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Monaco va remettre en vente les matériaux de certains immeubles démolis

Mis à jour le 11/02/2020 à 08:26 Publié le 11/02/2020 à 08:23
L'opération test aura lieu à la villa Carmelha, boulevard d’Italie, qui doit être démolie avant l’été pour laisser place à un nouveau programme immobilier.

L'opération test aura lieu à la villa Carmelha, boulevard d’Italie, qui doit être démolie avant l’été pour laisser place à un nouveau programme immobilier. Photo J.-F. Ottonello

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Monaco va remettre en vente les matériaux de certains immeubles démolis

C’est la bonne idée portée par la société Cycle Up qui valorise les équipements d’immeubles voués à finir en gravats. Une première vente de ces matériaux est développée à la villa Carmelha

En Principauté, ce n’est pas un secret, les immeubles neufs poussent comme des champignons. Et pour faire de la place, les vieilles bâtisses, elles, disparaissent souvent d’un claquement de doigts. À l’angle du square Gastaud ou au bout du boulevard de Belgique, depuis le début de l’année 2020, d’anciens immeubles sont tombés en quelques jours, réduits à l’état de gravats. Et si ces déchets étaient valorisés ?

Ce sera le cas, pour une première en Principauté, à l’occasion de la construction de la tour "Villa Carmelha", à Saint-Roman, qui abritera, à l’horizon 2021, vingt-cinq logements dans une ossature en bois.

Avant l’érection du nouvel immeuble, l’actuel bâtiment sera détruit cet été. Et ses matériaux mis en vente, comme l’a annoncé hier le gouvernement au cours des rencontres de la transition énergétique avec la presse.

Réduire l’impact d’une construction

Le procédé choisi est l’expertise d’une jeune société française, Cycle Up, créée il y a dix-huit mois, qui valorise les matériaux de déconstruction. Comment ? En les mettant en vente via une plateforme internet réservée à des professionnels.

"Le secteur du bâtiment est un très gros émetteur de déchets. Notre enjeu est de promouvoir une économie circulaire en réutilisant les matériaux d’un bâtiment en cours de démolition pour réduire l’impact global d’une construction, en évitant d’acheter des produits fabriqués à des milliers de kilomètres", détaille le concepteur, Sébastien Duprat.

Exemple : des portes en bois, des dalles de moquette, des sanitaires, des faux plafonds. "En moyenne, dans certains immeubles, on change ces équipements tous les sept ans, alors que les matériaux sont faits pour résister de nombreuses années. Une porte en bois peut être replacée, des sanitaires en porcelaine trempés 30 minutes dans un bain d’acide sont comme neufs… Au lieu d’une dépense pour démolir - environ 200 euros par tonne pour traiter des déchets de démolition -, on crée un revenu."

15 % du prix neuf

Un process gagnant pour le maître d’œuvre autant que pour le client. Car si la plateforme Cycle Up retient 5 % de commission, les matériaux reconditionnés proposés sont commercialisés à 15 % du prix neuf d’un équipement en boutique. Taris observés : 5 euros pour une porte, 10 euros pour une poignée, 2 euros des luminaires, 5 euros le mètre carré de parquet massif…

"C’est une nouvelle façon de célébrer les matériaux", souligne Sébastien Duprat. À l’heure du goût pour le mobilier de brocante ou la vente de vêtements d’occasion sur Vinted, l’idée est forte.

Une cinquantaine de projets en France alimentent déjà la plateforme ouverte exclusivement aux professionnels.

Les équipes de Cycle Up ont déjà effectué à la villa Carmelha un audit pour lister toutes les ressources du bâtiment. Et l’exemple pourrait se propager en Principauté. "C’est une opération test, tempère Marie-Pierre Gramaglia. Nous prenons le temps pour bien la réussir."


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