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Qui sont les trois scientifiques lauréats des Prix 2020 de la Fondation Albert II

Mis à jour le 14/06/2020 à 11:44 Publié le 14/06/2020 à 11:40
Claudia Sadoff, directrice générale de l’International Water Management Institute ; le professeur Johan Rockström ; et le directeur de la Deccan Development Society, PV Satheesh.

Claudia Sadoff, directrice générale de l’International Water Management Institute ; le professeur Johan Rockström ; et le directeur de la Deccan Development Society, PV Satheesh. Photos DR et Thorsten Greb PIK

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Qui sont les trois scientifiques lauréats des Prix 2020 de la Fondation Albert II

Pas de cérémonie physique cette année, mais une proclamation virtuelle pour annoncer les scientifiques qui œuvrent autour de questions environnementales

Coûte que coûte ! La pandémie aura eu raison de la cérémonie et de la soirée de gala qui la prolonge, mais pas de l’essentiel. Comme elle le fait depuis 2008, la Fondation Prince Albert II a décerné ce jeudi ses prix qui honorent annuellement celles et ceux qui s’engagent en faveur de la préservation de la planète.

« C’était important pour nous, en 2020, de pouvoir décerner ces prix qui permettent à la recherche scientifique de continuer sur le terrain », a souligné Olivier Wenden, vice-président de la fondation, avant de proclamer le palmarès via Zoom, au cours d’une conversation virtuelle avec les lauréats et la presse.

« À travers ces distinctions, dans ce contexte si particulier, la Fondation Prince Albert II de Monaco témoigne de son engagement aux côtés des scientifiques, organisations et institutions qui œuvrent pour rétablir une harmonie avec la nature et participent à bâtir un monde plus juste, plus équitable et plus durable. Nos trois lauréats, chacun dans leur domaine, y contribuent significativement ».
Et malgré la crise en cours, la fondation a maintenu la dotation respective de 40 000 euros pour chaque prix, afin d’accompagner les lauréats dans leurs travaux.

Le prix de l’eau à l’International Water Management Institute

Le premier trophée honore cette institution basée à Colombo, au Sri Lanka, qui depuis 35 ans élabore des solutions scientifiques et innovantes au bénéfice des populations les plus pauvres. « Nous sommes très fiers de recevoir cet honneur d’un mécène aussi visionnaire », a souligné sa directrice générale, Claudia Sadoff. « L’eau est le signal le plus fort et le plus tangible du changement climatique et sa demande a été multipliée par quatre ces dernières années », explique-t-elle.
L’IWMI planche d’ailleurs principalement sur les manières de gérer l’eau, notamment avec des technologies de veille satellitaire pour en faire une ressource sûre, alors que son niveau est incertain.

Le prix du changement climatique au professeur Johan Rockström

Professeur en science du système Terre à l’université de Potsdam et directeur de l’institut de recherche de Potsdam sur les effets du changement climatique, Johan Rockström est le récipiendaire cette année de ce prix qui conjugue beaucoup de préoccupations de la Fondation Prince Albert II. « La durabilité est le seul chemin que nous pouvons emprunter pour progresser vers un monde plus sûr et plus équitable, pour garder la planète en bonne santé et la gérer comme nous gérons notre maison », a plaidé le scientifique depuis son institut en Allemagne.

L’établissement, fondé en 1992, abrite des chercheurs qui fournissent à la société des informations fiables pour la prise de décision dans les domaines du changement global, des effets du réchauffement climatique et du développement durable. Le professeur Rockström est aussi consultant pour plusieurs gouvernements et réseaux d’entreprises et copréside également l’Earth League, une alliance internationale volontaire d’éminents scientifiques issus des plus grands instituts de recherche.

Le prix biodiversité à la Deccan Development Society

Depuis le sud de l’Inde, PV Satheesh, le directeur de la Deccan Development Society, s’est dit honoré de cette distinction qui couronne le travail commencé en 1983 dans la région de Zaheerabad. Les équipes ont entamé un travail avec des femmes démunies pour développer des techniques d’agriculture rémunératrices dans cette région où le salaire avoisinait les 4 centimes pour une journée de 8 heures.

« Si nous avions suivi l’agriculture normale, nous n’aurions jamais réussi à développer une production agricole saine et une sécurité alimentaire », précise PV Satheesh.
Des milliers de mètres carrés de terres ont été revitalisés, principalement pour la culture du millet, et les femmes de la DDS ont réussi à atteindre la souveraineté alimentaire, devenant la première communauté rurale de ce type en Inde à y parvenir.


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