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Le Covid-19 accélérerait le "déclin final" des énergies fossiles

Mis à jour le 04/06/2020 à 20:02 Publié le 04/06/2020 à 20:01
La raffinerie de Marathon Petroleum Corp à Los Angeles, le 25 avril 2020

La raffinerie de Marathon Petroleum Corp à Los Angeles, le 25 avril 2020 AFP / Robyn Beck

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Le Covid-19 accélérerait le "déclin final" des énergies fossiles

Le recul de la demande et les risques croissants pour les investisseurs pourraient amputer des deux tiers la valeur des énergies fossiles, et les profits de ce secteur, selon un rapport d'experts publié jeudi 4 juin.

La concurrence d'énergies non carbonées aux coûts de plus en plus compétitifs, et les politiques des Etats en matière climatique et de souveraineté énergétique, sont en train de pousser l'industrie du pétrole, du gaz et du charbon, vers le "déclin final", estime le think tank Carbon Tracker.

"Le déclin final commence quand la demande atteint son sommet", explique à l'AFP l'auteur principal, Kingsmill Bond, ex-analyste financier à la City de Londres.

Avant l'épidémie de Covid-19, la plupart des experts situaient entre le milieu et la fin de la décennie 2020 le sommet de la demande mondiale de pétrole.

Les groupes pétroliers visent plus loin, le PDG de Total anticipant, dans une interview jeudi, une demande à son maximum à 2030.

Mais la crise générée par l'épisode de confinement mondial pourrait accélérer le processus, selon Carbon Tracker: "il se peut que nous ayons atteint ce pic", estime M. Bond.

L'essor des technologies renouvelables

Les entreprises des énergies fossiles représentent aujourd'hui 18.000 milliards de dollars en actions cotées, soit un quart de la valeur des marchés, relève le rapport.

Si la demande reculait de 2% par an -conformément aux objectifs de l'accord de Paris de maintenir le monde sous 2°C de réchauffement- leurs profits futurs seraient amputés des deux tiers.

Ils tomberaient à 14.000 milliards, au lieu des 39.000 milliards estimés par la Banque mondiale, selon le calcul de Carbon Tracker.

À ce jour, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) prévoit une chute de 8% de la demande d'or noir en 2020, tout en redoutant une montée du charbon.

"Personne ne connaît l'ampleur de la reprise en 2021", poursuit M. Bond. Mais le temps de retrouver les niveaux passés, "les technologies renouvelables seront assez développées pour répondre à la croissance de la demande".

En 2019, l'électricité d'origine renouvelable a représenté 72% de la croissance du secteur électrique, selon l'Agence internationale de l'énergie renouvelable (IRENA).

Quand une technologie concurrente absorbe la croissance et dépasse 5% du marché, la technologie plus ancienne entame son déclin, comme l'histoire industrielle l'a montré, argumente Carbon Tracker.

Les renouvelables génèrent aujourd'hui un quart de l'électricité, mais représentent 4% de la consommation d'énergie primaire.

"Il est temps de préparer une liquidation ordonnée des actifs fossiles et de gérer l'impact sur l'économie mondiale, plutôt que d'essayer de soutenir ce qui n'est pas soutenable", appelle le rapport.

A défaut, celui-ci annonce une onde de choc massive pour l'économie mondiale et des risques d'instabilité dans certains gros pétro-Etats.


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