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Sécheresse: une commune des Alpes-Maritimes interdit à ses habitants de boire l'eau du robinet

L’approvisionnement en eau de la commune étant devenu déficitaire par rapport à la consommation, la mairie a pris un arrêté interdisant à ses habitants de boire l’eau du robinet pour éviter de se retrouver à sec.

Eric Galliano Publié le 21/06/2022 à 11:20, mis à jour le 21/06/2022 à 18:27
En attendant que l’ARS valide la potabilité de la nouvelle source, les Villarois ne doivent plus consommer l’eau du robinet. (Photo C. D.)

À situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle. Vendredi, le maire de Villars-sur-Var a dû prendre, en urgence, un arrêté interdisant "la consommation humaine d’eau potable, à savoir la boisson, la préparation des aliments et le lavage des dents". Le village risquait de se retrouver à sec. "Plutôt que de n’avoir plus d’eau du tout au robinet", l’édile a donc décidé d’en réduire de manière drastique la consommation. Celle-ci était devenue supérieure à l’approvisionnement.

"Depuis des semaines, nous suivons de très près à la fois le niveau de nos ressources et celui de nos consommations, décrypte le maire, René Briquetti. Mi-avril, nous en étions encore à un approvisionnement de 320m par jour. Mais mi-juin, la production d’eau est tombée à 230m. La ressource a diminué d’un tiers! Or, le week-end la consommation atteint des pics à 240m par jour."

Autrement dit, Villars-sur-Var utilise plus d’eau que la commune ne peut en fournir à ses habitants. Le risque de pénurie était donc bien réel.

Distribution de bouteilles aux habitants

Pour s’en prémunir, une solution alternative a été trouvée. La régie des eaux Alpes Azur Mercantour (REAAM), dont dépend ce village de la vallée du Var, a aménagé, en urgence, un nouveau captage dans le vallon de l’Espignole, à hauteur de la cascade du Ciavalet. "Il devrait nous permettre de retrouver les niveaux d’approvisionnement que fournissaient nos sources habituelles mi-avril", estime René Briquetti. Mais avant de pouvoir ouvrir les vannes, encore faut-il s’assurer que cette eau est potable.

 

L’Agence régionale de santé (ARS) a procédé à des prélèvements. Ils sont partis à l’analyse dans un laboratoire lyonnais. Le résultat devrait être connu ce mardi. Une fois tout doute levé sur la potabilité de cette nouvelle source, les restrictions de consommation pourront être levées.

En attendant, une distribution de bouteille a été organisée par la mairie. "Nous en avons reçu immédiatement six palettes de la régie des eaux Alpes Azur Mercantour et le Département nous en a fait livrer huit de plus par Force 06", détaille René Briquetti qui reconnaît que cette situation est sans doute un peu inconfortable pour ses administrés. Lui s’inquiète surtout pour les jours à venir: "Nous ne sommes qu’au premier jour de l’été et la situation est déjà critique."

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