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Label "commerce engagé": les conseils écolos délivrés aux entreprises monégasques

Les représentants du mouvement, en France comme à Monaco, se sont réunis pour faire le point sur leurs bonnes pratiques visant à rendre leurs enseignes davantage écoresponsables.

Cédric Vérany Publié le 01/04/2022 à 08:00, mis à jour le 01/04/2022 à 11:17
Les participants réunis sur les terrasses du Musée océanographique. Photo Jean-François Ottonello

Ils ont été les premiers à croire au label en Principauté et à l’apposer sur la devanture de sa boutique et de son restaurant. Alors forcément, les équipes du Musée océanographique étaient toutes désignées pour accueillir la rencontre annuelle interterritoires du commerce engagé. Des retrouvailles en présentiel pour fêter ce label né il y a dix ans en Provence et qui contribue à accompagner les professionnels du commerce pour avoir une démarche écoresponsable au sein de leur enseigne.

Un cahier des charges
qui évolue

"Au départ, l’idée était de supprimer les sacs plastiques chez les commerçants. Au fil du temps, nous avons évolué vers d’autres territoires, notamment Monaco et d’autres régions de France pour faire prendre un nouvel essor à ce label commerce engagé, se souvient Mikaël Schneider, directeur d’Ecoscience Provence, qui a créé le label. Nos cahiers des charges évoluent avec le temps et les réalités environnementales et sociales. La crise sanitaire nous a fait découvrir d’autres thématiques, réfléchir à de nouveaux services au sein des commerces, moins impactant en terme environnemental".

C’est de ces nouvelles pratiques dont il était question mardi en réunissant les acteurs du label, de toutes les régions de France à Monaco. Aujourd’hui une centaine de commerces engagés constituent le réseau. Et près d’une centaine sont en Principauté depuis l’adhésion du pays au label en 2017.

Une performance dont s’est félicitée Céline Caron-Dagioni, conseiller de gouvernement - ministre de l’Équipement, de l’Environnement et de l’Urbanisme venue ponctuer les échanges.

 

Rappelant les engagements gouvernementaux dans la politique du zéro plastique à usage unique à Monaco à l’horizon 2030. "Il faut faire évoluer les comportements et faciliter au maximum l’usage du réutilisable" a-t-elle souligné notamment à l’encontre des commerçants restaurateurs.

Le retour de la consigne?

Dans leurs valises, les représentants du label avaient apporté des échantillons de produits visant justement à réduire les déchets dans les restaurants et commerces de bouche à emporter.

Des verres en algue comestible, des tasses en marc de café compostables totalement, des assiettes en son de blé que l’on peut manger… En somme, une série d’alternatives au plastique, pour permettre à chaque commerçant de se saisir de ces outils.

Car les chiffres sont là : 11 millions de tonnes de plastiques finissent dans les océans chaque année. En Principauté, 13% des tonnages des déchets éliminés, sont des déchets plastiques. Et si Céline Caron-Dagioni est sensible à l’horizon tracé par l’ONU (envisager une résolution puis un traité mondial pour mettre fin à la pollution plastique), la conseillère-ministre estime que la "prise de conscience collective" doit passer aussi par des marques plus pratiques.

 

Exemple? Le retour de la consigne est envisagé pour certains commerces de la vente à emporter en Principauté. "Nous installerons des bornes de dépôt dans les rues pour faire une expérimentation. Ce sont des éléments essentiels à la transition".

Une expérience à vivre et à partager en famille. Photo M. Dagnino.

Des engagements pour l’écomobilité

Afin de développer l’écomobilité, TER SNCF et le Musée océanographique de Monaco renouvellent leur partenariat, encourageant les familles à favoriser le transport en train pour se rendre au Musée.

Ce partenariat prend la forme d’un forfait (*) "TER+Musée océanographique" à 77 euros, s’adressant aux familles composées de 2 adultes et de 2 enfants de moins de 16 ans. Les billets, valables 1 jour, permettent ainsi un trajet aller-retour au départ des gares des Alpes-Maritimes à destination de Monaco ainsi qu’un accès au Musée océanographique.

Préférer le train à
sa voiture, c’est faire un choix énergétique efficace pour lutter contre les changements climatiques.

- Les émissions de CO2 représentent près de 97% des émissions de GES des transports. Elles sont essentiellement dues aux émissions du transport routier (94%).
- La moitié des émissions de CO2 de l’ensemble des transports (51 %) provient de voitures particulières.
- Le transport routier est le mode de transport le plus émetteur de polluants dans l’air : il représente entre 70 et 100 % de l’ensemble des émissions des transports selon les polluants. Les forfaits sont vendus aux guichets de toutes les gares de la région Sud, sur les automates des Alpes-Maritimes ainsi que sur la boutique en ligne du site internet TER Provence-Alpes-Côte d’Azur ou de l’application mobile de la SNCF.

Quoi de neuf au Musée océanographique?

Plongez sur la Grande Barrière de corail avec l’exposition digitale et interactive "Immersion", résolvez les énigmes de l’escape game (accès non inclus dans le forfait) et vivez un tête-à-tête inoubliable avec les 6.000 spécimens des aquariums. À partir du 4 juin, partez en "Mission polaire" à travers une grande exposition consacrée à l’Arctique et l’Antarctique.


(*) Ce forfait est valable un jour, en seconde classe, pour le parcours ferroviaire et utilisable le même jour pour la visite du musée. Package vendu uniquement dans les gares (aux distributeurs automatiques et aux guichets) et sur le site TER Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Offre numérique MM+

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