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Le prince Albert II et Boris Herrmann incitent le monde à prendre soin des océans après la crise sanitaire

Le souverain et le héros du Vendée Globe sous pavillon monégasque, Boris Herrmann, ont participé ce mercredi à un événement pour promouvoir le rôle des océans dans le monde d’après-crise

THOMAS MICHEL Publié le 03/02/2021 à 21:50, mis à jour le 03/02/2021 à 21:57
Le prince Albert II et Boris Herrmann. Photo YCM

Animé par le journaliste de BBC TV News, David Eades, un événement virtuel réunissait hier des scientifiques, philanthropes, sportifs et décideurs politiques, afin de marquer le lancement de la « Décennie des Nations unies pour les sciences océaniques au service du développement durable ».

Le but : « discuter des immenses défis et opportunités que l’océan offre pour réaliser le potentiel des objectifs de développement durable ». Ces 17 objectifs « pour sauver le monde d’ici à 2030 », édictés par les Nations unies autour des thématiques de la pauvreté, l’inégalité, le climat, la dégradation de l’environnement, la prospérité, la paix ou la justice.

"Un moment crucial"

Intitulée « Le meilleur des océans », cette conférence virtuelle avait été pensée par la Commission océanographique intergouvernementale de l’Unesco comme « un appel pour que les océans soient perçus comme un aspect fondamental de tous types de reconstruction durable suite à cette crise. »

« La crise Covid doit être l’occasion d’une prise de conscience générale car elle a révélé notre vulnérabilité et notre dépendance à l’environnement. C’est ce à quoi nous exhortent des jeunes, associations, citoyens et scientifiques de tous horizons », estime la directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay. « Un moment crucial » alors que les océans « assurent la subsistance de 3 milliards de personnes ».

 

"Le travail de toute une vie"

À l’écran, successivement, le président du Kenya, la Première ministre de la Norvège et le prince Albert II, dont l’action environnementale a été introduite comme « le travail de toute une vie », qui a « aidé à recentrer les débats sur l’importance des océans ».

Pourquoi l’océan ? « Parce que la moitié de l’air que nous respirons vient de l’océan, et que la grande majorité des espèces de notre biosphère se trouvent dans l’océan, répond le souverain. Et si nous maintenons l’écosystème des océans en bonne santé, la vie sur terre sera plus saine ».

Face aux menaces telles que la pollution, l’acidification et la surpêche, et « un poumon bleu qui arrive à saturation », le Prince prône l’union des spécialistes et du grand public. « Si nous arrivons à réunir tous ces grands esprits, alors nous serons en mesure de trouver des solutions pour garder la planète en bonne santé. »

"Saisir cette opportunité"

« La bonne nouvelle, c’est que le mois dernier les dirigeants de 14 États représentant près de 40 % des côtes du monde se sont engagés à gérer de manière intégralement durable leurs zones océaniques d’ici 2025 », souligne Audrey Azoulay.

 

Un espoir entretenu par le souverain, qui voit dans la sortie de crise sanitaire une opportunité de rebond sur le plan environnemental. « Il existe une relation incroyablement importante et fragile entre nous et la nature, et rétablir ce lien me semble vitale. Si on laisse les écosystèmes seuls, ils vont se régénérer d’eux-mêmes rapidement, il faut saisir cette opportunité lorsque nous reprendrons une vie normale, dans un avenir pas si lointain, pour vivre de manière plus durable. »

"Nous ne voulons pas devoir dire à nos enfants qu’ils ne pourront pas voir de coraux."

Être en paix avec la nature et tendre à un monde plus prospère et équilibré dans ses richesses, c’est le souhait émis par le navigateur Boris Herrmann au sortir de son tour du monde en 80 jours, réalisé à bord d’un bateau doté d’un laboratoire automatisé pour prélever de précieuses données scientifiques.

"C’est la première fois qu’un tel système de suivi était utilisé, notamment en Antarctique où il n’y a aucun navire d’habitude (...) Nous ne voulons pas devoir dire à nos enfants à la fin de la décennie qu’ils ne pourront pas voir de coraux."

 

Un scénario catastrophe qu’il est encore temps de réécrire. Ensemble.

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