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L’art urbain au service de la cause environnementale

Mis à jour le 28/06/2019 à 10:31 Publié le 28/06/2019 à 10:31

L’art urbain au service de la cause environnementale

Ces derniers jours, dix artistes ont planché sur le thème des animaux en voie de disparition. Les œuvres, vendues aux enchères, ont permis de récolter de l’argent pour la Fondation Prince Albert II

UPAW. Pour Urban Painting Around The World. Quatre lettres pour un mariage prolifique entre l’art urbain et l’environnement. Quel meilleur moyen que l’art pour distiller un message de tolérance envers la planète bleue et Dame Nature ? Ces trois derniers jours sur le quai Antoine-Ier, dix (street) artistes, parmi les plus grands noms du milieu, ont dégainé bombes, pinceaux et autres accessoires pour plancher sur un thème imposé. Après « Planète à croquer ? » pour l’acte II, le troisième round s’est intéressé aux animaux en voie de disparition.

À part ce sujet prédéfini et la nécessité de pondre un triptyque, ce fut carte blanche pour ces apôtres de l’art urbain et du graffiti. Certains sensibilisent et éveillent les consciences, d’autres alertent ou dénoncent.

Au moins 25 000 euros récoltés

Belinda Bussotti, « Beli » de son nom d’artiste, a choisi la cause de la sauvegarde des requins, qu’elle défend depuis une décennie, mais aussi celle des orangs-outans. « Je m’y suis intéressée depuis peu. Une image m’a marquée, celle de cet orang-outan qui frappe une pelleteuse qui détruit sa maison, confie celle qui se définit comme une militante environnementale et animaliste. La déforestation fait des ravages. Si cela continue au profit de la culture de l’huile de palme, il leur reste moins de dix ans à vivre. »

Un peu plus loin, Anthony Alberti, alias Mr One Teas, a esquissé trois espèces en voie d’extinction. Un cacatoès à huppe jaune pour les airs, un panda géant pour la terre et un marsouin du Pacifique pour le milieu marin. « Pour la dernière espèce, il n’en reste que dix dans le monde », regrette celui qui a, bien volontiers, changé son style pour l’occasion.

D’autres comme le Français Atlas ou la Japonaise Mina Hamada ont, au contraire, viré dans l’abstrait. Au public d’ouvrir son esprit pour déceler des détails, des formes, des couleurs traduisant le message de l’artiste. Même les collégiens de Charles-III ont mis la main à la pâte. Le prince Albert II, cette année, n’aura pas « graffé » sur le mur d’expression libre mais n’aura pas manqué de rencontrer tous les artistes et de les féliciter, un par un, pour leur engagement en faveur de l’environnement. Des fresques éphémères qui, par le biais d’une vente aux enchères en live hier soir, ont permis de récolter la coquette somme d’au moins 25 000 euros, au profit de la Fondation Prince Albert II. « Les deux dernières années, l’argent récolté avait permis de participer à la sauvegarde des chimpanzés en Ouganda », se félicitent Cinzia et Alberto Colman, les organisateurs.

Sur le quai Antoine-Ier, où était basé le village UPAW, le prince Albert II a rencontré tous les artistes urbains.

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