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Les experts en biodiversité du monde entier réunis à Monaco tirent la sonnette d'alarme pour l'Antarctique

Mis à jour le 05/04/2017 à 13:59 Publié le 05/04/2017 à 05:09
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Les experts en biodiversité du monde entier réunis à Monaco tirent la sonnette d'alarme pour l'Antarctique

D'après une étude scientifique australo-monégasque, la biodiversité de l'Antarctique ne se porterait pas aussi bien qu'on le dit et l'heure serait même grave.

Une étude internationale dirigée par des scientifiques de l'Université de Monash (Melbourne, Australie), et réalisée en étroite collaboration avec le gouvernement princier, le Centre scientifique de Monaco (CSM) et le Comité Scientifique pour la Recherche Antarctique (SCAR), rend discutable l'opinion générale selon lequel l'Antarctique et l'océan Austral sont en meilleure santé que le reste du monde.

Cette étude, publiée récemment dans le Journal PLoS Biology, est un des produits d'une réunion qui s'est tenue en 2015 à Monaco, lors de laquelle un groupe pluridisciplinaire de 23 experts avait effectué la première évaluation de la biodiversité en Antarctique : « L'Evaluation de Monaco ». L'objectif de cette réunion était de comparer la situation de la biodiversité antarctique et sa gestion à celle du reste du monde.

"Les résultats ont été véritablement surprenants", a souligné le Professeur Steven Chown, auteur principal de cette étude et directeur de la faculté des Sciences biologiques à Monash.

L'étude a révélé que, globalement, la différence entre l'état de la biodiversité en Antarctique et dans le reste du monde était infime, contrairement à l'image pure que nous nous faisons de cet endroit reculé.

Prochain rendez-vous en juillet en Principauté

Dans ce contexte, les données collectées cette année en Terre Adélie par les chercheurs du CSM, dans le cadre d'un partenariat avec le CNRS et l'Université de Strasbourg, corroborent ce triste constat.

"Pour la deuxième fois en 60 ans de présence dans la région, nous déplorons, comme en 2014, un échec reproducteur total des manchots Adélie de l'Ile des Pétrels où se situe la station de recherche de Dumont-D'Urville. Les causes de cette mortalité sont à éclaircir mais elles associent sans aucun doute des causes globales et locales liées au réchauffement climatique", précise le directeur scientifique du CSM, le Professeur Denis Allemand.

"Le gouvernement princier se félicite d'avoir apporté son soutien à l'élaboration d'une telle étude et se réjouit de pouvoir accueillir, une fois encore, les experts de la biodiversité de la région antarctique en Principauté", a conclu le conseiller de gouvernement-ministre des Relations Extérieures et de la Coopération, Gilles Tonelli.

En effet, un deuxième atelier, intitulé « L'Antarctique et le Plan stratégique pour la diversité biologique 2011-2020 : L'évaluation de Monaco - le Programme de mise en œuvre », sera organisé en juillet 2017 en Principauté, toujours en collaboration avec l'Université de Monash, le SCAR, le CSM et le gouvernement princier.


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