Rubriques




Se connecter à

Affaire Nicolas Hulot: le porte-parole de Yannick Jadot, Matthieu Orphelin, "mis en retrait de ses responsabilités"

Après l'ouverture d'une enquête préliminaire pour viol et agression sexuelle contre l'ancien ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, le porte-parole de Yannick Jadot a été mis "en retrait".

La rédaction Publié le 27/11/2021 à 23:09, mis à jour le 27/11/2021 à 23:09
Yannick Jadot, eurodéputé EELV et candidat potentiel à l'élection présidentielle. Photo AFP

Au lendemain de l'ouverture d'une enquête préliminaire pour viol et agression sexuelle contre Nicolas Hulot, le porte-parole de Yannick Jadot et proche de Nicolas Hulot, Matthieu Orphelin, a été mis "en retrait de ses responsabilités". Une information dévoilée par le directeur de campagne du candidat EELV, Mounir Satouri, à l'AFP. 

"La sérénité nécessaire à l’exercice de ses fonctions n’est plus possible suite aux révélations d’Envoyé spécial", a expliqué M. Satouri dans un communiqué, en référence aux nouvelles accusations portées contre M. Hulot. Il a donc été jugé "opportun de le libérer de cette responsabilité (de porte-parole, NDLR) et le laisser libre de ses réponses et sa communication", a-t-il ensuite précisé.

Une enquête préliminaire ouverte 

Le parquet de Paris a ouvert vendredi 26 novembre, une enquête préliminaire après la diffusion d'une enquête retentissante de France 2 dans laquelle plusieurs femmes accusent l'ex-animateur et ancien ministre Nicolas Hulot de viols et d'agressions sexuelles, qu'il nie farouchement. La procureure de Paris Laure Beccuau a annoncé l'ouverture de cette enquête sans qu'une plainte n'ait été déposée.

Elle suit là une habitude prise par le parquet de Paris depuis quelques années dès qu'une victime mineure est évoquée, ce qui est le cas dans ce dossier, afin notamment de vérifier s'il n'en existe pas d'autres.

 

Les investigations, confiées à la brigade de protection des mineurs (BPM) de la direction régionale de la police judiciaire (DRPJ), viseront à "déterminer si les faits dénoncés peuvent caractériser une infraction pénale et si, au vu de leur ancienneté, la prescription de l'action publique est acquise", a précisé la procureure.

Au moins six femmes ont mis en cause Nicolas Hulot 

Au moins six femmes, dont l'une mineure au moment des faits, mettent en cause Nicolas Hulot, qui a longtemps été une des personnalités préférées des Français. Dans le reportage de 62 minutes diffusé jeudi soir dans l'émission Envoyé spécial, trois d'entre elles témoignent, deux à visage découvert.

Sylvia y dit avoir été agressée sexuellement en 1989 à l'âge de 16 ans par Nicolas Hulot, dans la voiture de ce dernier, après avoir été invitée à assister à une émission qu'il animait alors à Paris. Cécile raconte de son côté avoir repoussé en 1998, dans un taxi à Moscou, les assauts de l'ex-animateur d'Ushuaïa qui lui "touche les seins, l'entrejambe", alors qu'elle était âgée de 23 ans.

Une troisième femme, qui dit avoir travaillé avec lui en 2001, raconte qu'il l'a embrassée "à pleine bouche" par surprise, après une réunion de travail. L'enquête télévisée comprend en outre le témoignage de la militante écologiste Claire Nouvian et revient sur la plainte pour viol déposée en 2008 par Pascale Mitterrand, petite-fille de l'ancien président François Mitterrand, dont la révélation avait fait grand bruit début 2018 avant d'être classée sans suite.

Au parquet de Paris, l'un des procureurs statutairement chargés de superviser cette nouvelle enquête est celui qui avait classé l'enquête de 2008. Deux autres femmes, l'ancienne animatrice Maureen Dor et une ex-employée de TF1, ont en outre transmis à Envoyé spécial des témoignages écrits sur des faits dont elles accusent Nicolas Hulot.

 

La veille de la diffusion du reportage, l'ancien ministre d'Etat du gouvernement d'Edouard Philippe (2017-2018) avait nié formellement sur BFMTV ces accusations d'agressions sexuelles et annoncé quitter "définitivement" la vie publique, pour protéger ses proches et sa Fondation des retombées d'un "lynchage".

commentaires

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.