démontrer pour cinq suspects ayant fourni des armes à Lahouaiej Bouhlel qu'ils avaient eu connaissance de son projet d'attaque. La qualification terroriste a donc été écartée et ils sont renvoyés aux assises pour des infractions de droit commun.

Le procès qui doit durer plusieurs semaines au moins se déroulera au palais de justice de Paris, après celui des attentats du 13 novembre 2015 dans la capitale française et ses environs.

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