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PHOTOS. 46 clichés qui montrent l'agonie de la faune sauvage et le devoir de l'Homme à Monaco

Mis à jour le 11/05/2021 à 16:33 Publié le 11/05/2021 à 16:45
Le prince Albert II a découvert l’exposition vendredi, jardin des Boulingrins.

Le prince Albert II a découvert l’exposition vendredi, jardin des Boulingrins. Photo Jean-François Ottonello

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PHOTOS. 46 clichés qui montrent l'agonie de la faune sauvage et le devoir de l'Homme à Monaco

La Fondation Prince Albert II expose 46 photos dans les jardins des Boulingrins témoignant autant de l’agonie de la faune sauvage que de sa résilience. Sublime et poignant.

Voilà une expo urbaine qui devrait capter les regards jusqu’au 1er juin dans les jardins des Boulingrins. À l’occasion de ses 15 ans, la Fondation Prince Albert II a dévoilé le nom des lauréats de son concours de photographie environnementale sur le thème "Homme – Faune Sauvage: Destins Croisés, Territoires Partagés". Ouvert aux amateurs et professionnels, ce premier opus a reçu l’engouement considérable de 1.400 photographes de tous les continents.

Tous ont planché sur trois sous-thèmes: "Incredible Wildlife", "Wildlife in Crisis" et "Reasons for Hope", avant l’arbitrage d’un jury de sept professionnels d’une part; du public de l’autre. "Nous ne voulions pas de discours trop moralisateur ou pessimiste mais, d’un point de vue scientifique, la perte de biodiversité est vraiment dramatique", résume Olivier Wenden, vice-président de la Fondation Prince Albert II, qui soulève les raisons de l’espoir. "Il y a quand même des choses qui se passent. Des pays, ONG, décideurs, entreprises et sociétés civiles qui s’engagent pour apporter des réponses et retrouver un certain équilibre de vie."

"La planète aujourd’hui, c’est notre maison. Et cette exposition, c’est un engagement pour essayer de changer l’équilibre actuel", ajoute Nick Danziger, photographe résident monégasque et membre du jury.

Un équilibre fragile, comme le rappelle l’actualité selon Olivier Wenden: "La santé humaine dépend totalement de la santé animale et de la santé environnementale." Parce que le combat pour la préservation de l’environnement ne tolère pas de pause, encore moins dans la sensibilisation du grand public, le concours de la FPA2 sera désormais ouvert chaque année sur un thème différent. "C’est un devoir."

1. grand prix du jury

"Gorilla by the water", cette photographie de Kathleen Ricker a remporté le Grand Prix du jury.
"Gorilla by the water", cette photographie de Kathleen Ricker a remporté le Grand Prix du jury. Photo Kathleen Ricker

Intitulé "Gorilla by the water", cette photographie de Kathleen Ricker a remporté le Grand Prix du jury. "C’est rare de voir un gorille près de l’eau et, surtout, il ne croise pas le regard du photographe, commente le vice-président de la Fondation Prince Albert II, Olivier Wenden. L’animal est complètement détaché de la présence humaine, ce qui prouve que le photographe a disparu dans la nature pour laisser l’animal libre."

Kathleen Ricker photographie les gorilles des montagnes ougandaises, comme ce jeune mâle, lors de ses treks et a concouru dans divers concours internationaux.

Jean-Michel Krief, photographe membre du jury et co-fondateur du "Sebitoli Chimpanzee Project" en Ouganda, souligne que "la photographe a parfaitement saisi la magie de l’instant où le gorille oublie sa présence pour se concentrer à traverser la rivière au cœur de la somptueuse forêt ougandaise".

Ce cliché a été dupliqué en format 3x2mètres et installé avec d’autres sur les pelouses des jardins des Boulingrins. D’autres tirages plus classiques (1mx80cm) parsèment la balade. À noter la présence de QR Codes sous certaines photographies, permettant d’en savoir plus sur le contexte de la prise de vue.

2. catégorie "Reasons For Hope"

Le prix du jury est revenu à Emmanuel Rondeau, producteur, écrivain et photojournaliste spécialisé dans la conservation de la faune sauvage pour sa photo "Stage above the highway"

Dans la catégorie "Reasons For Hope", le prix du jury est revenu à Emmanuel Rondeau, producteur, écrivain et photojournaliste spécialisé dans la conservation de la faune sauvage. Sa photo "Stage above the highway", prise de nuit, a immortalisé un cerf pâturant sur un pont au-dessus de l’autoroute.

"Comme un temps suspendu entre deux mondes qui cohabitent", décrit le jury. Entre le vert et le gris, le vivant et l’artificiel. Une nature qui résiste à l’asphyxie du bitume mitoyen et où l’animal, le cerf, est sous le feu d’un projecteur.

