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Solar Impulse 2 a bouclé un tour du monde historique

Mis à jour le 26/07/2016 à 07:10 Publié le 26/07/2016 à 07:10
L'avion Solar Impulse est propulsé par l'énergie solaire.

L'avion Solar Impulse est propulsé par l'énergie solaire. Photo Solar Impulse/Revillard

Solar Impulse 2 a bouclé un tour du monde historique

L'avion, qui fonctionne à l'énergie solaire, s'est posé à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis. Ce tour du monde a duré plus d'un an et quatre mois.

C'est fait. 43.042 kilomètres sans une goutte d'essence. L'avion Solar Impulse a réussi son pari et bouclé son tour du monde dans la nuit de lundi à mardi. Il était 2h du matin en France, 4h du matin sur le tarmac de l'aéroport d'Abu Dhabi, près de la capitale des Emirats arabes unis, où l'avion solaire s'est posé au son d'une fanfare orientale.

Il était parti le 9 mars 2015 pour son périple effectué à l'énergie solaire, à travers quatre continents.

>> RELIRE. Solar Impulse en passe de gagner son pari

"L'avenir est propre"

"Tu te rends compte, on l'a fait! On l'a fait" s'est écrié le pilote suisse Bertrand Piccard à l'arrivée, tombant dans les bras de son frère d'armes dans cette aventure, André Borschberg. Puis dans ceux du prince Albert II, fervent supporter du projet, venu à Abu Dhabi suivre cet atterrissage historique.

"L'avenir est propre", a lancé M. Piccard, applaudi et accueilli sur le tarmac aux cris de "Bravo, bravo".

"C'est tellement passionnant" de voler à bord d'un avion qui ne fait "pas de bruit, pas de pollution", a-t-il déclaré. "On croit que c'est de la science-fiction mais en fait c'est la réalité aujourd'hui", a ajouté le pilote, qui ne montrait pas de signes de fatigue.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a exprimé sa "profonde admiration" pour cette expérience. "C'est un jour historique, non seulement pour vous mais l'humanité", a ajouté M. Ban à l'adresse de M. Piccard alors qu'il survolait les eaux du Golfe.

En 17 étapes, à une vitesse moyenne de 77 km/h, l'avion aura mis 16 mois pour faire le tour du globe, sujet à des problèmes météorologiques et techniques.

Au centre de contrôle de la mission installé à Monaco, cette nuit, l'atmosphère fut studieuse jusqu'à la dernière seconde. Les équipes étant en charge de guider et superviser l'avion en vol. Une concentration qui a explosé dans la joie pour la team Solar Impulse une fois que Bertrand Piccard fut arrivé au sol.
 
Et c'est à Monaco toujours que l’équipe au complet (environ 130 personnes) de Solar Impulse doit se retrouver ce jeudi pour célébrer tous ensemble, le succès de leur aventure.

 

Défi humain

 

André Borschberg est entré dans la légende en pilotant l'appareil pour son étape au-dessus du Pacifique, soit 8.924 kilomètres en un peu moins de 5 jours et 5 nuits (du 28 juin 2015 au 3 juillet 2015), le plus long vol en solitaire jamais réalisé. "C'est un exploit dans l'histoire de l'énergie", a souligné M. Piccard à Abou Dhabi, estimant que le monde "doit aller de l'avant" dans l'exploitation des énergies propres.

En plus d'une performance technologique, le tour du monde de Solar Impulse 2 est un exploit humain. Les deux Suisses ont piloté à tour de rôle dans un cockpit de 3,8 m2 sans air conditionné ni chauffage, mais équipé de bouteilles d'oxygène pour permettre aux pilotes de respirer et d'un coin toilettes. La cabine est recouverte d'une mousse isolante pour atténuer les températures extrêmes en vol, entre +40 et -40 degrés Celsius.

Une situation qui a fait dire à André Borschberg que ce fut "un défi plus humain que technique". "On fait des petites siestes de 20 minutes. Des exercices dans le cockpit, une demi-heure, le matin et l'après-midi, sinon au bout de plusieurs jours on ne peut plus bouger les bras et les jambes", a expliqué M. Piccard.

"Très bientôt, il y aura des passagers sur des avions électriques qui seront rechargés sur le sol", a-t-il pronostiqué, estimant toutefois qu'il faudra attendre avant d'en voir sur des avions solaires.


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