“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Transition énergétique à Monaco: les meilleures initiatives saluées

Mis à jour le 22/10/2019 à 08:14 Publié le 22/10/2019 à 08:05
Autour de Marie-Pierre Gramaglia, ce lundi matin, des acteurs de la transition énergétique ont fait montre d’expériences intéressantes.

Autour de Marie-Pierre Gramaglia, ce lundi matin, des acteurs de la transition énergétique ont fait montre d’expériences intéressantes. Photo Jean-François Ottonello

Transition énergétique à Monaco: les meilleures initiatives saluées

À l’occasion des Rencontres de la transition énergétique, ce lundi, les équipes ont mis en lumière des initiatives originales qui participent à l’élan vers un pays écoresponsable. Comme cette centaine de salariés qui viennent de Nice à vélo chaque pour travailler à Monaco.

"Notre maison brûle et nous regardons ailleurs." Répétée des dizaines de fois à l’occasion des hommages consécutifs à sa disparition, la phrase de Jacques Chirac pourrait être contredite par des initiatives en Principauté, qui font que certains ne regardent pas ailleurs.

En Principauté, la transition énergétique est devenue combat national avec, dans le viseur, le besoin de respecter l’engagement princier de réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre du pays à l’horizon 2030. Il reste une décennie pour agir et la porte est ouverte aux bonnes idées.

"Toutes les initiatives sont essentielles, en se posant la question: qu’est-ce que je peux faire pour mon pays?" a rappelé ce lundi matin, Marie-Pierre Gramaglia, conseiller de gouvernement-ministre de l’Équipement, de l’Urbanisme et de l’Environnement, en ouvrant les Rencontres de la transition énergétique.

Autour du pacte instauré, les équipes de la transition énergétique ont déjà fédéré 1.200 signataires. Entreprises et particuliers, dont le nombre progresse fortement.

"Nous rencontrons chaque jour des acteurs déterminés et engagés", confirme Annabelle Jaeger-Seydoux qui dirige la mission, relevant notamment des initiatives intéressantes dans le domaine des déchets et de la mobilité mais aussi au niveau de la consommation d’énergie.

Électricité maîtrisée au Bay

Exemple au Monte-Carlo Bay, où, depuis deux ans, la consommation électrique est scrutée pour éviter la déperdition. Comme une cinquantaine de structures en Principauté, l’hôtel est équipé depuis bientôt deux ans d’un compteur Smart + qui permet de détailler sa facture électrique et savoir précisément quel équipement consomme et à quel moment.

"Nous avons pu identifier des équipements énergivores et en remplacer certains par des outils mieux adaptés", détaille Achour Daira, le directeur technique de l’hôtel. Des pompes de piscine moins gourmandes aux 8.000 ampoules de l’hôtel remplacées par des LED, il a traqué les failles pour rentabiliser la dépense électrique au plus juste.

Au finish, une économie substantielle d’un million de kilowatts en un an pour l’établissement de 90.000 mètres carrés qui tourne 365 jours par an.

"Nous avons aussi adopté de nouvelles manières de travailler, en responsabilisant les équipes pour adopter de nouveaux modes de fonctionnement", continue Achour Daira. Des petits gestes du quotidien qui en font aujourd’hui l’hôtel le plus green du pays.


Nice-Monaco tous les matins (et tous les soirs) à vélo

Maillot vert recommandé et casque obligatoire dans les rangs de l’association qui roule chaque matin entre Nice et Monaco.
Maillot vert recommandé et casque obligatoire dans les rangs de l’association qui roule chaque matin entre Nice et Monaco. Photo Ivan Blanco

Au chapitre mobilité, la mission pour la transition énergétique a choisi de mettre en lumière l’initiative d’Alexandre Capeau et Thomas Guiral. Le premier est salarié de la Single Buoy Moorings. Le deuxième des Caisses sociales.

Ensemble, les deux amis ont pris l’habitude depuis quelques années de venir du centre de Nice pour travailler à Monaco, à vélo. En 2013, ils se fédèrent en association baptisée MC Bike2Work.

"D’abord, pour un aspect sécuritaire, on se sent plus fort sur les routes à plusieurs et nous portons des maillots verts pour être bien vus." Car le trajet par la Basse ou la Moyenne corniche peut être accidentogène : absence de pistes cyclables, une voie étroite, des automobilistes qui appuient sur l’accélérateur.

"Nous avons vu une évolution positive des comportements ces dernières années, même si nous continuons à être parfois frôlés par un bus ou une voiture. Mais nous sommes des usagers de la route comme les autres", plaident les fondateurs de l’association qui compte 80 membres.

Selon leurs données, une centaine de cyclistes font le trajet quotidien aller-retour entre la Métropole niçoise et la Principauté. "Ce que nous voulons, c’est promouvoir ce mode de déplacement, qui est le plus écologique et le plus pratique pour venir travailler."

Écologique, oui. Rapide, les utilisateurs comptent une heure, voire 35 à 40 minutes pour les plus aguerris, "en respectant les feux et la circulation" en venant du port de Nice. Pratique ? Encore faut-il disposer d’un endroit pour se doucher et se changer sur son lieu de travail après avoir pédalé.

"C’est que nous plaidons auprès des employeurs de la Principauté, pour favoriser ces espaces mais aussi des lieux pour stationner en sécurité son vélo. Pour les salariés, c’est une manière d’optimiser son temps en faisant du sport sur son trajet quotidien."

L’initiative, dans sa globalité, mérite d’être saluée. Et pour celles et ceux qui veulent s’y essayer, l’association propose de faire la route en groupe à vélo au départ de Nice, avec un petit café et croissant offert à l’arrivée.


Savoir +
Renseignements: www.mcbike2work.com.
L’adhésion coûte 10 euros par an.


Le tri des déchets, toujours une priorité

Illustration
Illustration Photo DR

Dix ans que la Principauté a instauré le tri sélectif des déchets ménagers. Pour autant, ce geste que l’on pourrait penser comme acquis, mérite d’être rappelé à chaque fois que l’occasion se présente. « Mais les chiffres sont satisfaisants », tempère Gilles Cellario, directeur-adjoint de l’Aménagement urbain.

En 2018, 3.400 tonnes de déchets ménagers ont été recyclées dans le pays. Le double depuis dix ans.

Aujourd’hui, le leitmotiv est d’inciter à trier davantage et mieux. En ce sens, des bacs sont installés dans les locaux poubelles des immeubles privés. Un tiers du parc est déjà équipé. Des enclos sont présents dans les rues.

Et une nouveauté à venir: des corbeilles urbaines bi-flux  avec plusieurs contenants pour dissocier, dans la rue, déchets à éliminer, recyclables et en verre.

Tout le territoire devrait être entièrement équipé d’ici à deux ans avec ces nouvelles poubelles urbaines qui contiennent aussi un cendrier et des sacs pour déjections canines. Les premiers modèles devraient être prochainement installés près de la gare.


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.