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Quelle politique écologique les élus souhaitent-ils mener ?

Mis à jour le 25/04/2018 à 05:04 Publié le 25/04/2018 à 05:04
«Politiquement, c'est explosif», estime Jean-Louis Grinda au sujet de l'usine d'incinération. (Archives M.A.)
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Quelle politique écologique les élus souhaitent-ils mener ?

Entre Pacte pour la transition énergétique et volontés marquées des institutions de rentrer dans l'ère éco-environnementale, les conseillers nationaux veulent eux aussi avancer

Il y a eu le salon Ever et ses véhicules électriques, la Monaco Ocean Week, la signature du Pacte national pour la transition énergétique le mercredi 18 avril,... Le printemps fut plus écologique que jamais en Principauté. Tout juste installés dans leur nouvelle fonction, les élus du Conseil national, ancien et actuel président de commission Environnement et Qualité de vie, s'expriment à leur tour.

Le premier, Jean-Louis Grinda, est resté cinq ans à la tête de la commission et conserve la même détermination depuis qu'il a cédé sa place à Fabrice Notari, élu de la nouvelle majorité.

Les élus de l'hémicycle auront très rapidement à légiférer sur des choix politiques qui vont avoir un impact important sur les budgets de l'État (interdiction du gaz dans les chaudières des immeubles pour commencer et par exemple).

« Nous accompagnerons et nous proposerons »

« En soutenant tous les efforts de transition énergétique tels que dessinés par le prince souverain, notamment par le vote de tous les budgets nécessaires dans ce domaine, explique le nouveau président de la commission. Nous accompagnerons et nous proposerons aussi toutes les mesures visant à limiter les émissions carbone en Principauté, en agissant sur les trois sources principales de pollution : les déplacements urbains, le fonctionnement des bâtiments et l'usine de traitement des déchets. »

Jean-Louis Grinda sollicite la parole pour un sujet qui est son cheval de bataille : l'usine d'incinération. « On fait du surplace sur l'usine d'incinération qui est pourtant, à elle seule, responsable de 30 % des gaz à effet de serre. Or, si nous voulons un pays décarboné en 2030, c'est maintenant qu'il faut agir. Or, je constate que le dossier a évolué en n'avançant pas. L'usine est vieillissante. Elle devrait être sous les fenêtres d'un collège dans deux ans. Il faut donc maintenant, politiquement, qu'on continue la pression sur le gouvernement. Quel que soit le choix du futur retraitement des déchets, ce seront de gros budgets à voter. Les conséquences seront extrêmement importantes. »

Brûler les déchets, est-ce la solution pour la Principauté ? On en doute fort en entendant Bernard Fautrier, secrétaire général de la Fondation Prince Albert II de Monaco qui s'est exprimé le 30 mars dans nos colonnes en défaveur de l'incinération (*), et les conseillers nationaux. « Je ne suis pas d'accord que Monaco brûle ses déchets », renchérit Jean-Louis Grinda.

« L'incinération est une absurdité »

« On voit bien que le gouvernement est embarrassé avec ce dossier. Je sens l'ensemble du gouvernement derrière le souverain sur les questions environnementales. Mais sur ce dossier, je ne sens pas de prise de position. Il n'y a pas de cap. Politiquement, c'est explosif. Les gens comprennent bien que l'incinération est une absurdité. Je continue à mener campagne pour une solution moderne. »

La majorité est également favorable à une solution alternative et moderne sur le retraitement. « Nous recommandons la conception et la construction d'une nouvelle unité modèle de traitement des déchets, parmi les plus performantes du monde, utilisant les dernières technologies, y compris celles qui éviteraient à terme, si possible, le principe de l'incinération. Le Conseil national préconise enfin de rendre marginaux les volumes à incinérer avec comme objectif "zéro déchet" à terme. Il s'agit déjà, dans un premier temps, de ne plus brûler les" déchets verts". »

Heureuse nouvelle : Fabrice Notari et Jean-Louis Grinda semblent décider à travailler ensemble, au-delà des clivages politiques. « Nous nous sommes mis d'accord avec le président, explique Jean-Louis Grinda de l'opposition Union Monégasque. C'est un bien meilleur début qu'il y a cinq ans. Les choses sont posées, clarifiées. Le cabinet du président travaille sur un projet politique. L'expérience a parlé. Le savoir-faire aussi. » Reste maintenant à définir des actions, et, pour le Conseil national, des lois…


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