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Les grandes nacres victimes d'un parasite

Mis à jour le 07/11/2018 à 05:20 Publié le 07/11/2018 à 05:20
Une grande nacre.	(DR)

Les grandes nacres victimes d'un parasite

Dans l'univers sous-marin monégasque, le mérou n'est pas le seul à payer un lourd tribut.

Dans l'univers sous-marin monégasque, le mérou n'est pas le seul à payer un lourd tribut. Dans le cadre du suivi des espèces marines réalisé par la Direction de l'Environnement de Monaco, il a été constaté ces dernières semaines un épisode de mortalités anormales touchant les grandes nacres. La conséquence logique d'une épidémie dont la genèse remonte à fin 2 016 dans les populations du sud-est de la péninsule ibérique et dans les îles Baléares. Des mortalités massives qui se sont répandues comme une traînée de poudre. Côtes espagnoles, réserves marines de Banyuls, Corse, Sicile, Sardaigne… Et désormais Monaco.

« Les populations de nacres de la Principauté sont à leur tour touchées par cette épidémie dont le taux de mortalité peut s'élever à 100 % d'une population connue. » Autrement dit, le risque est majeur, le nombre potentiel de survivants minime.

Mais quel mal ravageur est à l'origine de cette hécatombe ? Selon les experts, l'épidémie est causée par une nouvelle espèce de parasite haplosporidien qui se trouve dans les glandes digestives des individus affectés. « La mort est attribuée au blocage direct de la glande digestive par le parasite. Le bivalve meurt par famine », détaille la Direction de l'Environnement.

Les premières observations semblent indiquer que le cycle du parasite est au moins partiellement influencé par la température, ainsi l'augmentation saisonnière de celle-ci est susceptible de favoriser la propagation.

La Direction de l'Environnement, en contact étroit avec le réseau de scientifiques espagnols et français, a réalisé moult plongées de prospection sur tout le littoral monégasque. Et engagé une batterie d'actions pour préserver l'espèce, notamment avec des essais de transplantation d'individus en profondeur. Le parasite semblant moins actif dans des eaux plus froides. « À cela s'ajoute la nécessité d'une surveillance accrue menée en collaboration avec l'Association Monégasque de la Protection de la Nature et les plongeurs de la Principauté, ces derniers ayant été sensibilisés au développement de l'épidémie dans le cadre d'un atelier organisé par l'Accord RAMOGE en août dernier. »


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