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Une usine "vétuste" ou "en bon état de marche"? Les versions s'opposent après les explosions sur un site Seveso à Bergerac

Le syndicat CGT Eurenco a dénoncé jeudi les "conditions de travail dangereuses" et la "vétusté" du site Manuco (Groupe Eurenco) de Bergerac (Dordogne), touché par des explosions qui ont fait huit blessés, l'entreprise affirmant que le site était en "bon état de marche".

AFP Publié le 04/08/2022 à 22:44, mis à jour le 04/08/2022 à 22:41
Des véhicules de pompiers à l'entrée du site Manuco touché par des explosions qui ont fait huit blessés, le 3 août 2022 à Bergerac, en Dordogne AFP / YOHAN BONNET

"Depuis de nombreuses années, la CGT Eurenco dénonce les conditions de travail dangereuses, la vétusté des locaux... sans qu'elle soit entendue ni écoutée", affirme la CGT-Eurenco dans un communiqué.

"Pour que tout autre drame soit évité, il serait temps que la direction du Groupe Eurenco soit à l'écoute des représentants des salariés", ajoute la CGT-Eurenco qui "mettra tout en œuvre pour que la lumière soit faite sur les circonstances qui ont conduit à ce drame".

Le syndicat évoque également des interventions des équipes du POI (Plan Opérationnel Interne, chargé de réagir aux accidents) de Sorgues (Vaucluse), autre site de l'entreprise, et de Bergerac qui, "à moins d'une semaine d'intervalle, sont intervenues sur des situations critiques", sans plus de précisions.

 

Contacté par l'AFP, un porte-parole de l'entreprise a répondu avoir "un site en bon état de marche", insistant sur les "nombreux investissements réalisés depuis dix ans" qui lui ont permis d'obtenir le label "Vitrine industrie du futur", un label "difficile à obtenir".

Des véhicules de pompiers à l'entrée du site Manuco touché par des explosions qui ont fait huit blessés, le 3 août 2022 à Bergerac, en Dordogne AFP / YOHAN BONNET.

Mercredi, sur ce site classé Seveso "seuil haut" produisant de la nitrocellulose, une substance explosive, plusieurs explosions ont fait huit blessés, dont un grave. Tous sont désormais "hors de danger" et cinq déjà sortis de l'hôpital, selon l'entreprise.

Eurenco avait indiqué que ces explosions s'étaient produites au cours d'"opérations de maintenance" lorsque de "la nitrocellulose contenue dans un atelier s'est enflammée", l'origine de l'accident étant néanmoins "non déterminée" .

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