“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Mike Horn se confie sur l'environnement à Monaco : "On va se ramasser des claques et ce sera bien fait"

Mis à jour le 06/12/2018 à 10:27 Publié le 06/12/2018 à 10:26
"Les gens ont pris conscience de la nécessité de protéger la planète, mais ça ne suffit pas."

"Les gens ont pris conscience de la nécessité de protéger la planète, mais ça ne suffit pas." Photo Cyril Dodergny

Mike Horn se confie sur l'environnement à Monaco : "On va se ramasser des claques et ce sera bien fait"

L'aventurier Mike Horn, héros de la télé, a bourlingué pendant 25 ans sur tous les continents. Il a vu l'impact réel des changements climatiques. Il est venu en parler ce mercredi lors d'une conférence à Monaco

Rencontrer un aventurier, c'est déjà une aventure en soi. Alors que son expédition Pole2Pole, qui part de Monaco pour rejoindre les deux pôles, est interrompue pour raisons climatiques, Mike Horn est venu ce mercredi à Monaco.

Au programme, un corollaire de l'aventure, pour celui qui malmène les célébrités en milieu sauvage: le partage. C'est au cours d'une conférence privée, organisée par une banque privée monégasque pour quelques-uns de ses clients, qu'il est venu parler.

L'occasion pour nous de faire un peu de bivouac au bar du Fairmont, et de discuter nature et société. Le regard éclatant, le sourire franc, Mike Horn a une poignée de main qui déglinguerait un grizzly. C'est un jeune homme de 52 ans, aventurier depuis 25 ans, qui a sillonné le globe dans tous les sens.

Un bonhomme capable de monter un campement au fin fond du Pôle Nord avec des allumettes et un lacet de chaussure ou de traverser le fleuve Amazone sur un fil de pêche, et qui pourtant regrette de ne pas "être une femme, parce que porter un enfant c'est une vraie aventure", la seule qui lui est "totalement inaccessible".

Installez-vous, on a fait du feu.

sur les thèmes abordés lors de la conférence à monaco

"On a deux ou trois petits sujets, comme les changements que j’ai vus quand j’ai traversé l’Antarctique, et au Pôle Nord. Ce sont des changements qui sont réels, et qui ne sont pas mesurés par une science, car là-bas c’est presque impossible. Quand tu vois un ours polaire qui est tué par un Grizzly, ça, c’est réel. Quand tu vois un ours polaire avec ses petits dans un endroit où les ours ne venaient jamais avant, ça montre qu’il y a eu des changements dans notre climat. Et puis on parlera aussi de l’exploration, de la philosophie que l’on doit avoir, et on essaiera de motiver les gens à faire leurs propres petites explorations dans la vie."

sur l'apport des explorations à l'échelle humaine

"D’abord, ça rend heureux. Moi, grâce à ça, je suis vraiment heureux. Et je suis mieux. Si moi je suis mieux, je peux mieux éduquer mes enfants, et les aider à mieux construire leurs vies, parce que je ne vois pas tout en noir, je ne pense pas que tout est de la merde (sic). Je vois du soleil plutôt que de la nuit. Et si je peux transmettre ça à mes filles, ça fait la différence. ça permet d’aider à construire des jeunes qui voient la Terre différemment. Si ça peut aider, inspirer, servir d’exemple, pourquoi pas?"

sur l'exemple
qui l'a inspiré

"Moi, c’était mon père. Il jouait dans l’équipe de rugby d’Afrique du Sud, et quand on croisait des gens dans la rue, ils lui disaient “C’est vraiment super ce que vous faites.” Alors quand il me demandait ce que je voulais faire plus tard, je répondais que je voulais être comme lui. Il m’a dit: “C’est impossible, parce que tu es déjà quelqu’un d’unique.” ça m’a donné une liberté incroyable! Je pouvais devenir ce que je voulais. Quand on dit en permanence à ses enfants qu’ils ne peuvent pas faire ci, ou pas faire ça, on ne leur enseigne pas la liberté."

sur les préoccupations environnementales
à monaco

"Je trouve que c’est génial. Je connais un peu les objectifs et les intentions du prince Albert II, que j’ai emmené au Pôle Sud et qui a baptisé mon bateau. C’est ici, à Monaco, que je commence mes expéditions et que je les finis. Parce qu’il y a dans la culture locale, une très forte intention de sauver la nature. Mais c’est aussi normal que ce soit ici. Quand il y a beaucoup de pauvreté, les gens pensent à manger et à nourrir leurs enfants avant tout. Ici, où il y a plus d’argent, on peut s’occuper de la sauvegarde de l’environnement et c’est ce que l’on fait. Cela peut vraiment influencer d’autres endroits, comme la Chine ou Hong Kong, par exemple, à faire la même chose."

sur une hypothétique expédition avec le prince Albert-ii

"Si je devais l'emmener dans une expédition, ce serait en Alaska, pour voir les ours bruns. Il faut qu’on mange avec eux des saumons qu’on pêche, qu’on s’allonge dans les rivières, qu’on se batte avec les moustiques qui peuvent transformer ce paradis en enfer. ça devrait lui plaire, parce qu’il a fait du bobsleigh et, quand on est dans un canoë dans un rapide, c’est un peu comme le bobsleigh. Il aimerait beaucoup aussi, parce que c’est quelqu’un qui a un vrai regard. Il voit la beauté des choses. Au Pôle Sud, il voyait la beauté de la glace et la formation des cristaux, que normalement les gens ne voient pas."

sur la pollution
et le réchauffement climatique

"La pollution et le réchauffement climatiques, me gênent un peu, mais ça ne m’empêche pas de dormir. Je crois que le monde va toucher le fond avant de rebondir. Mais vraiment. Quand on sera tout au fond, tout le monde va se ramasser des claques, et ce sera bien fait. Les gens ont pris conscience de la nécessité de protéger la planète, mais ça ne suffit pas. C’est comme avec les enfants: ils savent qu’ils ne doivent pas courir trop vite, mais ils le font quand même, et ils ne se calment que quand ils sont tombés."

sur sa vie privée

"C’est super d’avoir presqu’une deuxième vie. Quand on a partagé toute sa vie pendant 25 ans avec une seule femme, quand elle était tout pour toi, l’après est très difficile.Mais il ne faut jamais comparer deux personnes. Il faut trouver les qualités de la personne que l’on rencontre. Est-ce que je ne suis pas trop vieux pour avoir un enfant? Je ne sais pas. Mais je suis quand même le genre de gars qui aime prendre son temps dans les histoires de cœur."


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

La suite du direct