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Une convention à 4 millions d’euros pour les aires marines protégées en Méditerranée

Mis à jour le 26/07/2019 à 10:40 Publié le 26/07/2019 à 12:00
Vue aérienne sur Monaco

Vue aérienne sur Monaco Photo Cyril Dodergny

Une convention à 4 millions d’euros pour les aires marines protégées en Méditerranée

Pour pallier la pression anthropique subie par les écosystèmes marins et côtiers de Méditerranée, l’Agence française de développement a octroyé une subvention à un fonds fiduciaire dédié à ces zones.

Une convention de financement qui vise à protéger la biodiversité des aires marines en Méditerranée
Une convention de financement qui vise à protéger la biodiversité des aires marines en Méditerranée Photo E.D.

Quatre millions d’euros pour les aires marines protégées méditerranéennes. C’est le très beau chèque signé par l’Agence française de développement (AFD) au fonds environnemental The MedFund, une entité présidée par Bernard Fautrier* et lancée en décembre 2015 à l’initiative de Monaco, la France et la Tunisie.

"Ces fonds vont être placés sur les marchés financiers internationaux et vont générer des revenus. Les intérêts seront utilisés pour financer les coûts récurrents des aires marines protégées", détaille Guillaume Chiron, chef de projet biodiversité à l’AFD. Gérer cet outil censé protéger les écosystèmes marins s’avère onéreux.

Et, aujourd’hui, le constat est terrible: d’un point de vue qualitatif, l’efficacité des aires marines protégées méditerranéennes est globalement défaillante, faute de ressources durables pour financer les coûts récurrents de gestion.

"Sur 1.000 d’entre elles, à peine 10% sont dotés de moyens financiers et humains suffisants pour être réellement efficaces, assure Romain Renoux, de The MedFund. Notre rôle est donc de les rendre effectives."

Plus de patrouilles et de suivi scientifique

Ainsi, avec les revenus générés, estimés entre 150.000 et 200.000 € par an, une vingtaine d’aires marines protégées seront soutenues dans les prochaines années: en Tunisie, au Maroc, en Albanie, en Algérie, au Monténégro, au Liban ou encore en Turquie. Des pays exclusivement en voie de développement.

Concrètement, comment va être utilisé l’argent? Les besoins de chacune de ces zones ont été identifiés. "On va augmenter sensiblement le nombre de patrouilles en mer pour faire de la surveillance. Il faut donc payer les rangers, l’entretien des bateaux, le fioul. Cela peut aussi être du suivi scientifique, c’est-à-dire suivre l’état de santé des écosystèmes marins. C’est très coûteux car cela nécessite des plongeurs professionnels et des techniques particulières, poursuit Romain Renoux. Certaines des aires marines protégées sont dans des zones touristiques. Le but du fonds va être d’accompagner la promotion des activités écotouristiques, écoresponsables pour qu’elle soit en compatibilité avec l’objectif de préservation de ces milieux."

Ces quatre millions d’euros s’ajoutent à un million déjà versé par le fonds français pour l’environnement mondial et d’autres chèques signés par le gouvernement princier, la Fondation Prince Albert II et d’autres institutions. "On a déjà soutenu une bonne demi-douzaine d’aires marines protégées sur la rive sud de la Méditerranée", conclut Bernard Fautrier.


*Également vice-président de la Fondation Prince Albert II.

La convention de financement a été signée par Bernard Fautrier, vice-président de la Fondation Prince Albert II et président du MedFund, et Guillaume Chiron, chef de projet biodiversité à l’Agence française de développement.
La convention de financement a été signée par Bernard Fautrier, vice-président de la Fondation Prince Albert II et président du MedFund, et Guillaume Chiron, chef de projet biodiversité à l’Agence française de développement. Photo Stéphane Danna/Dir Com

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