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Spectaculaire transition énergétique hier au Musée océanographique

Hier, le Musée océanographique de Monaco a conclu son virage énergétique en grande pompe. Armée d'un bras de plus de 90 mètres, une grue de 200 tonnes s'est ancrée sur le parvis avant un étonnant ballet aérien devant des visiteurs éberlués.

Thomas MICHEL Publié le 24/06/2016 à 05:12, mis à jour le 24/06/2016 à 05:12
Une grue de 70 mètres a été nécessaire pour faire survoler la terrasse du Musée océanographique à des pompes à chaleur encastrées dans les fortifications. Photo Michael Alesi

 

Dans le sillage des engagements pris par la Principauté, le Musée s'est doté d'un deuxième système de production thermique (chauffage et climatisation) à l'eau de mer. Un changement de paradigme énergétique qui nécessitera des ajustements jusqu'à l'été 2018. Seul le rez-de-chaussée bénéficiant pour l'heure des retombées de ces pompes à chaleur livrées par la société monégasque C2S.

L'opération a tout d'abord consisté à se débarrasser de l'ancien dispositif qui alimentait le Musée. Un groupe de production d'eau glacée à refroidissement par air, sinon désuet pour le moins énergivore et inesthétique. A l'air, bien que masqué du grand public, ce dernier était particulièrement bruyant et fonctionnait grâce à un fluide frigorigène classé au rang des polluants. Collecté, le fluide a été confié à une société agréée pour son traitement.

65 % de Co2 en moins

L'ancien dispositif évacué, la première pompe à chaleur - installée il y a quelques semaines - a fait le tampon dans l'attente que la deuxième se niche à ses côtés dans les fortifications.

 

« L'extraction était facile ce matin. Mais pour l'installation des pompes à chaleur, on est aux limites de la capacité de la grue. L'opération nécessite six personnes et 50 tonnes de contrepoids sur la grue », a détaillé le p.d.-g. d'Imperial Levage, Gérard Ehlinger, à propos des deux nouvelles pompes qui capteront l'eau de mer à 50 mètres de profondeur - à une température constante de 13 degrés peu importe la saison - pour offrir plus de confort aux visiteurs et, surtout, garantir une meilleure conservation des œuvres.

D'ici trois ans, l'arrêt de l'utilisation du fuel conduira à réduire de 65 % les émissions annuelles de CO2. Une avancée rappelée hier par le directeur général du Musée océanographique, Robert Calcagno.

Photo Michael Alesi.
Photo Michael Alesi.

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