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L’art de Kobra au secours de la planète à Monaco Hamilton possède un de mes portraits de Senna

Mis à jour le 17/03/2019 à 10:15 Publié le 17/03/2019 à 10:15
Réputé pour ses portaits géants d’artistes et icônes de la paix, Eduardo Kobra devait terminer sa  fresque sur l’environnement ce samedi, devant le Yacht-club de Monaco.

Réputé pour ses portaits géants d’artistes et icônes de la paix, Eduardo Kobra devait terminer sa fresque sur l’environnement ce samedi, devant le Yacht-club de Monaco. Dylan Meiffret

L’art de Kobra au secours de la planète à Monaco Hamilton possède un de mes portraits de Senna

Alors que de Paris à Toulon, les marches pour le climat ont rencontré un franc succès hier, le street-artist brésilien Eduardo Kobra peint actuellement une superbe fresque sur l’environnement en Principauté

Depuis quelques jours, le street-artist brésilien Kobra est à l’œuvre à Monaco, où il réalise une fresque de 7 mètres par 12 sur une bâche tendue au pied au Yacht-club de la Principauté.

Réputé pour ses murs colorés et ses portraits XXL d’icônes de la paix (lire ci-dessous), Kobra n’avait jamais eu à composer sur une « toile » aussi souple. « On n’a pas trouvé de mur à Monaco, alors on a décidé de le faire comme ça. J’espère revenir faire un vrai mur ! », plaisante l’artiste entre deux coups de bombe.

« Un an de travail »

À l’initiative de cette performance, la présidente et fondatrice de l’association Brasil Monaco Project, Luciana de Montigny. « C’est la responsable de la direction du tourisme et des congrès au Brésil, qui le connaît depuis des années, qui m’a donné l’idée de le faire venir à Monaco. Il y a un an qu’on travaille sur ce projet et, après l’inauguration de l’œuvre lundi prochain [demain à 11 h 30, devant le Yacht-club], Monseigneur [le prince Albert II] nous a donné l’autorisation de l’accrocher sur les remparts extérieurs du Fort Antoine pendant neuf mois. »

Une vitrine de choix pour cet artiste aux quelque 750 000 abonnés sur Instagram, dont chaque œuvre est porteuse de messages engagés. Parmi ses marottes : la dénonciation de la tauromachie, la surpêche ou encore le réchauffement climatique. À Monaco, ce dernier thème, et particulièrement la protection des océans, s’est imposé au vu de l’engagement du prince Albert II en la matière.

Kobra a choisi de réinterpréter un tableau de Dali, La persistance de la mémoire (1931), et ses fameuses montres molles. Sauf que là, ce monde se meurt. à Monaco, une banquise molle, fondant inexorablement, remplace la plage méditerranéenne et ses inaltérables rochers de Dali. Les montres faisant office de compte à rebours face à l’urgence d’agir à la sauvegarde de la Planète bleue.

« J’avais des larmes qui coulaient »

Technique et éthique, un diptyque indissociable du parcours de Kobra qui, chaque fois, emprunte les codes d’un de ses pairs pour y apposer son message.

« Au départ, je voulais faire quelque chose lié à l’Amazonie, mais c’est un peu compliqué avec le nouveau gouvernement brésilien. Ce sujet s’est finalement imposé au regard de l’engagement du prince, révèle Luciana de Montigny. Eduardo m’a envoyé plusieurs photos de ses idées et quand j’ai reçu celle-là, j’avais des larmes qui coulaient. C’était exactement ce que je voulais. Il a même choisi Dali, sans savoir qu’il sera l’artiste de l’exposition d’été du Grimaldi Forum ! »

Timing parfait aussi, puisque la fresque sera livrée à l’aube du lancement de la 5e Monaco Ocean Week (du 24 au 30 mars).

Quant à l’unique réplique en petit format de l’œuvre, elle sera, dès que possible, vendue au profit de la Fondation Prince Albert II.

Perché sur sa nacelle, masque de protection sur le visage et doigts saupoudrés de résidus de bombes, Eduardo Kobra est dans son élément. Concentré et complice avec ses deux fidèles compatriotes qui usent généreusement du pistolet à peinture.

Les pieds sur terre et le masque tombé, l’artiste relève son chapeau marron d’une classieuse pichenette, dégaine son plus franc sourire et vous aborde avec une « coolitude » toute brésilienne : « Tudo bem ? »


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