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Des "Portraits d’athlètes" à admirer au Musée du sport à Nice

Mis à jour le 12/12/2019 à 17:11 Publié le 25/12/2019 à 09:00
Une exposition à voir  jusqu’au 8 mars 2020.

Une exposition à voir jusqu’au 8 mars 2020. Photos J. B./DR

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Des "Portraits d’athlètes" à admirer au Musée du sport à Nice

Au Musée national du sport, à Nice, une exposition temporaire rassemble des œuvres mettant en lumière des visages de sportifs emblématiques. Allures aristocratiques, gueules cassées et icônes populaires racontent à la fois des destins hors norme et l’évolution de leur représentation.

Les sportifs n’ont pas attendu l’apparition de la télévision ou des réseaux sociaux pour occuper le terrain. Depuis la fin du XIXe siècle, on croise leurs trognes un peu partout, qu’on le veuille ou non.

Portraits d’athlètes, l’exposition visible au Musée national du sport jusqu’au 8 mars 2020, s’attarde sur cette thématique. Hier, c’était la haute bourgeoisie, magnifiée sur des peintures symbolisant sa passion pour le tennis, le polo, l’escrime ou le golf.

Les courts, terrains et greens pouvaient aisément se transformer en terrains de mondanité, où l’élégance comptait autant que le résultat. Un peu plus tard dans le courant du XXe siècle, le goût du spectacle sportif a pris une autre ampleur.

Avant l’hégémonie du football, il y eut le noble art. Sur les rings, les coups pleuvaient, les arcades explosaient, les nez se tordaient, les dents sautaient.

Carpentier épargné, Maradona sanctifié, Spanghero magnifié

On sacrifiait son corps, mais surtout son visage. Enfin, sauf si on s’appelait Carpentier, selon l’écrivain François Mauriac: "Les boxeurs professionnels se signalent dès l’abord, par une figure martelée et bosselée. Rien de tel chez Georges Carpentier qui porte l’habit avec une élégance stricte et dont le visage grec souffre de juste ce qu’il faut d’asymétrie pour rappeler ces Apollons qu’un coup de pioche effleura au moment de leur exhumation."

Dans les rues, de nombreuses affiches, avec les photos des protagonistes, annonçaient des combats voués à devenir légendaires. À partir de la deuxième moitié du XXe siècle jusqu’à aujourd’hui, le ballon rond imprimera la rétine, du roi Pelé à la fusée M’Bappé, en passant par Zizou le magicien.

Tour à tour modèles pour le fameux studio Harcourt (comme le géant des tatamis Teddy Riner), vedettes de campagnes publicitaires pour des parfums ou des pièces de maroquinerie ou même icônes, à l’image d’un Diego Maradona surmonté d’une auréole, les footeux sont les nouvelles rock stars. Leurs frères ennemis de l’ovalie, eux, affichent leurs gueules cassées sans fard.

Oreilles en chou-fleur, cicatrices à la pelle, nez en biais, Walter Spanghero aurait dit, un jour à la sortie d’une rencontre: "On ne fera pas de beaux vieux." Face à l’objectif de Pierre Carton, son faciès d’ancien combattant du rugby est pourtant sublime.


Portraits d’athlètes. Jusqu’au 8 mars. Musée national du sport. Boulevard des jardiniers - Stade Allianz Riviera, à Nice
Ouvert du mardi au dimanche, de 11h à 17h.
Tarif: 8€ pour l’expo permanente et l’expo temporaire, 6€ pour l’une des deux; réduits 3 et 4€; gratuit pour les moins de 18 ans, personnes handicapées et demandeurs d’emploi.
Rens. 04.89.22.44.00. www.museedusport.fr


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