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Tout ce que vous devez savoir sur les prochaines expéditions scientifiques du prince Albert

Mis à jour le 05/04/2017 à 15:45 Publié le 05/04/2017 à 15:45
Le prince Albert lors d'une plongée sous-marine.

Le prince Albert lors d'une plongée sous-marine. Photo Institut océanographique

Tout ce que vous devez savoir sur les prochaines expéditions scientifiques du prince Albert

 Le prince de Monaco a lancé, mardi, la campagne "Monaco Explorations" au Musée océanographique de Monaco, trois ans d'aventure et de recherches pour la préservation des océans.

"Je suis ému et heureux de reprendre la flambeau."

120 ans après les explorations maritimes initiées par son trisaïeul le prince Albert 1er et pour "faire écho aux plus belles traditions de la principauté", en référence notamment aux recherches du commandant Cousteau, le prince Albert II a lancé officiellement, mardi, une nouvelle campagne d'explorations scientifiques.

Vouées à être "l'instrument de l'action internationale du souverain", ces expéditions accueilleront à leur bord "de grands décideurs de ce monde" qui, en "mouillant la chemise" aux côtés du prince Albert, auront vocation à diffuser un message d'alerte et de prévention au plus grand nombre.

"Il s'agit d'un projet dans lequel mon implication rejoint mes convictions profondes sur le besoin majeur de mieux faire comprendre le rôle des océans. Notre survie sur cette planète dépend en grande partie de l'océan."

Quand?

Le Yersin, navire écologique de recherches battant pavillon monégasque -capable d'évoluer dix jours sans émettre de rejets- partira en août prochain du port de Monaco.

Il suivra une route longitudinale entre les Tropiques, pour un périple autour du monde d’une durée de 36 mois.

Les explorations débuteront réellement en Macronésie, autour des archipels de Madère et Cap Vert, en septembre 2017, pour se conclure en Méditerranée, et à Monaco, à la mi-2020.

Où?

Septembre 2017: première étape en Macronésie (Cap Vert et Madère).
Novembre-décembre 2017: les Caraïbes (République Dominicaine et Martinique).
Janvier-mars 2018: le corridor Est Pacifique (Malpelo, Îles Galapagos).
Juillet-août 2018: la Polynésie (Îles Marquises et Île du Millénaire).
Novembre-décembre 2018: la mer de Corail (Nouvelle-Calédonie, Détroit de Torres).
Mars-avril 2019: le Triangle de Corail (Palaos, Tubbataha, Manado, Sulawesi, Banggaï).
Novembre-décembre 2019: l'Océan Indien (Seychelles, Chagos, Maldives, Oman).
Avril 2019: mer Noire en avril 2019.
Mai-juin 2019: la Méditerranée occidentale.

Pourquoi?

Directeur de l'Institut océanographique et responsable de la campagne, Robert Calcagno a rappelé l'objectif fixé par le prince Albert II: "réconcilier l'humanité et la mer", avant de dérouler deux angles d'attaque: "la science et la conscience".

"Rechercher l'enrichissement de l'information et la connaissance à travers, et en soutien, à la science. Nous allons également faire prendre conscience, convaincre le grand public à travers la médiation mais aussi l'émotion."

"La science sera le fondement, la base", a insisté Robert Calcagno, précisant que "les projets seront de tout premier ordre et sélectionnés par le comité d'orientation scientifique", dirigé par le professeur Patrick Rampal, également directeur du Centre scientifique de Monaco, institution pionnière en matière de recherche biologique sur les coraux.

"Le but est d'aller voir ce qu'il se passe dans les zones les moins anthropisées car c'est dans ces zones reculées que, sans doute, il y a une refus pour la biodiversité. Un des aspects de ces explorations sera ainsi consacré aux mammifères marins, aux requins, aux poissons. En mêlant, par exemple, la connaissance du visible à celle de l'invisible", a précisé Françoise Gaill, biologiste du CNRS embarquée dans l'aventure.

Les projets sélectionnés par le Comité d'orientation scientifique seront multidisciplinaires, touchant autant à physique et la biologie qu'aux sciences humaines. Des projets "orientés vers l'action et la décision", selon Robert Calcagno, et où les thèmes abordés seront les aires marines protégées, les espèces menacées, la surpêche, l'aquaculture durable, la lutte contre les pollutions...

Qui?

Une partie des acteurs de ce projet.
Une partie des acteurs de ce projet. Photo J-F Ottonello

Dix responsables de très haut niveau de la science océanographique ont "tous rapidement accepté de nous rejoindre", se félicite le responsable du Comité d'organisation scientifique, Patrick Rampal.

Ellen Stofan, ancienne directrice de recherches à la NASA.
Drew Harvell, professeur d'écologie et biologie à l'Université de Cornell.
Yves Frenot, directeur de l'Institut polaire français Paul-Emile Victor.
Françoise Gaill, ancienne directrice de l'Institut écologie et environnement du CNRS.
Maragret Leinen, directrice générale du Scripps Institute of Oceanography Université de San Diego.
Enric Sala, explorateur en chef auprès du National Geographic.
Ricardo Serrao Santos, ancien député européen, vice-recteur de l'Université des Açores.
Gaby Gorsky, membre de l'expédition Tara, ancien directeur de l'Observatoire océanologique de Villefranche-sur-Ler.
Ove Guldberg, directeur du Global Change Institute et professeur de sciences marines à l'Université du Queensland.
Eugene Morozov, chef du laboratoire de l'Institut d'océanologie à Shirshov.

Le COS aura à coeur de remplir trois missions. Premièrement, susciter auprès des centres d'excellence en biologie marine des projets. Deuxièmement, le COS devra assurer une sélection rigoureuse des projets afin de ne retenir que les plus adaptés à notre offre de partenariat et les plus porteurs d'avenir. Troisième mission, le COS devra suivre de près la réalisation des projets et de leur communication."

Comment?

Monaco le 08/06/3015 - Arrivee a Monaco du Yersin, un prestigieux yacht de 76 mŠtres de long, ¿ la fois yacht de prestige et navire de recherche.  un b¿timent ¿ la coque noire qui doit se faire baptiser dans quelques jours, en r¿sence du prince Albert II - Papier : J.Deviras

Les équipes scientifiques navigueront à bord du Yersin, baptisé en 2015 à Monaco et dont l'armateur, François Fiat, vante la robustesse, la sûreté et la rapidité.

Avec des 80 mètres par 13 mètres, il peut charger 2.300 tonnes et est doté d'une propulsion électrique et d'une coque casse-glace avec double fond et même double paroi en zone machine.

Il peut accueillir 20 passagers maximum. Entre autres dispositifs écologiques, les eaux usées sont épurées et les déchets triés à bord.

Combien?

Une enveloppe de trois millions d'euros a été créditée pour la première année de missions.

Le budget devrait être sensiblement le même chaque année jusqu'en 2020.

Des mécènes compléteront le financement mais la Principauté apportera "une contribution substantielle" selon les souhaits du prince Albert.


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