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PHOTOS. Aidez-les à sauver les récifs de corail en Indonésie

Mis à jour le 03/08/2020 à 09:26 Publié le 03/08/2020 à 09:22
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PHOTOS. Aidez-les à sauver les récifs de corail en Indonésie

Originaire de Valbonne, Arnaud Brival se démène corps et âme avec sa compagne Lynn Lawrance pour donner une nouvelle chance aux récifs en péril. Son terrain? Raja Ampat en Indonésie.

Des kilomètres de matière morte, des mètres carrés de dépouilles coralliennes. Un spectacle inacceptable dans les fonds indonésiens. Résultante notamment de la pêche à la dynamite, du changement climatique ou encore du tourisme sans foi ni loi. Des dégâts qui, au fil du temps, n’ont pas été réparés.
 
Et c’est justement ce à quoi s’attellent Arnaud Brival et son équipe. Parti il y a plusieurs années à l’autre bout du monde, le Valbonnais s’est trouvé une mission auprès des habitants des îles Raja Ampat : rétablir l’ordre naturel à leurs côtés.
 
Menant ce contre-la-montre avec sa compagne Lynn Lawrance et son ami Tomi Kumanireng, il défend les récifs de cet archipel corps et âme.
 
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"Ce sont les derniers bastions du genre dans le monde. Si nous n’agissons pas, ils sont voués à disparaître. 95% d’entre eux sont menacés", alerte le plongeur qui vient de lancer l’association portant ce vaste dessin : The Sea People – ou Orang Laut Papua en langue locale. Une communauté au service de l’éducation, la protection et la sensibilisation.
 
L’impact? Il peut déjà se mesurer. Car l’implication de son équipe ne date pas d’hier: "Nous avons eu une phase pilote qui a permis de réhabiliter plus de 1.000 m2 de récifs dégradés."
 
Comment cela fonctionne-t-il? Il s’agit de transplanter des fragments de corail méthodiquement, en installant une structure réalisée artisanalement dans les fonds pour que la vie reprenne ses droits. Un ouvrage de précision qui requiert du temps. Et pas seulement. Car pour ce faire, des bras et des connaissances sont nécessaires.
 
En lançant un appel aux dons (voir encadré), c’est un contrat avec l’avenir que le jeune homme espère signer: "Le but est de former le plus de personnes sur place au métier de jardinier de corail. Aujourd’hui ils sont douze. Mais cela ne suffit pas. Puisque l’avenir de la communauté est intrinsèquement lié à l’écosystème."
 
La philosophie du projet est là : permettre à la population locale de s’approprier cette culture de la sauvegarde, ce savoir-faire précieux qui assure des lendemains pour les générations à venir.
Enjeu déterminant.
 
 
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Un avant-après : sept mois séparent ces deux photographies où les coraux trouvent leur aisance pour se développer grâce à l’association.
Un avant-après : sept mois séparent ces deux photographies où les coraux trouvent leur aisance pour se développer grâce à l’association. Photos DR

Parce qu’au-delà de donner une nouvelle chance aux fonds idylliques, il faut également œuvrer pour que les mauvaises pratiques ne reviennent pas au galop: "On travaille sur un système de bouées d’amarrage pour que les bateaux de plaisance, de croisière, ne grèvent pas la situation."
 
Face à l’urgence, la crise sanitaire n’a clairement pas joué en la faveur de la cause. Pour autant, Arnaud Brival – qui attend de pied ferme l’occasion de retrouver le terrain qu’il chérit tant – fixe les objectifs: "Notre but est de réhabiliter un hectare en 2020, il se trouve en pente et doit être pris en priorité car il peut faire d’énormes dégâts en s’effondrant... À terme, on imagine avoir réalisé cinq à dix hectares dans les trois à cinq ans qui arrivent."
 
Pas d’autre choix que d’être ambitieux lorsqu’il s’agit de sauver ce qui peut l’être.
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Pour devenir un Sea People
Touché par la cause, vous souhaitez également devenir membre des Sea People ? Pour ce faire, il vous est possible de réaliser un don du montant de votre choix.
 
Mais également d’adhérer à la campagne "Une petite contribution pour un grand changement".
 
L’idée :s’engager à verser 5 ou 10 euros par mois à l’association pour assurer sa pérennité.
 
A ce titre, vous rejoindrez ainsi la communauté des gens de la mer. Sur le site, une carte interactive permet de géolocaliser les adhérents à travers la planète.
 
Et il n’y a pas à dire: ils sont présents sur de nombreux continents! 
 
Savoir +
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Une diversité des plus riches

1.800
Soit le nombre d’espèces de poissons inventoriées dans le parc marins de la péninsule de Bird’s Head dont fait partie Raja Ampat.

4,5
Soit le nombre d’hectares sur lesquels s’étend la biodiversité de Raja Ampat, considérée comme une des plus riches et précieuses au mondeà l’heure actuelle.

75%
Soit le taux d’espèces de coraux durs connus présents au sein de l’archipel.

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