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Six artistes œuvrent en live à Monaco pour la survie des océans

Mis à jour le 19/07/2020 à 19:36 Publié le 19/07/2020 à 19:33
Les artistes ont trois jours pour peindre sur un thème imposé: Free Mediterranean.

Les artistes ont trois jours pour peindre sur un thème imposé: Free Mediterranean. Photos Jean-François Ottonello

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Six artistes œuvrent en live à Monaco pour la survie des océans

Depuis samedi sur le parvis de l’Institut océanographique, six artistes peignent sur un thème environnemental. Les œuvres seront mises aux enchères (silencieuses) ce lundi soir.

Douze toiles blanches, six artistes et trois jours de créativité pour coller au thème imposé: Free Mediterranean.

Des mers et océans délestés de toute pollution plastique: le rêve de tout amoureux de l’immensité bleue qui se respecte.

Le cheval de bataille, aussi, de l’Institut océanographique devant lequel se tient, encore aujourd’hui, l’Urban Painting Around The World (UPAW), quatrième du nom.

Armés de pinceaux pour l’acrylique ou de bombes de peinture, ces porteurs de messages usent de leur imagination débordante pour titiller l’esprit des passants qui déambulent sur le Rocher.

"Réaliser une œuvre, c’est bien. Mais quand elle peut avoir une résonance, c’est mieux", sourit Dave Baranes. Très porté sur les animaux en voie de disparition, l’artiste-peintre autodidacte n’a pas changé son style d’un iota: un ours blanc au regard hagard, d’un côté, une baleine à bosses drapée d’une cape de… plastique de l’autre.

Au fond de l’eau, un panneau "stop" gît au milieu d’un amas de pneus. "D’ici 2050, on dit qu’il y aura plus de plastique que de poissons dans les océans. Je mets en image ce désastre humain. Quant aux ours polaires, ces derniers temps, certains ont été vus en train de se nourrir dans les poubelles des habitants. S’il y a moins de poissons dans l’eau, ils ont forcément moins de nourriture. C’est dramatique", déplore-t-il.

Parallèles avec l’actualité

Éveiller les consciences par l’art: tout un… art. Certains usent de parallèles avec une actualité récente pour accrocher le regard du néophyte en un coup d’œil. Jazi, issu du milieu du graffiti "pur et dur", a couplé sa méduse abstraite avec une expression funestement célèbre: "I can’t breathe" (1).

Phrase prononcée par George Floyd avant de mourir, le visage contre le bitume, alors qu’il était immobilisé par étranglement par un policier américain.

Phrase devenue un cri de ralliement contre les violences policières aux États-Unis. « L’idée est valable pour les océans. Un océan sans oxygène, c’est la mort de sa faune et sa flore.

Pourquoi la méduse? "Car souvent, on la confond avec du plastique. Des animaux, pensant manger une méduse, goûtent au plastique… Ce n’est pas très digeste…", fustige-t-il.

Dans le même esprit, Mr OneTeas a posé le slogan "Sea Lives Matter" sur sa toile, une référence non feinte à "Black Lives Matter" (2).

Traduction: mers et océans méritent de vivre. Son autre création, d’ailleurs, montre une bouteille de plastique aux airs de féroce requin.

"Le vrai danger, ce n’est plus le requin des Dents de la mer mais bien le plastique." Et l’artiste local de rappeler qu’un vortex de déchets évoluant dans le Pacifique nord a littéralement été baptisé "Sixième Continent".

C’est dire l’importance d’agir. C’est le message subliminal d’Ashpe avec son marin, dessiné sous les traits de Popeye, partant à la rescousse des océans et des animaux.

Une fois leur travail achevé, aujourd’hui donc, les œuvres de ces quatre artistes, ainsi que celles de Pheno et Dario Vella, partiront aux enchères.

Une vente, une fois n’est pas coutume, silencieuse. Les fonds reversés serviront à financer un projet porté, entre autres, par la Fondation Prince Albert II.


(1) "Je ne peux pas respirer."

(2) "La vie des Noirs compte". Il s’agit d’un mouvement politique né dans la communauté afro-américaine contre le racisme systémique envers les Noirs.


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