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Delestre ne lâche rien au Jumping de Monte-Carlo

Mis à jour le 26/06/2017 à 08:34 Publié le 26/06/2017 à 05:18
Simon Delestre, ici avec Qlassic Bois Margot, a terminé son week-end en  Principauté par une 14e place sur le Trophée Casino de Monte-Carlo.
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Delestre ne lâche rien au Jumping de Monte-Carlo

Simon Delestre, ex-numéro 1 mondial du saut d'obstacles, manie comme personne l'art de rebondir. Son forfait aux JO de Rio digéré, le cavalier peut maintenant se tourner vers l'avenir

Il est aux alentours de 17h45 samedi lorsque Chessal Zimequest, le cheval de Simon Delestre, refuse de franchir l'une des difficultés du parcours dessiné par le chef de piste Luc Musette. Le Français ne se qualifie pas pour le Grand Prix du soir, l'épreuve tant attendue du week-end. On imagine sa déception si grande qu'on nous prévient que l'interview qu'il doit nous accorder dans la foulée risque d'être annulée. C'est mal connaître le bonhomme et sa capacité à relativiser.

« Ce sont les aléas du sport, sourit-il, Chessal avait jusque-là sauté de façon remarquable. On a manqué de réussite.ça arrive. » Il faut dire que le cavalier français, deuxième à Cannes il y a quinze jours, en a vu d'autres. Notamment cet été aux Jeux Olympiques, où alors qu'il était numéro 1 mondial, la blessure d' Hermès Ryan l'avait obligé à déclarer forfait, mettant un terme à un rêve qui l'avait déjà fui en 2012 à Londres. « Ça a été une grande déception à un moment de ma carrière où j'étais au top. J'avais un des meilleurs chevaux du monde. Ça faisait près de 18 mois que nous nous consacrions à cet objectif-là. Les circonstances ont été dures à accepter. En 25 ans, je n'avais jamais vu une monture se blesser la nuit dans son box. Mais ce qui ne tue pas rend plus fort. J'ai la chance de faire un sport que l'on peut pratiquer longtemps. J'aurais peut-être une autre chance ». Ses coéquipiers de l'équipe de France sont aujourd'hui présentés en tant que champions olympiques. Pas lui.

« J'aurais aimé me battre à leurs côtés. Ce qu'ils ont fait est fantastique. Pour eux, mais aussi pour notre sport », confie Simon Delestre, qui au-delà de sa déception personnelle, a aussi dû gérer la longue convalescence d'Hermès Ryan, arrêté pendant 6 mois. « Le voir retrouver son meilleur niveau donne un coup de boost. Le sport reprend enfin ses droits. On peut passer à autre chose ».

Le numéro 10 mondial peut maintenant se tourner sereinement vers ses prochains objectifs, le championnat d'Europe de Göteborg (22-27 août) en tête. Et briguer de nouveau le rang de meilleur cavalier du monde. « L'avoir fait une fois est déjà un rêve. De nombreux cavaliers talentueux sont restés deuxième sans jamais passer le cap. ça reste pour le moment le plus beau souvenir de ma carrière. C'est un objectif mais pas à tout prix. Il faut au moins 3 montures de Grand Prix à 120 % au même moment. ça arrive rarement. Son ambition personnelle ne doit jamais prendre le pas sur la santé de ses chevaux. » Simon Delestre le sait mieux que personne. La vérité d'hier est rarement celle de demain.


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