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Le prince Albert II à la COP25: “Il est encore temps d’agir” contre le réchauffement climatique

Mis à jour le 03/12/2019 à 08:45 Publié le 03/12/2019 à 09:30
« Au fil des années, le caractère vital des enjeux climatiques est apparu à tous, à quelques exceptions regrettables que l’histoire jugera. »

« Au fil des années, le caractère vital des enjeux climatiques est apparu à tous, à quelques exceptions regrettables que l’histoire jugera. » Photo AFP

Le prince Albert II à la COP25: “Il est encore temps d’agir” contre le réchauffement climatique

À l’ouverture de la COP25 à Madrid, ce lundi, le souverain a prononcé un discours devant les dirigeants de la planète pour souligner l’importance d’appliquer l’accord de Paris sur le climat.

C’est la grande question. Les grands de ce monde, réunis à Madrid depuis hier et jusqu’au 13 décembre dans le cadre de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP25), vont-ils enfin apporter de vraies réponses à l’urgence climatique?

Et faire en sorte, au minimum, de faire appliquer l’accord de Paris, signé par 195 pays en 2015 lors de la COP21.

L’engagement: contenir le réchauffement climatique "bien en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels" d’ici à 2100, et si possible de "poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5 °C". Promesse non tenue puisque, en 2018, la température a augmenté de 1,7%.

Monaco montre l’exemple

"Nous nous sommes engagés à travailler ensemble à la mise en œuvre effective de l’accord de Paris", confiait le prince Albert II, vendredi, à l’issue d’un déjeuner de travail avec Emmanuel Macron.

Ce lundi, le souverain a joint le geste à la parole. Lors du Sommet des chefs d’État et de gouvernement de la COP25, il a conclu son discours par ces mots: "Nous encourageons tous les pays à soumettre rapidement des contributions déterminées au niveau national, ainsi que des stratégies de développement à faibles émissions pour 2050 afin de respecter l’objectif de l’accord de Paris."

"Si nous voulons réellement tenir les objectifs fixés par l’accord de Paris, dont les scientifiques nous disent qu’ils sont un minimum, nous n’avons d’autre choix que d’être plus volontaristes que nous ne l’avons été jusqu’à maintenant", estime ainsi le chef d’État monégasque.

Qui a rappelé à ses homologues les engagements pris en Principauté afin de parvenir à "un objectif clair de réduction de nos émissions de gaz pour atteindre la neutralité carbone en 2050".

Le prince Albert II et Marie-Pierre Gramaglia,conseiller-ministre de l’Équipement, de l’Environnement et de l’Urbanisme à la COP25.
Le prince Albert II et Marie-Pierre Gramaglia,conseiller-ministre de l’Équipement, de l’Environnement et de l’Urbanisme à la COP25. Photo AFP

Ne pas oublier les océans

Dans son discours, le prince Albert II estime que "le rythme de décroissance de nos émissions est encore trop lent". "Nous sommes quasiment à mi-chemin de 2050, poursuit-il. C’est dans trente ans. Nous devons donc, à Monaco comme ailleurs, agir rapidement et il en est encore temps."

Expliquant au monde entier les décisions prises à Monaco pour atteindre l’objectif de neutralité carbone en 2050 (élimination des déchets plastiques à usage unique, interdiction du fuel pour le chauffage en 2022, développement des énergies renouvelables et des modes de transport doux…), le prince Albert II a rappelé ses engagements internationaux dans le domaine de l’environnement, comme le soutien du pays, "à hauteur de 3,75 millions d’euros, à la reconstitution du fonds vert pour le climat".

Le souverain a aussi profité de la tribune de la COP25 pour rappeler une autre urgence environnementale, celle de la protection des océans.

Le risque, assure-t-il, "c’est l’élévation du niveau des mers, qui pourrait être de plus d’un mètre, la multiplication des vagues de chaleur marine, qui pourraient être cinquante fois plus nombreuses à la fin de ce siècle". La Côte d’Azur a bien senti cette urgence, ces derniers jours, en observant les dégâts de ces houles sur le littoral.

Et puis, le prince Albert II a glissé un tacle discret mais efficace au président des États-Unis, Donald Trump, qui a décidé cette année de sortir son pays de l’accord de Paris: "Au fil des années, le caractère vital des enjeux climatiques est apparu à tous, à quelques exceptions regrettables que l’histoire jugera."


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