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Les plages fermées pour cause de pollution

Mis à jour le 17/04/2018 à 05:17 Publié le 17/04/2018 à 05:17
Pendant 24 heures (jusqu'à cet après-midi), les plages de Menton comprises entre le Casino et le Fossan sont inaccessibles et interdites à la baignade, à la suite d'une pollution aux hydrocarbures, provenant probablement du vallon du Careï.

Pendant 24 heures (jusqu'à cet après-midi), les plages de Menton comprises entre le Casino et le Fossan sont inaccessibles et interdites à la baignade, à la suite d'une pollution aux hydrocarbures, provenant probablement du vallon du Careï. R.D. et S.W.

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Les plages fermées pour cause de pollution

Depuis hier 14 h et pour 24 h, les plages entre le Fossan et le Casino sont interdites d'accès et à la baignade en raison d'une pollution aux hydrocarbures. Tout devrait rentrer dans l'ordre aujourd'hui

Hier, en fin de matinée, la Promenade du Soleil de Menton - qui portait bien son nom pour une fois ! - a été d'un seul coup envahie par une odeur tenace de fioul ou de mazout, difficilement supportable pour les riverains et les badauds.

Quelques personnes ont même été incommodées par ces vapeurs, qui ont subsisté pendant plusieurs heures.

Franck Devergranne, responsable du restaurant « Paris Palace » raconte : « Vers 10 h 30, nous avons senti une odeur forte et très entêtante sur le bord de mer. J'en avais même mal à la gorge ! Nous avons d'abord pensé qu'il s'agissait du moteur des pelleteuses qui nettoient les plages. »

« J'ai eu mal à la tête toute la matinée et les clients pareil ! Du coup, ils ne se sont pas attardés en terrasses à l'heure du déjeuner », témoigne une employée d'un autre restaurant du bord de mer.

Les passants, nombreux à vouloir profiter du retour des rayons du soleil pour la pause méridienne, avaient tous le regard pointé vers les plages, mais sans rien apercevoir. Pas de nappe noire en vue. Pourtant, pas de doute, c'est bien la Grande bleue qui était au cœur de l'histoire : d'un coup, pompiers et policiers municipaux ont débarqué sur le rivage pour faire évacuer les lieux et identifier l'origine du malaise général : une pollution aux hydrocarbures… Rapidement sur place, Alain Delaboudinière, chargé d'appliquer le plan Polmar sur la commune (pollution maritime) explique : « C'est une pollution très ponctuelle d'hydrocarbures qui est partie en mer et a été déversée depuis le torrent du Careï. J'en ai informé le CEDRE à Brest (Centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux, N.D.L.R.) comme le veut la procédure et j'ai effectué des prélèvements de l'eau à l'embouchure du Careï ».

À ses côtés, Christian Tudès, adjoint au maire en charge de la sécurité du Littoral, a alors pris un arrêté municipal interdisant l'accès aux plages comprises entre le Casino et le Fossan, ainsi que la baignade, pour une durée de 24 heures. À compter de 14 heures hier jusqu'à cet après-midi.

Évacuation naturelle dans les 24 heures

« Nous avons identifié qu'il n'y avait aucun risque d'explosion, ni de danger majeur dans l'eau ou sur la plage, mais par mesure de précaution, nous avons fait évacuer les gens et pris cet arrêté » (matérialisé par des barrières et la rubalise), explique l'élu, ajoutant qu'il s'agit d'hydrocarbures très légers et volatils restés à la surface.

Dans les 24 heures, tout devrait rentrer dans l'ordre, « le temps qu'ils s'évaporent naturellement avec le brassage de l'eau et la température » explique Alain Delaboudinière.

Et hier après-midi, pour faciliter encore plus l'évacuation de ces pollueurs, un bateau de la capitainerie a tourné sur le plan d'eau pour un brassage mécanique.

Acte volontaire ou pas ?

S'agit-il d'un acte volontaire ou d'un accident ? Pour Alain Delaboudinière, « ce pourrait être une cuve de mazout qui s'est déversée », Christian Tudès, lui, évoque la possibilité qu'un « camion a dégazé dans le Careï… » Pour le moment, toutes les pistes sont envisageables tant que l'origine du lieu n'a pas été déterminée.

Une enquête a été confiée à la police municipale et à la brigade de l'environnement de la ville de Menton. La police nationale pourrait s'en mêler s'il s'avère qu'il s'agit d'une pollution depuis la terre, et non maritime. À quelques semaines du début de la saison estivale, l'adjoint au maire a salué l'efficacité des secours et des services, « très réactifs face à un tel événement ».


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