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Le prince Albert relance les expéditions scientifiques à travers le monde

Mis à jour le 05/04/2017 à 08:03 Publié le 05/04/2017 à 05:23
Ces dernières décennies, le souverain a visité plusieurs points environnementaux sensibles de la planète, comme le Pôle Nord en 2005.

Ces dernières décennies, le souverain a visité plusieurs points environnementaux sensibles de la planète, comme le Pôle Nord en 2005. Photo Palais princier

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Le prince Albert relance les expéditions scientifiques à travers le monde

À raison de trois missions par an, jusqu'en 2020, les « Monaco Explorations » auront pour objectif d'étudier la biodiversité marine dans tous les océans du monde visités à bord du Yersin

Réconcilier l'humanité et la mer. Voilà la maxime des Explorations de Monaco. Un projet scientifique d'envergure sur lequel le voile a été levé, hier matin, à l'occasion d'un lancement événementiel au Musée océanographique.

L'aventure est portée par la volonté du prince Albert II de relancer des expéditions scientifiques sous l'étendard monégasque. Comme Albert Ier en son temps. Et c'est à son trisaïeul que le souverain a d'ailleurs consacré ses premiers mots, hier, évoquant sa mémoire "de scientifique exigent à l'action désintéressée, généreuse et optimiste".

Ces explorations de Monaco du XXIe siècle ont un objectif central : connaître et recenser les écosystèmes du monde marin pour faire progresser la recherche scientifique et développer la médiation. À raison de trois missions par an, la campagne doit démarrer en septembre prochain, depuis Monaco, et se poursuivre jusqu'en 2020 sur tous les océans du monde.

Un laboratoire flottant

Le prince Albert Ier avait comme allié maritime son navire Princesse Alice, le prince Albert II, lui, embarquera à bord du Yersin.

Un navire de 80 mètres de long, baptisé en juin 2015 dans les eaux du port Hercule. Imaginé comme un vaisseau scientifique et équipé en conséquence par son armateur, l'homme d'affaires français, François Fiat, dont la volonté est de mettre son bateau au service de la Principauté.

 

La Macaronésie, les Caraïbes, le corridor Est Pacifique, la Polynésie, la mer de Corail, le Triangle de Corail, l’océan Indien ou encore la mer Noire jalonneront le parcours des expéditions avec, en conclusion, des études en Méditerranée en 2020.
La Macaronésie, les Caraïbes, le corridor Est Pacifique, la Polynésie, la mer de Corail, le Triangle de Corail, l’océan Indien ou encore la mer Noire jalonneront le parcours des expéditions avec, en conclusion, des études en Méditerranée en 2020. Image DR

"Ma motivation principale, c'est l'aventure", sourit François Fiat, fier de son Yersin (nommé en souvenir de l'explorateur franco-suisse Alexandre Yersin) véritable centre scientifique flottant, qui peut accueillir 40 personnes dans ses deux laboratoires, salles de conférence, de travail et équipements modernes. Le tout dans une coque pensée eco-responsable pour un bateau qui peut naviguer dix jours sans aucun rejet.

Voilà pour l'enveloppe du projet. Sur le fond, la charge de réflexion et de recherches revient à un comité scientifique. Nommé président, le professeur Patrick Rampal s'est entouré d'une dizaine de responsables de haut niveau dans le domaine de l'océanographie pour choisir les zones d'exploration.

Parmi eux, le directeur de l'Institut polaire français, Yves Frenot apporte son expertise de logisticien dans la mise en œuvre d'une campagne océanographique.

"L'intérêt d'une aventure comme celle-là est de jouer la complémentarité. Ce sont des projets à long terme que l'on ne peut pas faire avec des flottes nationales qui répondent à des appels d'offres plus ponctuels, ciblés et répétitifs", explique-t-il.

Première étape en Macaronésie

Le comité attend aujourd'hui des propositions pour constituer des axes de recherches qui pourront être explorées au cours des campagnes à bord du Yersin. Avec un accent mis sur le besoin de connaître la biodiversité marine.

"L'océan est, en effet, le dernier continent qu'il nous reste à explorer", note la biologiste du CNRS Françoise Gaill, autre scientifique embarquée dans le projet.

Après la traversée de la Méditerranée en septembre, la première mission de l'aventure doit se dérouler dans l'océan Atlantique, en Macronésie, à l'Ouest de l'Afrique et de l'Europe.

Les investigations devraient porter sur l'espèce de phoque moine menacée à Madère et les lézards géants du Cap Vert, devenus presque introuvables. Une zone où le prince Albert Ier avait déjà exploré, et où, 120 ans plus tard, une expédition monégasque sera de retour.

Pour asseoir ce projet et selon la volonté du prince, le gouvernement investit cette année trois millions d'euros dans l'aventure. Une somme doublée par l'apport de mécènes privés qui ont souhaité s'engager dans l'odyssée qui se prépare.

"Nous aurons deux angles d'attaque" promet Robert Calcagno, responsable de la campagne, "la science et la conscience pour à la fois rechercher l'enrichissement de la connaissance et convaincre le grand public à travers la médiation".


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