Le prince Albert II soutient une alliance mondiale philanthropique pour le climat et la nature

Alors que les analyses montrent que moins de 2 % du capital philanthropique sont consacrés aux questions liées au climat, le Prince se fait le porte-parole d’une nouvelle initiative internationale.

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Rafael Perrot Publié le 18/01/2023 à 19:36, mis à jour le 18/01/2023 à 19:51
Au Forum Économique Mondial de Davos, hier, le souverain a donné le tempo de cette alliance de philanthropes et d’organisations philanthropiques pour faire progresser et financer des solutions environnementales efficaces. (DR)

À l’occasion du Forum Economique Mondial de Davos en Suisse, ce jeudi, la Fondation Prince Albert II et Crescent Enterprises ont uni leurs forces pour proposer un événement dédié à la philanthropie positive pour le climat et la nature. Un prélude pour annoncer le lancement d’une alliance mondiale de philanthropes et d’organisations philanthropiques importantes, dans le but de faire progresser les efforts collectifs en matière de climat, d’océan et de biodiversité.

Cette alliance doit être lancée dans la perspective de la COP28 qui doit se tenir à la fin de l’année 2023 à Dubaï.

"Nous sommes ici pour agir"

"Nous sommes ici pour agir! Pour tenter de mettre fin à cette étrange situation qui fait que seule une infime partie des ressources philanthropiques est allouée à une question qui a sans doute le plus de conséquences sur l’avenir de l’Humanité: la préservation de l’environnement", a souligné le souverain à la tribune. "Agissons, en persuadant les philanthropes de réorienter et d’augmenter leurs contributions, en créant des outils financiers et d’évaluation sur le terrain qui nous permettront de rendre ces ressources pleinement efficaces, en mobilisant nos contemporains, les entreprises et les institutions, et en incitant les institutions multilatérales à être plus ambitieuses".

Bien que le financement des fondations philanthropiques pour l’atténuation du changement climatique ait plus que triplé au cours des cinq dernières années, passant de 900 millions de dollars à 3 milliards de dollars par an, les analyses montrent que moins de 2% du capital philanthropique sont consacrés aux questions liées au climat.

100 milliards de dollars nécessaires

Les discussions ont mis en évidence le rôle que devra endosser l’alliance, composée d’organisations et de philanthropes de premier plan, pour accélérer les efforts collectifs dans la lutte contre la crise climatique, et en particulier pour mobiliser des ressources afin de protéger le climat, l’océan et la biodiversité. Favoriser des solutions efficaces ayant un impact à long terme; sensibiliser l’opinion publique et mobiliser des capitaux catalyseurs pour débloquer les financements privés et les engagements multilatéraux en faveur de la lutte contre le changement climatique. Un financement de 100.000 milliards de dollars étant nécessaire pour assurer une transition équitable en faveur du climat et de la nature d’ici 2050.

"Le lancement de cette alliance mondiale fournira une plateforme pour faire entendre la voix des marchés émergents, permettra la conception et l’exécution d’interventions collaboratives et innovantes pour soutenir l’agenda de la COP28 et au-delà, et engagera des conversations constructives avec le secteur privé pour mieux identifier les opportunités de modèles de financement mixte" a précisé Badr Jafar, PDG de Crescent Enterprises, une multinationale qui développe des activités mondiales diversifiées, durables, évolutives et rentables depuis les Émirats arabes unis.

Présent également, Majid Al Suwaidi, directeur général de la COP28, a lui partagé la vision de son pays pour la COP28 et souligné l’importance d’exploiter le potentiel de toutes les sources de capital, y compris le capital philanthropique, afin d’atteindre les objectifs en matière de climat et de nature.

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