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Une fresque pour expliquer le changement climatique à Menton

Mis à jour le 14/07/2020 à 15:50 Publié le 14/07/2020 à 11:16
Dix-huit citoyens de tous horizons ont participé à cette Fresque de climat mentonnaise.	(DR)
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Une fresque pour expliquer le changement climatique à Menton

Les associations « Stand up for the planet » et « Le Labo Maralpin » ont organisé la semaine dernière, à Menton, un atelier permettant d’appréhender ses causes et ses conséquences

Quand on demande aux participants ce que leur évoque - en un mot - le dérèglement climatique, les perceptions divergent clairement. Réalité, omniprésent, action, anxiété, apprentissage, questionnement, nécessité, nature, chaleur, changement, espoir, urgence…

L’intérêt de la « Fresque du climat » est bien là : réunir des personnes d’horizons différents pour un atelier reposant sur l’intelligence collective. Permettant d’en apprendre davantage sur ce phénomène résolument d’actualité, via une approche émotionnelle. Jeudi dernier, dans le cadre d’un événement organisé par les associations mentonnaises « Stand up for the planet » et « Le Labo maralpin », ils étaient dix-huit à s’être ainsi réunis dans les salons du Louvre pour tenter l’expérience. Parmi eux, des élus de différentes communes, des membres associatifs, et des citoyens déjà sensibilisés à la question environnementale.

Retrouver les liens de cause à effet

Leur mission du soir ? Retrouver les liens de cause à effet entre plusieurs phénomènes - à l’aide de 42 cartes distribuées par l’animateur, Nicolas de Quatrebarbes.

Répartis en trois groupes de six, les participants ne tardent pas à se pencher sur leur table, où a été fixée une longue page blanche. À eux d’y positionner les cartes au bon endroit l’une par rapport à l’autre, dans une démarche collégiale. Le premier jeu de cartes distribué aux groupes donne d’emblée le ton : énergies fossiles, effet de serre additif, activités humaines, émissions de CO2, hausse de la température, fonte de la banquise, montée des eaux.

« La Fresque est un outil de compréhension et de sensibilisation. Être capable de mieux comprendre permet d’être dans la réalité. Mais chacun se confronte au problème comme il peut », indique Nicolas de Quatrebarbes. Précisant que l’atelier se compose de trois parties. La constitution de la fresque en elle-même, puis une phase de créativité - qui permet de s’approprier les informations en utilisant l’autre partie du cerveau et en rendant la fresque de chaque équipe unique -, et enfin le débrief.

« On voit alors comment les gens se sentent après cet exercice. Selon les groupes c’est très variable », poursuit l’animateur. Pour qui cette dernière étape relève du « what’s next » - et après ? « On constate que certains étaient surtout là pour comprendre, alors que cela déclenche quelque chose chez d’autres. » Lui-même explique avoir radicalement changé de voie il y a 4-5 ans ; de l’horlogerie suisse à la transition énergétique. Et s’il est en principe le référent de la « Fresque du climat » en Allemagne, c’est en échangeant avec Sébastien Uscher, responsable et fondateur de Stand up for the planet, qu’il en est venu à animer l’une d’entre elles à Menton. En marge d’un atelier qu’il était venu orchestrer à Marseille.

Sensibiliser un million de gens d’ici 2022-2023

Entre chaque distribution de cartes, Nicolas invite l’un des trois groupes à faire un petit exposé pour expliquer comment il les a rangées. Les autres commentent. L’animateur corrige, ou précise quelques données. Car l’ensemble des graphiques figurant sur les cartes s’appuie sur des chiffres du dernier rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), garant d’une rigueur scientifique.

Alors que l’une des équipes décrit son début de fresque, partant de l’activité humaine pour dessiner une ligne droite, un autre groupe réagit. « Nous ne sommes pas d’accord, toutes les conséquences arrivent en même temps et non l’une après l’autre », commentent ses membres. L’animateur opine. Souligne que l’une des principales erreurs aurait été d’estimer que la fonte de la banquise provoque la montée des eaux. Pour illustrer son propos, il donne l’exemple de glaçons mis dans un verre de pastis, sans que le niveau de boisson n’évolue. Et au fur et à mesure que les participants disposent de nouvelles cartes sur leur fresque, Nicolas de Quatrebarbes donne des explications supplémentaires. Sans jamais juger les remarques ou savoirs des uns et des autres. « Tout le monde a un niveau de connaissance, quel qu’il soit. C’est en cela que le partage est intéressant. Et chacun fait ce qu’il peut là où il est », résume-t-il.

Dans le prolongement de ces trois heures d’atelier, une session de formation était prévue le lendemain. En vue de permettre aux huit personnes inscrites d’animer à leur tour des « Fresques du climat » à l’avenir. Car l’objectif est clair : sensibiliser un million de gens au dérèglement climatique d’ici à 2022-2023.


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