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Arnaque à la carte Vitale, faux messages d’infraction pédopornographique… Comment éviter de se faire piéger?

Après les arnaques au compte professionnel de formation (CPF), ce sont les fraudes à la carte Vitale qui pullulent aujourd’hui sur le web. Mais pas seulement. Désormais, les escrocs n’hésitent pas à envoyer des SMS voire à vous appeler, alertent les autorités françaises. On vous explique comment être vigilant.

Flora Zanichelli Publié le 21/04/2022 à 18:26, mis à jour le 06/05/2022 à 09:43
L'Assurance maladie alerte les usagers sur les faux appels destinés à leur soutirer de l'argent et leurs données bancaires. AFP

C’est la deuxième escroquerie la plus répandue actuellement en France affirme la plateforme en charge de l'assistance aux victimes de cybermalveillance, celle à la carte vitale. 

Le mécanisme est rôdé : vous recevez un SMS au nom de l’Assurance maladie vous demandant de mettre à jour ou de renouveler votre carte vitale. Pour ce faire, il suffit juste de vous acquitter d’un petit montant en fournissant vos coordonnées bancaires. 

Une fois ces dernières obtenues, les escrocs les utilisent alors à leur profit, notamment pour faire des achats en ligne. 

Si pour certains, le montant payé n’a pas dépassé quelques centimes, d’autres ont été dépouillés de plusieurs milliers d’euros.

 

Multiplication des sollicitations frauduleuses

La recrudescence des arnaques par mail et sms a poussé le site cybermalveillance du ministère de la défense à classer les différents types d’escroqueries.

"La principale cybermalveillance rencontrée est l’hameçonnage ou le phishing, peut-on lire sur le site du ministère de la défense. Cette technique d’attaque consiste à envoyer un courriel ou SMS à la victime en usurpant l’identité d’un tiers (une entreprise, une administration, etc.), pour l’inciter à réaliser une action comme communiquer des informations personnelles, professionnelles ou bancaires, ou encore ouvrir un lien ou une pièce-jointe infectée par un virus."

La porte ouverte aux malveillances comme le piratage de compte, les débits bancaires frauduleux, l’usurpation d’identité… 

Et pour y arriver, tous les moyens sont bons, expliquent les autorités, des sollicitations concernant le compte personnel formation (CPF), aux faux messages d’infraction pédopornographique en passant par les messages d’escroquerie à la livraison de colis.

Appels et SMS

Le site cybermalveillance du ministère de la défense constate également que le hameçonnage par SMS est particulièrement actif, "les cybercriminels profitant de la plus grande difficulté à identifier un SMS frauduleux sur un téléphone".

Un constat également réalisé par l’Assurance maladie elle-même. "Des campagnes de démarchage frauduleux par téléphone qui usurpent le nom de l'Assurance Maladie existent", peut-on lire sur le site. 

 

Les seuls numéros liés à l’Assurance maladie sont le 36 46 ou le 09 86 01 36 46 dans le cadre du contact tracing précise l’organisme sur son site. "Tout autre numéro cache une arnaque."

L’Assurance maladie précise : "Jamais votre interlocuteur ne vous demandera vos coordonnées bancaires (n° de compte bancaire, RIB, n° de carte bancaire...) à cette occasion."

Garder son sang-froid

Comment agir? "Gare aux situations de stress", expliquent les professionnels. Celles où l’on panique et où l’on se met à faire n’importe quoi. 

Comme le raconte Valérie, une Cannoise victime d’une arnaque à la carte vitale en mars dernier après avoir donné ses coordonnées bancaires en ligne, pressée au téléphone par un escroc se faisant passer pour son banquier.

 "Je ne comprends pas ce qu’il m’a pris, c’était comme si je n’avais plus aucune capacité à évaluer la situation et à m’en extirper", avait-elle confié à Nice-Matin. 

Interrogé à l’occasion des arnaques sentimentales, l’ancien commandant de la PJ niçoise spécialisé en cybercriminalité Pierre Penalba assenait dans nos colonnes : "Dès qu’on vous demande de l’argent, il y a escroquerie", détaillant un modus operandi bien huilé. 

Celui de créer un effet de choc et de surprise chez la victime, prête à tout pour résoudre le problème.

 

En premier lieu, ne pas cliquer sur un lien ou un SMS, répondre à des demandes d’argent ou livrer ses données personnelles en ligne. Si le mal est fait, appeler directement sa banque, faire opposition à sa carte bancaire.

Un réflexe : vérifier

Face à la multiplication de ces arnaques en ligne ou par SMS, le site cybermalveillance met à disposition des victimes différents services, en recensant, notamment, les réseaux de professionnels en sécurité informatique implantés en France et disponibles à prêter main-forte. 

"Une fois référencés, ces professionnels peuvent être mis en relation avec des victimes via la plateforme Cybermalveillance.gouv.fr afin de leur porter assistance sur les incidents de sécurité qu’ils rencontrent", peut-on lire sur le site.

De manière préventive et en cas de doute, vous pouvez également vous rendre sur le site de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR).

Pour lutter contre les escroqueries sur des sites internet proposant des crédits, livrets d'épargne, services de paiement ou des contrats d'assurance, cette autorité a fait une liste noire des sites internet et entités frauduleuses. 

En novembre 2021, l’ACPR recensait 371 nouveaux sites et entités douteux.

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