“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

PHOTOS. Citoyens et plaisanciers ont nettoyé bénévolement les plages et le Vieux-Port de Menton

Mis à jour le 10/06/2019 à 09:01 Publié le 10/06/2019 à 09:30
Citoyens lambda, employés des ports et plaisanciers se sont prêtés au traditionnel nettoyage du Vieux-Port, samedi matin.

Citoyens lambda, employés des ports et plaisanciers se sont prêtés au traditionnel nettoyage du Vieux-Port, samedi matin. Photo Jean-François Ottonello

PHOTOS. Citoyens et plaisanciers ont nettoyé bénévolement les plages et le Vieux-Port de Menton

À l’initiative de l’hôtel Métropole Monte-Carlo, avec le soutien de la municipalité mentonnaise, de nombreuses familles sont venues faire place nette sur les galets, dimanche 9 juin. Lançant une chasse aux mégots.

En apparence, les plages mentonnaises sont d’une irréprochable propreté. Au point que l’on pourrait naïvement penser qu’une opération de nettoyage serait vaine. Voire incongrue.

La centaine de personnes investie dans la mission "La Mer commence ici" - orchestrée par l’hôtel Métropole, en partenariat avec la mairie de Menton - aura pourtant (dé) montré une face cachée, ce dimanche.

Chacun des participants, petits et grands, ayant en effet bien rempli son sac avec des déchets débusqués entre les plages du casino et du Fossan. Chacun a rapidement compris qu’il faudrait traquer le moindre mégot planqué sous les galets et blocs de béton - infâmes bouts de clope en partie lâchés, sans ménagement, par les clients des terrasses du bord de mer.

"Pas normal de jeter des mégots sur la plage"

"Je suis là pour apprendre à mes enfants que ce n’est pas normal de jeter cela sur la plage", commente justement la Roquebrunoise Nora, consciente de l’importance de ces questions environnementales quand on réside dans des villes littorales.

Accompagnée de son fils Loris et de sa fille Désirée, Maria assure, pour sa part, s’être déjà bien rendu compte que la plage n’était pas aussi impeccable qu’elle en avait l’air. "De loin, les mégots ne se distinguent pas forcément, mais quand on s’assoit ici, on remarque vite qu’il y en a partout", souligne-t-elle. Saluant le bien-fondé d’une telle opération. Fondant l’espoir que les étendues de galets puissent ensuite rester propres tout le long de la saison estivale.

Désirée explique de son côté que de telles questions d’ordre environnemental ne sont pas tellement évoquées dans ses cours. Mais que le sujet revient souvent dans les conversations avec ses amis. "On parle parfois de la pollution, de la disparition de certaines espèces comme les ours polaires…"

Pour tous les participants - familles, employés du Métropole, élus de Menton et autres citoyens repérables à leur T-shirt au nom de l’opération -, consacrer quelques heures de son dimanche pour un tel acte, relève de l’évidence. Quelques-uns allant jusqu’à discuter avec les occupants des plages qu’ils traversent, en vue de convaincre davantage de monde.

"Égoïsme positif"

"Quand on participe à des run eco team, il n’y a jamais autant de personnes, souligne pour sa part un nettoyeur chevronné. C’est l’avantage d’avoir l’appui d’une mairie pour la communication. Mais croyez-moi, quand vous avez passé une heure à ramasser des déchets, vous n’aurez plus envie d’en jeter à l’avenir…" 

Et d’insister sur un point : c’est en incitant chacun à mettre sa pierre à l’édifice que la cause prendra tout son sens. Même si bien souvent, un tel altruisme s’apparente selon lui à un "égoïsme positif". "On fait tous ça pour nous, pour nos enfants. Pas pour la planète, qui continuera de tourner sans nous", sourit-il.

Petits et grands ont rapidement découvert quel était le fléau : les mégots.
Petits et grands ont rapidement découvert quel était le fléau : les mégots. Photo Jean-François Ottonello
Photo Jean-François Ottonello

"Le port est de plus en plus propre"

Alliant savamment utilité et sens de la convivialité, le nettoyage du Vieux-Port est devenu un incontournable pour les gens de mer.

De bon matin, samedi, employés des ports, plaisanciers, plongeurs et simples citoyens ont ainsi sillonné pontons et bas-fonds pour en extraire les déchets laissés dans l’année. Les eaux du Vieux-Port ayant pour immense avantage d’être dénuées de vase. Avec un sol dur, les ordures n’en sont que plus faciles à repérer… et à enlever.

Tous vêtus d’un T-shirt couleur bleu de Menton, les bénévoles auront ainsi trouvé des nasses, bouts de ficelle, bouteilles, ferrailles, et même… un drone ! Pour toutes ces ordures, direction les gros bacs gris mis à disposition pour l’occasion.

Un plan d'eau de 6 hectares

"Certaines choses étaient passées inaperçues les années précédentes. Il faut dire que le plan d’eau fait 6 hectares", souligne le directeur des ports, Michel Dalmazzo. Précisant qu’en termes de logistique, les bénévoles sont répartis en plusieurs zones, "accompagnés de deux ou trois plongeurs maximum pour chaque groupe", de manière à optimiser le travail.

Il indique par ailleurs que les déchets sont ensuite retriés sur le quai, et pour certains nettoyés avant de partir en déchetterie.

Du point de vue de l’un des plongeurs missionnés, la conclusion de cette opération annuelle - traditionnellement close par un barbecue - est diablement positive. « Le port est de plus en plus propre. En tout cas, il n’y a plus de grosses pièces comme avant. J’ai le sentiment que les gens sont de plus en plus sensibilisés. »

Photo Jean-François Ottonello
J.-F. Ottonello
Photo Jean-François Ottonello
Photo Jean-François Ottonello
Photo Jean-François Ottonello

commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.