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Quid de l'usine d'incinération de Monaco ?

Mis à jour le 09/12/2015 à 05:08 Publié le 09/12/2015 à 05:08
L'examen du budget rectificatif, démarré lundi soir, reprend aujourd'hui à 17 heures au Conseil national.

L'examen du budget rectificatif, démarré lundi soir, reprend aujourd'hui à 17 heures au Conseil national. Cyril Dodergny

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Quid de l'usine d'incinération de Monaco ?

La question a échauffé le débat lundi soir, au Conseil national, où élus et gouvernement examinent toute la semaine, le budget primitif de l'état pour 2016

Est-ce l'effet de la COP21 ? Peut-être. À l'ouverture des débats autour du budget primitif, lundi soir au Conseil national, les élus ont abordé plusieurs thématiques environnementales. Au premier rang desquelles - et c'est un sujet prisé par de nombreux conseillers de tous bords - l'avenir de l'usine d'incinération des déchets de Fontvieille. Une usine vue par certains comme un point noir pour la qualité de vie. Surtout qu'elle sera voisine, dans quelques années, du futur collège projeté sur l'îlot Pasteur.

Au cours de débats qui ont traîné en longueur lundi, avant que les élus ne votent, peu après minuit, le chapitre des recettes de l'État, près de 45 minutes ont été consacrées à un tour de parole sur l'usine. Faut-il la reconstruire ? Changer de technique ? Transporter les déchets ailleurs ?

« Il n'est pas possible de faire traiter nos déchets à l'étranger, ce qui voudrait dire une noria de camions dans Monaco pour les transporter. Sans compter que personne ne veut des déchets des autres. On ne peut pas dépendre d'un autre pays. C'est une question de souveraineté nationale », lance d'emblée le ministre d'État, répondant à plusieurs élus.

Une autre technologie ?

Et Marie-Pierre Gramaglia d'enchaîner, évoquant les réflexions de son département pour une reconstruction du site « soit en continuant avec l'incinération ou peut-être une autre technologie. L'appel d'offres qui sera lancé prochainement est ouvert à toute proposition », explique le conseiller de gouvernement, évacuant toutefois l'idée d'une usine en mer. Et préservant l'idée de la reconstruction in situ, « car l'usine fournit en chaud et en froid le quartier de Fontvieille ».

Une réflexion qui ne convient pas à Jean-Louis Grinda (UM) : « La feuille de route tracée par le souverain montre qu'on ne peut plus faire d'incinération », lance-t-il, avec pour argument la volonté de réduire l'émission de gaz à effet de serre. Jean-Michel Cucchi (HM) reprend : « à l'époque du choix de l'incinération par le prince Rainier III, l'usine était l'une des plus novatrices jamais installée. Nous devons aujourd'hui nous orienter vers un système ultramoderne. »

Pour Jean-François Robillon (UM), « l'incinération n'est pas la solution ». L'élu d'opposition questionne : « Pourquoi ne pas traiter ailleurs en reprenant un projet évoqué à Roquebrune ou sur la carrière de la Cruella, à La Turbie ? Nous avons bien des accords en matière de fourniture d'électricité ou d'eau, on peut négocier avec l'État voisin. Il est important de ne pas se fermer des portes. »

« Ne pas prendre de risque »

Une proposition qui a suscité une réponse ferme du ministre d'État. « La sensibilité vis-à-vis des déchets n'est pas la même que pour l'eau ou l'électricité. Il est irresponsable de penser que les autres pays voudraient de nos déchets. Cessez de faire croire aux Monégasques que l'on peut avoir une autre solution extérieure. Ce n'est pas possible. C'est de la responsabilité du gouvernement de ne pas prendre de risques dans ce domaine pour les cinquante prochaines années. Je n'engagerai pas la Principauté dans une voix sans issue », tance Michel Roger, carrément agacé quand Eric Elena (Renaissance) propose d'envisager « d'envoyer les déchets par bateau en Algérie, pour être traités et recyclés ». Une idée parmi d'autres, pourtant, saisie par Jean-Charles Allavena : « J'aimerais être sûr que personne ne veut de nos déchets. Aujourd'hui, ce traitement est devenu un business. J'aimerais un bilan global, sérieux et sans préjugés ». Le dossier est loin d'être clos.

Entendu dans l’hémicycle

  • Cinq millions d’euros pour le fonds vert national
    Annoncée par le souverain en novembre, une somme de 5 millions d’euros sera allouée, une fois le budget voté, à la dotation d’un fonds vert national. Une somme dédiée « à la transition énergétique », a noté le rapporteur du projet de loi, Marc Burini. Notamment pour réduire de 50 % l’émission de gaz à effet de serre en Principauté à l’horizon 2030. Une cellule devrait être constituée (cinq personnes embauchées dès 2016) pour réussir cet objectif. « Cette cellule aura pour mission d’assurer le management des projets limitatifs des émissions de gaz à effet de serre et de développement des énergies renouvelables », a notamment précisé le ministre d’État.
  • Bus : des améliorations?
    Plusieurs élus sont montés au créneau pour demander des améliorations sur les lignes de bus, une question liée implicitement à la création du fonds vert. « Pourquoi pas la gratuité? » questionne Caroline Rougaignon-Vernin (HM) qui y verrait un signal environnemental fort. Jean-Louis Grinda (UM) écarte pour sa part la possibilité pour les abonnés de parkings d’avoir une réduction mensuelle s’ils ne sortent pas souvent leur véhicule : « Ce n’est pas un argument moteur, il faudrait modifier certains transports. » Et Jean-Michel Cucchi de réclamer « plus de fréquences et de trajets, car il est parfois plus simple de prendre sa voiture pour se déplacer, qu’emprunter un bus ». Sur ce sujet, le ministre d’État a évoqué la réflexion « d’une batterie de mesures pour inciter les gens à moins prendre leur voiture ».
  • Circulation : une table ronde en janvier
    Laurent Nouvion avait réclamé, ces derniers mois, la tenue d’états généraux pour contrer l’asphyxie de la circulation en Principauté. Le gouvernement lui a répondu en organisant, le 22 janvier prochain, une table ronde dédiée à la circulation. Réunion à laquelle seront conviés les maires des communes limitrophes.

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