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Installée dans son nouvel écrin, la Collection de voitures du Prince séduit les premiers visiteurs à Monaco

Le prince Albert II, ses neveux et sa sœur Stéphanie, ainsi que les hauts dignitaires de Monaco ont inauguré ce jeudi le nouvel écrin de la route de la Piscine. La scénographie a fait sensation.

Thomas Michel Publié le 08/07/2022 à 05:05, mis à jour le 08/07/2022 à 11:06
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Le prince Albert II, ici devant les voitures-jouets, a découvert en famille les bornes interactives qui narrent la passion automobile de son père, le prince Rainier III, à l’origine de cette Collection. Photo Michael Alesi/Dir Com

La (nouvelle) Collection de voitures de S.A.S le Prince de Monaco ouvre ses portes au public, ce vendredi, au 54, route de la Piscine.

Ce jeudi, le tout-Monaco a emboîté le pas de la famille princière pour découvrir en exclusivité un lieu qui fait déjà l’unanimité, par son esthétisme et son procédé narratif notamment. Une histoire que l’on vous laisse découvrir, dans un nouvel écrin qu’il aura fallu tailler sur-mesure dans les tréfonds du port de Monaco.

Le parcours se veut dynamique, notamment avec ces F1 cavalant sur les murs. Photo Michael Alesi/Dir Com.

"C’est un espace modulable, une exposition qui évoluera au fil du temps", avance Fabrice Notari, dont le cabinet d’architectes s’est trituré l’esprit durant dix ans pour imbriquer ces volumes malgré les contraintes techniques. "On est en souterrain sous la mer", plaisante l’architecte.

 

L’État, maître d’ouvrage via la Direction des travaux publics, a notamment dû interrompre les travaux à chaque évènement mitoyen (Grand Prix, Yacht Show, Foire Attractions, etc.) "On a eu des délais très longs pour pouvoir exécuter le chantier et quelques soucis parce que l’ouvrage le plus profond est à moins 25 mètres sous la mer." à la croisée des sources, entre mer et montagne, l’ouvrage forme même un "barrage", "car il a fallu équilibrer les pressions".

La Ferrari SF90 prêtée par Charles Leclerc à la Collection trône désormais à côté de la Sauber des débuts de Charles "L’Éclair" en Formule 1. Photo Michael Alesi/Dir Com.

Prouesse et émotion

Une prouesse technique dont l’habillage est revenu à Pascal Payeur, scénographe pour le Cabinet Expositif. C’est lui qui, après plusieurs échanges avec le souverain, a défini une narration et mis en musique l’exposition. Pari réussi par ce passionné de cinéma, tant les sens sont en éveil dès l’entrée. Il aura fallu pour cela donner vie à des voitures immobiles.

"On a eu recours à des gestes de plasticiens très formels", résume l’expert, évoquant notamment ce faux plafond de seulement 10 centimètres à la fois gaine technique et fil rouge du parcours. Ses courbes incitant le visiteur à suivre un circuit tout tracé.

Le scénographe Pascal Payeur lors de la visite avec le prince Albert II. Photo Michael Alesi/Dir Com.

Qu’a-t-on dit à la directrice de la Collection, Valérie Closier, à l’issue de la visite? "Que les voitures sont mises en valeur ! Je pense même que des gens se sont demandé si certaines voitures étaient dans l’ancienne Collection."

Une directrice émue que le Prince ait converti son idée de venir à l’inauguration au volant de la Floride autrefois offerte à sa maman, la princesse Grace. "J’avais soumis l’idée et j’ai été émue de le voir arriver avec la princesse Stéphanie. C’était la dernière pièce du puzzle."

 

Quelques minutes plus tard, la Floride prenait déjà place au sein de l’exposition. Et la directrice de féliciter les artisans de ce tour de passe-passe: "Mes équipes sont exceptionnelles".

C'est accompagné de sa sœur Stéphanie que le prince Albert-II est arrivé à l'exposition à bord de La Floride Photo Michael Alesi/Dir Com.

Prince Albert II: "Je suis tombé en panne avec la Floride"

Que pensez-vous de cette nouvelle vitrine pour la Principauté?
Il fallait trouver un nouvel écrin pour la Collection et cela n’a pas été facile, le chantier a été très difficile techniquement. Mais je crois que le résultat est tout à fait remarquable.

Quelques voitures n’ont, pour l’heure, pas pu rejoindre la Collection faute de places, que vont-elles devenir?
Beaucoup de voitures sont stockées [au parking de la Colle, ndlr] mais elles seront intégrées à la Collection petit à petit par des roulements, car il reste quelques espaces et il y aura aussi des expositions à thème.

C’est une Collection qui va vivre, se renouveler…
Oui, notamment au rythme de certains événements de la Principauté. La proximité avec le circuit du Grand Prix va aussi permettre une interaction intéressante. Et puis il y aura d’autres donations et peut-être d’autres achats, je ne sais pas encore.

Cette première visite a-t-elle fait resurgir des souvenirs personnels liés à ces voitures?
Oui, bien sûr. Il y a beaucoup de voitures que nous avons utilisées en famille; d’autres à l’occasion de sorties officielles. J’ai des souvenirs du taxi Austin avec ma mère. D’autres avec les voitures-jouets. Mais aussi la Floride avec laquelle nous sommes arrivés avec ma sœur Stéphanie aujourd’hui. Je suis tombé en panne sur la Moyenne Corniche avec ma sœur Caroline quand on revenait d’une soirée à l’été 1976. On avait marché jusqu’au Jardin exotique pour prévenir puisqu’on n’avait pas de sécurité avec nous à l’époque.

Une centaine de voitures sont exposées à la Collection. Photo Michael Alesi/Dir Com.

Le concept

"Le prince Rainier III avait une approche de l’automobile qui était plutôt celle d’un esthète que d’un mécanicien. Il fallait donc mettre les automobiles en valeur comme des joyaux. Et leur écrin devait être le plus neutre possible pour que toutes les voitures, dans leur diversité formelle et colorée, prennent le devant de la scène."

Pascal Payeur, scénographe de « La Collection », membre du Cabinet Expositif.

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