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PHOTOS. A Monaco, on plante les premiers éléments du futur décor paysager de l'extension en mer

Mis à jour le 11/03/2020 à 09:04 Publié le 11/03/2020 à 09:02
Végétalisation du rond point du Portier à Monaco.

Végétalisation du rond point du Portier à Monaco. Photo Jean-François Ottonello

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PHOTOS. A Monaco, on plante les premiers éléments du futur décor paysager de l'extension en mer

Une première livraison d’arbres est venue habiller ce rond-point névralgique du pays. Un avant-goût paysager de ce que l’on retrouvera sur les 6 hectares gagnés sur la mer de l’Anse du Portier. Pendant ce temps-là, le réaménagement du Jardin japonais se poursuit

Le chantier du rond-point du Portier n’est pas encore achevé (*) que, déjà, du vert pousse et s’invite au milieu du béton. Le 24 février, une première cargaison d’arbres - au moins deux autres suivront - a été livrée en provenance d’une pépinière italienne à Pistoia. Dans la foulée, les jardiniers de la Direction de l’Aménagement urbain (DAU) ont amorcé la mise en terre de ces plantations.

"Notre travail se limite à la plantation, à la réalisation des réseaux d’arrosage automatique et aux finitions. Et, plus tard, à l’entretien", résume Jean-Jacques Pinotti, chef de la section jardins à la DAU. Le plan paysager a, lui, été pensé par le cabinet réputé de l’architecte paysager, Michel Desvigne. Un placement des végétaux et une harmonie globale que la DAU doit suivre à la lettre.

"Une transition entre l'extension en mer et les autres jardins
de la Principauté"

À terme, donc, sur ce nœud névralgique de la Principauté, on retrouvera une cinquantaine de pins, de chênes mais aussi des végétaux à connotation exotique ou tropicale : des Brachychiton, des lauriers roses, un magniola, pour certains récupérés dans d’autres jardins du pays impactés par des réalisations immobilières. Sans compter le bon millier d’arbustes et vivaces, en partie basse, qui viendront habiller les lieux.

"La particularité du rond-point du Portier, c’est qu’il constituera une transition entre l’extension en mer qui aura un aspect méditerranéen classique et tous les autres jardins de la Principauté où l’on retrouve une végétation plus variée, exotique et semi-exotique", détaille Jean-Jacques Pinotti.

Un millier d’arbres

La plantation des arbres sur le rond-point du Portier a débuté le lundi 24 février et se poursuivait ce mardi.
La plantation des arbres sur le rond-point du Portier a débuté le lundi 24 février et se poursuivait ce mardi. Jean-François Ottonello & DR
JFO

Un avant-goût, donc, de ce que l’on retrouvera sur l’écoquartier de l’Anse du Portier, dont la livraison est prévue à l’échéance 2025.

Sur la plateforme piétonne de six hectares, au milieu du bâti, la quantité de plantations sera bien plus conséquente et échelonnée sur les prochaines années. "Un millier d’arbres composeront une pinède [pins d’Alep et pins parasols, dont certains pourront atteindre 10 mètres de haut, ndlr] et une chênaie, ainsi que 50 000 à 60 000 arbustes et vivaces que l’on retrouve habituellement dans le maquis ou la garrigue", poursuit Jean-Jacques Pinotti, dont les équipes ne se cantonneront qu’à la partie publique de l’Anse du Portier.

Réintroduction d’un milieu naturel

Un contrat de culture a été signé avec la pépinière italienne basée à Pistoia, dans la région de Florence. "Les végétaux, à la fois pour le rond-point du Portier et l’extension en mer, sont en culture depuis un an et demi là-bas, en plein air. Ce qui garantit pour le paysagiste et nous-mêmes de les avoir dans les dimensions prévues dans son plan", continue-t-il.

Michel Desvigne, lui, voit littéralement cette expérience comme la réintroduction d’un milieu naturel en ville. Avec trois ambitions affichées : implanter un écosystème méditerranéen, offrir l’usage d’un parc et atteindre le raffinement miniaturisé d’un jardin. Le recours aux produits chimiques - herbicides, produits phytosanitaires et engrais de synthèse - sera formellement proscrit. Et la gestion de l’eau se concevra sur une base économique et rationalisée. Une philosophie valable aussi bien pour le parc de la colline que pour tous les espaces verts qui jalonneront l’ensemble des circuits pédestres serpentant dans le quartier, ou encore les toitures végétalisées.

Métamorphose en cours au Jardin japonais

Depuis plusieurs mois, le jardin japonais n’est pas dans sa configuration normale.
Depuis plusieurs mois, le jardin japonais n’est pas dans sa configuration normale. JFO

Où en est-on du chantier du Jardin japonais ? Amputé depuis plusieurs mois, ce havre de paix au milieu de la jungle urbaine devrait, à terme, gagner en mètres carrés avec le chantier de l’extension en mer. On fait le point.

À l’origine, ce lieu de verdure a été créé à 90 % sur la dalle du parking du Grimaldi Forum. Les 10 % restants, le long de la mer, ont été réalisés en terre-plein entre le parking et l’ancienne promenade du bord de mer. En quoi le projet de l’extension en mer a eu un impact sur le Jardin japonais actuel ? Cette zone de terre-plein a été récupérée afin de créer de nouveaux locaux, de nouveaux accès au Grimaldi Forum ainsi que la mise en place d’une palissade antibruit. Le projet prévoit, à terme, un agrandissement des lieux vers la future vallée et colline du quartier de l’Anse du Portier.

deux styles
à faire cohabiter

"C’est pourquoi, à partir du printemps 2019, une partie du jardin, côté mer, a été démolie : suppression de l’alignement de pins, démolition du mur d’enceinte, terrassement jusqu’en limite du parking, résume Jean-Jacques Pinotti. À la suite de cette démolition, un certain nombre de nouveaux aménagements ont été réalisés : la création d’un nouveau réseau hydraulique permettant l’alimentation et la filtration des bassins et cascades du Jardin, la création d’un nouveau local de filtration au niveau du parking du Grimaldi Forum, la rénovation d’une partie du réseau d’éclairage, la reconstruction d’une partie de l’allée intérieure du jardin et la mise en place de la palissade."

Au cours de cette année, la Direction de l’aménagement urbain, en collaboration avec le paysagiste japonais Yasuo Beppu, concepteur du Jardin, va réaliser le réaménagement paysager de la bande de jardin située entre l’allée de circulation intérieure et la palissade antibruit.

Un aménagement qui prévoit la plantation d’arbres : jeunes pins, oliviers, agrumes, de massifs d’arbustes et de couvre-sols. Toujours cette année, Yasuo Beppu doit étudier et dessiner l’extension définitive du Jardin japonais en collaboration avec le cabinet Michel Desvigne, architecte paysagiste de l’extension en mer. "Et ce, afin que la cohabitation de ces deux espaces, au style très différent, soit la plus harmonieuse possible."


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