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En 2019, ils se sont mobilisés Ecoslowasting, le site pour lutter contre la gaspillage Une famille roquebrunoise s’apprête à prendre la mer pour sauver les océans Des éco-délégués élus à Curie

Mis à jour le 03/01/2020 à 10:01 Publié le 03/01/2020 à 10:01
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En 2019, ils se sont mobilisés Ecoslowasting, le site pour lutter contre la gaspillage Une famille roquebrunoise s’apprête à prendre la mer pour sauver les océans Des éco-délégués élus à Curie

ou la préserver pour l’avenir, on fait le bilan d’une année d’actions autour de la nature

Pour leur union à la basilique de Menton puis au salon du Louvre, le 21 septembre, Julie et Jérémy ont décidé de tout mettre en œuvre pour que les festivités soient respectueuses de l’environnement et de la nature. Une volonté qui correspond à des convictions bien ancrées pour ces écolos.

Conscient que lors de la plupart des festivités, les convives consomment à l’excès, le couple s’est attaché à proposer des alternatives. Pour les boissons, le plastique avait ainsi été proscrit au profit de carafes ou de bouteilles consignées d’eau gazeuse. Afin de limiter l’utilisation des verres, Julie et Jérémy avaient opté pour des verres sans pieds - récupérés à la donnerie de la Carf - pour qu’on ne puisse pas les poser. Tout le monde ayant déjà eu l’expérience de reprendre un verre, par facilité, après avoir oublié où se trouvait le premier. Pour le transport de la basilique à la salle de réception, ils avaient privatisé le petit train. Et mis en place toutes sortes de petites astuces pour limiter l’impact sur la planète.

Répondant à un appel à projet de la Dreal (Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement), l’association environnementale Aspona a travaillé durant trois mois pour établir un plan d’action afin de redonner de l’air et de la fraîcheur à trois quartiers de la ville : l’Annonciade, le bas du Borrigo et le bas du Val de Gorbio.

Forts de visites sur le terrain et d’un voyage à Varese Ligure - 1er village d’Europe à avoir reçu la certification environnementale ISO 14001 - les bénévoles, aidés d’habitants, ont établi une liste des chantiers à engager pour chaque quartier étudié.

Rien n’a été laissé de côté : vitesse de circulation et fréquentation des véhicules à moteurs, obstacles aux déplacements des piétons, organisation des jardins publics et privés, état des végétaux, ancienneté des immeubles, présence de bacs à ordures, dépôts sauvages, états des ruisseaux, qualité de l’air ou encore présence de panneaux solaires…

Lors d’une réunion publique, début décembre, les bénévoles ont présenté leurs travaux. Pour chaque zone, ils ont établi des axes prioritaires et des échéances pour les réaliser. Parmi les mesures à lancer d’ici à la fin 2020 on retrouve ainsi : la création de parcours sécurisés pour les vélos dans le Borrigo et le Val de Gorbio afin de décourager l’usage des véhicules à moteur, un entretien régulier des vallons pour engager une reconquête de la nature ou encore la promotion des énergies renouvelables en incitant à installer des panneaux photovoltaïques en remplacement des chaudières au fuel polluantes.

Menton n’est pas particulièrement connue pour sa fièvre manifestante. En 2019, une cause a pourtant poussé un nombre record d’habitants à se mobiliser : la défense de l’environnement. Et c’est tantôt à pied, tantôt à vélo que les Mentonnais se sont montrés pour faire entendre leur voix verte. En mars, puis en septembre, deux marches pour le climat ont ainsi été organisées - répondant à un appel national en ce sens. Et organisateurs comme forces de l’ordre n’imaginaient clairement pas que la première d’entre elles attirerait tant de monde - plus de trois cents personnes ! « Il est encore temps, agissons maintenant » fut en substance le message de ce rassemblement « apolitique », visant à se faire entendre des pouvoirs publics, car « l’urgence est là et que les politiques ont été élus pour cela ! » La pluie aura malheureusement eu raison de la deuxième mobilisation, où seule 60 courageux se sont réunis. Mais l’attente est bien là, et une partie des habitants le fait savoir.

Dans le même esprit, la nouvelle association « Se déplacer à vélo à Menton », ainsi qu’un collectif citoyen ont organisé début décembre une première cyclo parade entre Roquebrune et Menton. L’objectif de ce défilé festif ? Demander plus de place et de sécurité pour les bicyclettes en ville. « Ce n’est pas qu’une question de piste cyclable. Le véritable enjeu, ce sont les parkings. La première chose à faire serait de mettre des arceaux », soulignait alors une manifestante.

Pour la première fois, la Communauté de la Riviera française (Carf) a organisé en juin les « Journées de la mer », aux Sablettes et dans les deux ports mentonnais. Avec une volonté appuyée de jouer sur deux plans : le divertissement et la pédagogie.

Toutes les associations locales de défense de l’environnement marin étaient naturellement présentes pour l’occasion. Ainsi que des archéologues sous-marins, le Musée de la préhistoire, les institutions, ou encore des plongeurs. Sans oublier les familles, intéressées à l’idée de savoir comment mieux protéger la Méditerranée. Ainsi petits et grands auront-ils appris que les herbiers de posidonies occupent un rôle prépondérant, en tant que « poumon de la mer » ; que l’ancrage est interdit au gros navire en deçà d’une profondeur donnée dans la baie de Roquebrune. Certains seront montés à bord du Santo Sospir de l’association SOS Grande bleu. D’autres auront embarqué sur le Brigantin, dans le cadre d’une visite au fil de l’eau, en partenariat avec le service du Patrimoine. D’autres encore se seront rapprochés du Centre de découverte du monde marin pour réaliser leur propre après-soleil 100 % naturel, à base d’huiles essentielles. Preuve qu’on peut agir même à petite échelle.

Le 6 septembre, la publication d’un communiqué de presse du ministre de l’Agriculture confirmait l’identification de deux oliviers contaminés par la bactérie Xylella fastidiosa : l’un à Antibes, l’autre à Menton, dans le jardin du Palais de Carnolès. L’arbre était abattu quelques jours après. « Il est hors de question de prendre le moindre risque ; il faut agir tout de suite », synthétisait le responsable des Parcs et Jardins, Franck Roturier. Deux autres oliviers, situés dans un rayon de 10 mètres, subissaient le même sort. Le mois suivant, dix arbres du Palais de Carnolès étaient élagués. Des filets dits « insectes proof » étaient posés afin d’empêcher les insectes possiblement porteurs de la bactérie de se nourrir de la sève des arbres et de les contaminer. Une quarantaine de « plantes hôtes », considérées comme susceptibles d’attraper la maladie était aussi arrachée.


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