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Transition écologique : Monaco lance l'offensive

Mis à jour le 27/06/2018 à 05:06 Publié le 27/06/2018 à 05:06
Le prince Albert II, inlassable défenseur de la cause environnementale, a inauguré cette grande première au
Grimaldi Forum, hier matin.

Transition écologique : Monaco lance l'offensive

Face à l'urgence climatique, mettre l'économie au service de la planète. Tel est le défi du tout premier Transition Monaco Forum, depuis hier et jusqu'à ce soir. Objectif : susciter un élan

Il n'y a pas de planète B. » D'emblée, la journaliste Cyrielle Hariel cite la mise en garde glaçante du secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon. Le ton est donné pour ce premier Transition Monaco Forum. Inauguré hier, ce grand rendez-vous des acteurs de la transition écologique s'achève ce soir. Malgré l'absence de dernière minute pour raisons de santé d'Arnold Schwarzenegger, fondateur d'une organisation pour une économie verte (R20), l'événement veut défendre la planète avec force.

C'est un fait, il y a urgence. « En 2016, les concentrations de dioxyde de carbone n'ont jamais été aussi élevées en... 800 000 ans », insiste Cyrielle Hariel.

Mais que changer ? Et comment ? C'est l'enjeu des discussions au Grimaldi Forum entre des centaines d'experts, investisseurs, leaders internationaux et acteurs d'une économie verte. Des change-makers qui veulent, dixit la journaliste d'Ushuaia TV, « trouver des solutions pour vivre dans un monde plus égalitaire et durable. »

Le changement c'est maintenant

« Je suis sûr que, dans quelques années, on dira que l'Histoire a commencé à s'écrire à Monaco », professe l'homme d'affaires Richard Attias, organisateur de ce Transition Monaco Forum. L'humanité a du pain sur la planche. Les ressortissants américains présents en savent quelque chose. « C'est courageux d'être ici ! », leur lance Richard Attias. Allusion au retrait fracassant de Donald Trump des accords de Paris sur le climat.

L'humanité a bien du mal à s'y mettre. Il le faut pourtant, martèle Lionel Le Maux, cofondateur du Transition Forum. « La transition environnementale, c'est maintenant. Elle est inéluctable. Nous sommes à un moment particulièrement important de l'Histoire. L'enjeu, c'est de remplacer toute dépense par un investissement. Investir mieux aujourd'hui pour payer moins demain. » À quelques heures de France-Danemark, il lance le coup d'envoi « d'un match imperdable : celui contre le réchauffement climatique. »

Solutions concrètes

Pour gagner un match, encore faut-il jouer en équipe. Si les États peinent à se coordonner, c'est aux villes de prendre le relais, estime Anne Hidalgo. La maire de Paris préside le C40 Cities, un réseau de 96 agglomérations engagées dans la transition écolo. Elle le martèle : cette révolution est une chance. « Je suis convaincue que l'écologie est aussi un humanisme, et qu'elle peut fédérer. Nous avons les leviers pour avancer. Ce forum en est un. Les villes en sont aussi. »

Entreprises éco-responsables, citoyens, ONG... Les bonnes volontés abondent, les exemples fourmillent chez les participants, du financier au chocolatier. « Il ne faut pas voir dans cette transition une contrainte. C'est une opportunité en termes de créations d'emploi », positive Lionel Le Maux. Le prince Albert II fait le lien entre la révolution numérique et celle, écologique, qu'il espère. « Autant d'opportunités d'engager nos économies sur des chemins plus propres. Encore faut-il lui donner du sens, l'accompagner et l'orienter. »

Montrer l'exemple

Par-delà les grands discours, la réussite de ce forum dépendra de la capacité de ses participants à partager leurs expériences concrètes. Cela passe, aussi, par un exemple à donner. Soucieux de l'image renvoyée par ce rendez-vous en Principauté, Richard Attias « a pris l'engagement de compenser le bilan carbone de cet événement par un don à la Fondation Abert II de Monaco », en présence de son vice-président Bernard Fautrier.

Les esprits chagrins auront noté l'absence de plats végétariens au menu du jour. Les autres retiendront cet accord signé entre C40 et CIO, des mains d'Anne Hidalgo et du prince Albert II (lire ci-dessous). La maire le confesse, mi-amère, mi-caustique (1) : « C'est compliqué de changer de mode de vie. Paris doit donner l'exemple. Je le concède, ce n'est pas facile tous les jours... »


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