“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre numérique > Abonnez-vous

Antibes : par vengeance, elle accuse son ex-employeur de harcèlement sexuel

Mis à jour le 09/04/2019 à 10:27 Publié le 09/04/2019 à 10:27
(Photo-archives Patrice Lapoirie)
Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

Antibes : par vengeance, elle accuse son ex-employeur de harcèlement sexuel

« Elle a instrumentalisé la justice.

« Elle a instrumentalisé la justice. La fausse victime est un véritable fléau social ! » affirme Me Bernard Ginez, l’avocat de ce responsable associatif d’Antibes, accusé de harcèlement sexuel par une ex-employée. Absente à l’audience du tribunal correctionnel de Grasse, poursuivie pour dénonciation calomnieuse commise le 13 juillet 2017, Maroua, une Cannoise de 24 ans, n’avait pas hésité à porter plainte contre son ancien employeur. L’accusant de « se toucher les parties génitales pendant qu’elle lui parlait ».

Aucun témoin n’avait relaté de tels faits. Devant les services de police, la plainte déposée avait fait l’objet d’un classement sans suite. « Mais un classement sans suite n’est pas un jugement de relaxe. Et s’il n’y a pas eu de harcèlement sexuel, c’est que la prévenue est de mauvaise foi. Elle a accusé mon client pour lui nuire, et trompé les services de police pour les besoins de sa cause », insiste le défenseur.

Une lettre de menaces

Et aussi par vengeance. C’est dans le cadre d’un contrat aidé de trois ans que Maroua avait été engagée comme secrétaire dans cette association s’occupant de médiation familiale. Après sa période d’essai, le directeur n’avait pas donné suite, justifiant son choix par des problèmes de comportement et de compétences insuffisantes.

Mécontente de la décision qui la privait d’emploi, elle est allée devant le conseil des Prud’hommes réclamer 35 000 euros. Plainte dont elle sera également déboutée.

Sans casier judiciaire, elle avait déjà rencontré des problèmes avec de précédents employeurs. L’un d’eux relate des menaces peu respectueuses à l’égard de sa hiérarchie et des absences. Une affaire de fausses violences conjugales a été aussi évoquée.

Dans une lettre expédiée peu après son éviction elle affirme : « Je n’ai pas cédé à vos avances. »

Cette lettre dont l’avocat en reprend les termes comporte de nombreuses fautes d’orthographe. « On va me croire parce que je suis une femme pensait-elle. Pour ces plaintes abusives, demander des dommages et intérêts, c’est aussi punitif ! ».

Aux intérêts de son client, il réclame 10 000 euros au titre du préjudice moral.

À la barre le directeur témoigne d’une longue procédure « qui a duré dix-sept longs mois et bouleversé ma vie et la poursuite de ma carrière ».

Le tribunal condamnera Maroua à quatre mois de prison avec sursis et 5 000 euros de dommages et intérêts ainsi que 1 000 euros au titre de l’article 475-1 du code de procédure pénale.


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.