Parmi les clichés exposés jardins des Boulingrins, notre coup de cœur va aussi à un léopard niché dans un bloc de béton au beau milieu d’un carrefour en Afrique du Sud.

3. catégorie "Wildlife in crisis"

"Traces of life in the realm of death" de Maxim Sayapin
"Traces of life in the realm of death" de Maxim Sayapin Photo Maxim Sayapin

Prise sur un sommet du Moyen-Orient, l’image de Maxim Sayapin est saisissante et vaut mille mots. Inaccessible pour l’homme, le pic rocheux porte pourtant les stigmates de la société de consommation à ses pieds.

Ainsi un nid d’oiseaux, avec trois œufs au centre, a été confectionné par autant d’éléments plastiques que de brindilles. Primée par le jury dans la catégorie "Wildlife in crisis", "celle-ci dénonce l’empreinte de l’Homme sur la nature, venant fragiliser une vie sur le point d’éclore".

Le jury a d’ailleurs laissé une place dans la sélection exposée à des clichés sans équivoque.

Comme cette "nature morte", selon Nick Danziger. "Un ours transformé en tapis, avec une étiquette avec le prix." Ou encore cette découpe massive de requins à même une plage, dans l’indifférence totale d’autochtones vaquant à leurs activités ou discutant pieds dans le sang.

4. catégorie "Incredible Wildlife"

"Hidden from sight" de Mitchell Lewis
"Hidden from sight" de Mitchell Lewis Photo Mitchell Lewis

Le chasseur, et plus particulièrement le braconnier, ne doit pas oublier que les maîtres du camouflage restent les animaux. La preuve avec le Prix du public dans la catégorie "Incredible Wildlife" décerné à Mitchell Lewis.

"J’étais en train de photographier un groupe de biches depuis environ trente minutes, quand j’ai commencé à me demander où se trouvait le cerf (...) Je l’ai finalement trouvé, juste derrière, caché sous des fougères mortes. Le plus drôle, c’est qu’il me fixait avec insistance. Il m’avait repéré, sans aucun doute, bien avant que je ne le repère."

5. catégorie "Wildlife in Crisis"

"Captive", de Maxime Aliaga
"Captive", de Maxime Aliaga Photo Maxime Aliaga

Sourire en coin et regard taquin, ce grand singe voit peut-être la lumière au bout du tunnel. Ou alors regarde-t-il l’un de ses bienfaiteurs? "En Indonésie et en Malaisie, des jeunes orangs-outans sont retirés de leurs mères, souvent tuées par les braconniers, dans le but de les vendre en tant qu’animaux de compagnie sur le marché noir. Il est totalement interdit de vendre un animal sauvage, mais pour certaines personnes c’est un signe de richesse que d’en posséder un. Les autorités locales se battent contre ce trafic d’animaux sauvages, et lorsque de jeunes orangs-outans comme celui-ci sont sauvés, ils les mettent en quarantaine dans un centre de soin, qui mettra tout en œuvre pour les soigner", détaille le photographe Maxime Aliaga, lauréat du Prix du public catégorie "Wildlife in Crisis".

6. catégorie "Incredible Wildlife"

"Enchanted Forest", de Lincoln MacGregor
"Enchanted Forest", de Lincoln MacGregor Photo Lincoln MacGregor

"Enchanted Forest", de Lincoln MacGregor, a été désignée gagnante du jury dans la catégorie "Incredible Wildlife". Qu’est-ce qui rend ce cliché si subjuguant? Sa rareté! "Ces champignons bioluminescents n’offrent leur spectacle que quelques jours par an, y assister est donc rare, d’autant plus en compagnie d’un wombat." Car le marsupial d’Océanie est presque tout aussi discret! "Beaucoup de photographes ont fait preuve de patience et effectué un travail de mise en scène pour saisir le moment propice", salue Olivier Wenden. "Ce photographe a passé plusieurs nuits à attendre. Il a mis des mois à installer un échafaudage. À travers cette photo on voit vraiment l’engagement des êtres humains envers ceux qui partagent leur planète", révèle Nick Danziger.

L’info

Chaque photographe avait l’obligation d’envoyer les coordonnées GPS du lieu de prise de la photo pour lever tout doute quant au respect de l’animal dans le procédé.

"On a éliminé des photos parce qu’on a su que quelque chose avait été utilisé pour attirer les animaux de manière artificielle", précise Nick Danziger. Les retouches étaient possibles avec parcimonie. « On demandait les fichiers sources à chaque fois », confirme Olivier Wenden.

6.000

C’est le nombre de photographies qui étaient en compétition dans les trois catégories du concours (Incredible Wildlife, Wildlife in Crisis et Reasons for Hope). 1 400 photographes du monde entier ont répondu à l’appel lancé par la Fondation Prince Albert II sur la plateforme Photocrowd.

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