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La chasse aux charançons ouverte dès le 8 mars à Monaco

Mis à jour le 20/02/2021 à 10:19 Publié le 20/02/2021 à 10:18
C’est à Fontvieille, dès le lundi 8 mars, que les premiers palmiers seront traités.

C’est à Fontvieille, dès le lundi 8 mars, que les premiers palmiers seront traités. Photo Jean-François Ottonello

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La chasse aux charançons ouverte dès le 8 mars à Monaco

Une nouvelle campagne de vaccination va débuter, celle des palmiers attaqués chaque année par ce parasite. Traitements préventifs, par capteurs ou répulsifs, le compte à rebours est lancé.

Comme chaque année, depuis plus de dix ans, la chasse aux "ravageurs" de palmiers va débuter. Un chantier colossal en Principauté qui enregistre quelques 820 palmiers sur ses terrains publics, et dénombre une quarantaine d’espèces environ.

Pour les nommer, le charançon rouge, répondant au doux nom latin de Rhynchophorus ferrugineus, et le papillon du palmier représentent de véritables menaces pour ces plantes exotiques. Cette année, les premières interventions commenceront dès le lundi 8 mars, dans les quartiers de Fontvieille.

Une lutte coordonnée

À Monaco, la Direction de l’aménagement urbain agit de concert avec le réseau Riviera Gardens. Robert Castellana en est l’initiateur. "Il était devenu primordial de mettre en place un réseau d’échanges d’expériences et de lutte coordonnée, expose-t-il. La progression des ravageurs dans le bassin méditerranéen menace l’existence de plus d’une centaine d’espèces de palmiers ornementaux, acclimatés dans les régions de la Riviera franco-italienne."

Chercheurs, industriels et associations sont rattachés aux différents projets, qui donnent naissance à des initiatives. Une enquête de l’Inrae (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement) par exemple, "vise à lister des espèces de palmiers moins susceptibles d’être attaquées par ces ravageurs, afin de proposer leur implantation aux collectivités, jardins, paysagistes, pépiniéristes, particuliers…"

"Un combat de longue haleine"

Si certaines communes ont baissé les bras, les attaques ne présentant pas de caractère endémique, ce n’est pas le cas à Monaco, bien au contraire. "Il faut savoir que les ravageurs s’attaquent à des palmiers aux troncs épais, avec de grosses têtes, note éric Vermiglio, chef de section à la Direction de l’aménagement urbain. On commencera donc par ceux-là. Et ensuite, c’est un combat de longue haleine qui nous attend."

La méthode ? "La première intervention sur le domaine public sera effectuée par des traitements préventifs, avec les nématodes, ajoute éric Vermiglio. Mélangé à l’eau, ce micro-organisme est injecté au cœur du palmier, tous les 21 jours si nécessaire, pour repousser les prédateurs."

Et si les travaux ne reprennent que début mars, "c’est que ce type d’action nécessite des températures assez élevées. Pour autant, le soleil reste un ennemi car ces solutions biologiques ne tolèrent pas les UV. Les travaux s’opéreront donc de bonne heure le matin ou au coucher du soleil."

Concernant les terrains privés, les propriétaires, syndics ou copropriétés doivent se tourner vers des entreprises spécialisées privées.

De nouvelles technologies pour se débarrasser des "ravageurs" de palmiers

Une « drone » de machine s’attaque, elle aussi, aux charançons.
Une « drone » de machine s’attaque, elle aussi, aux charançons. Photo archives Cyril Dodergny

Réunions annuelles, depuis 2015, en direction et avec les acteurs du secteur ; mise en commun et harmonisation des protocoles de lutte contre les indésirables ; mise en œuvre de partenariat… En amont, tout est fait pour optimiser la sauvegarde des palmiers.

En aval, ce sont différentes techniques, plus ou moins efficaces selon l’espèce de palmier en question, qui sont utilisées. "Les nouvelles technologies sont à ce jour l’utilisation de répulsifs et la pose de capteurs au niveau de la tête des palmiers, souligne éric Vermiglio. Ces capteurs doivent transmettre un signal à des bornes en cas d’attaques qui seront matérialisées par des vibrations."

Dans le cadre de la lutte biologique, la Direction de l’aménagement urbain a, par le passé, procédé à un traitement préventif des pins et des palmiers de la Principauté. "La méthodologie consiste à projeter sur les arbres, à l’aide de lanceurs à air comprimé (de type paintball), des billes biodégradables destinées à la protection des végétaux contre les insectes ravageurs."

Le drone est aussi redoutable. L’efficacité du traitement est en effet renforcée grâce à la précision du largage du produit à l’aide d’un laser de visée dans le cœur du palmier. Utile dans des endroits peu accessibles.

Le saviez-vous ?

C’est un papillon argentin qui dévore les palmiers de la Principauté. En 1997, il a été introduit lors de l’importation de ces plantes exotiques dans le sud de la France.

Surnommé le ravageur de palmiers, il fait jusqu’à 10 cm d’envergure et il n’a aucun prédateur naturel dans nos régions.

C’est la larve du papillon qui occasionne les dégâts sur les palmiers. Les palmes jaunissent et dessèchent. Une attaque grave entraîne la mort de ce dernier.

Sur la Riviera, il est apparu entre 2002 et 2006 et est actuellement le problème majeur pour les collections des jardins botaniques, avec les attaques fongiques (causée par un champignon ou autre organisme).

Le Paysandisia archon, dit le papillon du palmier.
Le Paysandisia archon, dit le papillon du palmier. Photo DR

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