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Quid de la cause environnementale ? Le centre commercial Open Sky se fera malgré les critiques Le trafic routier comme point noir

Mis à jour le 31/01/2019 à 05:29 Publié le 31/01/2019 à 05:28
« Il y aura davantage d’arbres sur le site une fois Open Sky livré », affirme Jean Leonetti.

Quid de la cause environnementale ? Le centre commercial Open Sky se fera malgré les critiques Le trafic routier comme point noir

Le président de la communauté d’agglomération Sophia Antipolis, Jean Leonetti, répond aux auteurs d’une lettre ouverte qui dénonce la réalisation de ce centre commercial à Valbonne

Le point de vue des

pétitionnaires

Détaillant « la gravité et l’urgence de la situation climatique », les rédacteurs de la lettre ouverte arguent également la problématique de la pollution atmosphérique : « Le projet Open Sky et le trafic important qu’il générerait augmenteraient fortement l’exposition des usagers. » Concernant le cadre de vie, les espaces verts sont également décrits comme « un patrimoine à défendre en priorité ».

Dernier point abordé par le document - et non des moindres -, la question des inondations. Selon les rédacteurs, il serait « irresponsable d’accentuer encore l’artificialisation des sols », qui « correspondrait à l’artificialisation de 8 hectares supplémentaires, dans le bassin-versant de la Brague, ce qui contribuerait à augmenter encore les risques d’inondation ».

La réponse de Jean Leonetti

Un point sur lequel Jean Leonetti affirme son désaccord : « Le projet n’est pas situé sur le bassin versant de la Brague. C’est faux. Mais il est évident qu’il disposera d’équipements hydrauliques permettant une rétention bien supérieure à celle existante sur le site. » Pour évoquer la question d’aménagement, le président de la Casa appuie sur la touche rewind. « La technopole a été fondée sur un principe : 2/3 d’espaces verts pour 1/3 d’espaces minéralisés. J’ai amendé la stratégie Sophia 2030 pour réduire de plus de 350 000 m2 de surface de plancher les projets de 2009 qui étaient approuvés. » Dans les faits ? « La zone des Cistes est classée en zone naturelle et le Font de l’Orme 2 voit également son projet d’aménagement abandonné. En plus de cela, au lieu des 150 000 m2 prévus seuls 40 000 m2 vont être construits au Trois-Moulins et 25 000 m2 au lieu des 150 000 m2 prévus le seront au Fugueiret. » Concernant les espaces verts situés sur la fameuse ZAC des Clausonnes, le maire d’Antibes n’en démord pas : « Oui, il y aura davantage d’arbres sur le site une fois Open Sky livré. C’est prévu. »

Le point de vue des

pétitionnaires

Embouteillages + Sophia Antipolis + heures de pointe = quotidien des usagers. La formule vérifiée par les Sophipolitains ne manque pas de cristalliser les inquiétudes des rédacteurs de la lettre ouverte à Jean Leonetti. Ils dénonçent une « dégradation du cadre de vie » par l’augmentation du trafic routier généré par Open Sky : « Comment pouvez-vous décemment accorder un permis d’exploitation à un projet générant 22 000 visiteurs par jour, dans une zone aux axes routiers déjà totalement saturés comme Sophia ? Ceci correspond, d’après le permis de construire, à 3700 véhicules supplémentaires par heure, en heure de pointe, soit au moins le doublement du trafic de la route du Parc ! » Prenant en considération la future mise en service du bus-tram reliant Antibes à la technopole, les rédacteurs n’y voient pas une solution en soi : « Cela permettra, d’après vos estimations, un allègement maximum du trafic, de l’ordre de 1500 véhicules par jour. Dans le même temps, OpenSky générera plus de 23 000 mouvements par jour soit 15 fois plus ! Les maigres bénéfices du bus-tram seront donc intégralement pulvérisés par la marée de trafic générée par le site. »

La réponse de Jean Leonetti

Pour répondre à cette crainte, le président de la Communauté d’agglomération avance plusieurs leviers : « Pour que le trafic soit fluidifié, il faudrait le réduire de 5 %. La Casa réalise des investissements majeurs avec un programme de nouveaux modes de déplacements pour 203 millions d’euros. Comme le bus-tram, avec une mise en œuvre partielle fin 2019, les infrastructures routières dans le secteur des Clausonnes, le développement de pistes cyclables et du covoiturage mais aussi la mise en place de plate-forme multimodales. » Un plan suffisant ? « Il faut également ajouter à cela la culture du télétravail mais aussi l’implantation de logements au cœur de Sophia. C’est une réflexion commune avec les maires. Pour ma part, je souhaite que sur la partie antiboise des petits immeubles soient réalisés. » Pas question de freiner le développement de la technopole. Pourquoi ? « Parce que Sophia crée mille emplois par an. »

Mais pourquoi donc Jean Leonetti est interpellé sur un projet valbonnais ? Si la commune de Valbonne a bel et bien délivré le permis Open Sky, celui-ci se trouve sur la ZAC des Clausonnes. Entre-temps la loi NOTRe est passée par là et le transfert de compétences également. Désormais, c’est à la communauté d’agglomération que revient la poursuite de ce dossier.

Le point de vue des

pétitionnaires

Ce que réclament les rédacteurs de la lettre ? Un moratoire. « On n’est pas opposés à l’aménagement du territoire », précise Raphaël Jolivet, corédacteur du courrier adressé à Jean Leonetti : « Pour autant, il n’a pas reçu l’aval de la population. » Ainsi, l’appel à une consultation publique est lancé.

La réponse de Jean Leonetti

Du côté du maire d’Antibes, cette demande semble être trop tardive pour être prise en compte : « Lorsque la Casa a repris le dossier, les recours étaient purgés depuis deux ans. Je ne peux pas faire ce que l’on me demande ici juridiquement parlant. » Et si la Casa intentait tout de même une action ? « À coup sûr nous perdrions. Et en plus, nous devrions payer. » Bref, autant la faire courte : c’est non. Mais pas question pour les militants de baisser les bras, comme le souligne Raphaël Jolivet : « La réponse serait de lancer une consultation publique nous-mêmes. On pense à un référendum comme un acte de pré-boycott avec cette idée : je m’engage à ne jamais y mettre les pieds. » Des actions de sensibilisation seraient également à l’ordre du jour : « On pense à mettre en place une signalétique. Mais aussi demander aux cyclistes de porter des petits messages sur le dos. »

Le point de vue des

pétitionnaires

Listant l’offre de centres commerciaux dans le département, les rédacteurs de la lettre ouverte taxent le projet Open Sky « d’inutile » et s’inquiètent de son impact aussi bien sur « les petits commerçants » mais aussi sur les « petites enseignes » qui en feront partie, en prenant pour exemple la situation de Polygone Riviera où elles « n’arrivent pas à payer les loyers exorbitants et mettent la clef sous la porte ».

La réponse de Jean Leonetti

Après avoir rappelé qu’il souhaite voir réduire la surface commerciale du projet des Clausonnes (passant de 60 000m2 à 40 000m2 pour dédier un espace aux technologies de Sophia), le président de la Casa apporte ses réponses : « Je compte éviter toute concurrence avec les commerces de proximité en demandant que les enseignes offrent autre chose : comme du mobilier par exemple. » Et fait même une promesse : « La Casa ne donnera aucun permis de construire pour une surface commerciale dans l’avenir. Les extensions restent, elles, autorisées. »

Les auteurs de la lettre ouverte alertent le président de la Casa sur le trafic  supplémentaire généré par le centre commercial Open Sky.

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