Avec l'exposition de Michel Aubéry au Musée océanographique, plongez dans l'univers des animaux du Grand Nord

Le peintre propose au Musée océanographique, jusqu’au 20 novembre, une galerie de portraits d’animaux peuplant le Grand Nord, mis en couleurs avec son trait particulier.

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Cedric Verany Publié le 19/10/2022 à 13:45, mis à jour le 19/10/2022 à 13:49
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Pour le vernissage lundi soir, le prince Albert II a été le premier visiteur de l’exposition conçue par son ami. Photo Jean-François Ottonello

"C’est tout frais", plaisante-t-il, en désignant la série inédite de toiles montrées au public pour la première fois… sur une thématique rafraîchissante en cet automne presque caniculaire. Michel Aubéry fait voyager les visiteurs de son exposition vers le Grand Nord. Baptisée Rencontres polaires, la série d’une quarantaine de toiles accrochées au Musée océanographique est une galerie de portraits d’animaux polaires.

Une commande pour coller à la thématique Mission Polaire développée depuis plusieurs mois par le musée. "Je ne pouvais pas refaire des tortues ou des requins", confie l’artiste qui avait déjà exploré la faune des fonds marins avec ses pinceaux pour ses précédentes expositions.

Cette fois, ses protagonistes sont des ours, des manchots, des phoques, des morses, des narvals, une panthère des neiges, des gorfous ou des macareux. "Certains animaux, je ne les connaissais pas mais j’ai étudié la question, avec des images. Des gens passés par l’atelier m’ont même demandé si certains existaient", ajoute-t-il, amusé. Le macareux et sa crinière orangée est d’ailleurs de ceux qui surprennent le public. Comme rappelant les animaux imaginaires que l’artiste peignait dans son enfance.

 

Des pochoirs pour faire passer la couleur

Techniquement, pour cette série polaire, Michel Aubéry a œuvré avec des pochoirs. "Je prends une grande feuille de dessin sur laquelle je dessine l’animal. Puis je découpe au scalpel les contours, ça prend une journée avec tous les détails." La feuille découpée forme ensuite un pochoir que l’artiste applique sur la toile. Et met en couleurs avec ses rouleaux de peinture et ses feutres. Le tout donne naissance à des œuvres expressionnistes, menant à un voyage dans un monde animal comme fantasmé.

Michel Aubéry a travaillé un an et demi pour produire cette série qui sera montrée pendant un mois au Musée océanographique. En attendant d’autres rendez-vous ? "Pour l’instant, je fais une petite pause dans l’atelier", sourit-il. Mais l’envie demeure.

Pour le vernissage lundi soir, le prince Albert II a été le premier visiteur de l’exposition conçue par son ami. Jean-François Ottonello.

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