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La course pour la planète du Prince au pays de Tintin

Mis à jour le 23/02/2019 à 10:20 Publié le 23/02/2019 à 10:19
Au musée Hergé, le souverain a eu la surprise de recevoir un tirage photographique de sa mère, la princesse Grace, lors d’une rencontre avec Hergé.
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La course pour la planète du Prince au pays de Tintin

Invité d’une conférence sur le changement climatique et la sauvegarde des océans à Bruxelles, le prince Albert II a appelé au « ralliement » pour « répondre à un appel de détresse » de la nature

Les Belges, et particulièrement la jeunesse du Plat pays, sont en ordre de marche face à l’urgence climatique. Dans le sillage de l’adolescente suédoise Greta Thunberg, qui avait interpellé les grands de ce monde lors de la dernière COP24 et fustigé leur immobilisme face à la crise environnementale, des milliers de jeunes gens convergent régulièrement dans les rues belges.

Épicentre de la gronde européenne, Bruxelles accueillait justement une conférence de haut niveau, ce mardi, organisée par le gouvernement, sur le thème du changement climatique et de la préservation des océans.

Un thème cher au prince Albert II, invité à prendre la parole à la tribune du Palais d’Egmont devant un panel de 500 décideurs politiques et spécialistes internationaux, dont le directeur du Centre Scientifique de Monaco, Denis Allemand.

Des activistes s’invitent à la conférence

Une conférence vivante et ouverte, pour preuve le discours introductif du Premier ministre belge, Charles Michel, entrecoupé régulièrement de slogans « Urgence climatique ! » entonnés, depuis le fond de la salle, par des activistes du collectif Extinction Rebellion.

Accueilli par des huées, le Premier ministre a donné le change aux perturbateurs. « L’urgence climatique nous concerne tous et nous entendons les signaux donnés par la population, y compris ceux que nous venons de voir », a rétorqué Charles Michel, plaidant pour la recherche d’un équilibre à atteindre entre le développement économique et l’action climatique, sans omettre la dimension sociale.

Un appel au « Green Deal » matérialisé par la signature, y compris par Monaco, de la « Déclaration de Bruxelles », sorte de recueil des actions politiques à mener face au changement climatique et pour préserver les océans.

À la tribune, le prince Albert II a usé d’une métaphore sportive comme fil rouge : « Ce qui se joue sous nos yeux n’est rien d’autre qu’une course de vitesse, dans laquelle chaque ralliement compte. »

« Que ce ne soit pas la dernière course de l’humanité »

Une course parsemée d’obstacles mais qui n’est « pas perdue ». « Elle est disputée, intense, complexe. Son issue est incertaine (...) Mais, cette course, nous pouvons en influencer le résultat. Il nous revient de faire en sorte qu’elle ne soit pas la dernière de l’humanité et d’en écrire le règlement. »

Le souverain a dès lors rejoint le Premier ministre belge sur la nécessité de se reposer sur la recherche scientifique. « Grâce au travail de la communauté scientifique, nous pouvons mesurer l’avancée des dégradations commises par l’homme ainsi que la capacité de résilience des océans. »

« Mais la science seule ne peut pas tout »

Une planète bleue dont 90 % des fonds marins restent inconnus au XXIe siècle. Des mystères dont pourrait jaillir la lumière face à l’incontrôlable croissance démographique mondiale. « Sur une planète dont nous savons qu’elle est limitée, dont les ressources terrestres ne suffiront pas à répondre aux désirs d’une humanité de dix milliards d’individus ou plus, il est inévitable que les regards et les appétits se tournent encore davantage vers l’océan. »

L’occasion pour le souverain de rappeler que Monaco a porté le projet de rapport spécial du GIEC sur les océans et la cryosphère, dont la remise est attendue en septembre 2019. Ou encore l’adoption par les Nations Unies d’un Objectif de Développement Durable (ODD14) spécifique aux océans et la création d’un Fonds fiduciaire entre Monaco, France et Tunisie, pour financer le développement d’aires marines protégées en Méditerranée - projet porté par la Fondation Prince Albert II.

« Mais la science seule ne peut pas tout », a rappelé Albert II.

L’engagement politique « insuffisant »

Fils de bâtisseur et descendant d’explorateur, le prince Albert s’est alors mué en rassembleur à Bruxelles, exhortant à mobiliser les « collectivités locales, ONG, scientifiques, entreprises, particuliers… » et pointant du doigt « l’engagement encore insuffisant des décideurs politiques ».

« C’est une satisfaction de constater que nous sommes de plus en plus nombreux à nous engager dans ce nécessaire combat », s’est tout de même réjoui le souverain, ravi de s’exprimer devant « tant de défenseurs de l’océan ».

« Car les océans sont porteurs de solidarité et de responsabilité, de lois d’entraide qui peuvent nous inspirer », a-t-il justifié, concluant : « Répondre à un appel de détresse est ainsi, nous le savons, un impératif catégorique. »

Le souverain à la tribune devant le Premier ministre belge.
Le souverain a visité la Fondation Folon, artiste dont un atelier subsiste à Monaco, où il a œuvré durant vingt années.

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