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Il fonctionne à l'énergie solaire Pas de problème de transit chez WES Chasseur de familles fortunées

Mis à jour le 08/04/2016 à 05:06 Publié le 08/04/2016 à 05:06
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Il fonctionne à l'énergie solaire Pas de problème de transit chez WES Chasseur de familles fortunées

Michael Kiilerich n'est pas venu pour rien à São Paulo.

Michael Kiilerich n'est pas venu pour rien à São Paulo. Le gérant de la société Monacorp, spécialisée dans le conseil en énergie solaire, est rentré à Monaco avec deux projets en poche. Le métier de cette entreprise installée depuis un an à Monaco consiste à réaliser des études et trouver des solutions en amont d'une construction ou d'une réhabilitation dans le but d'y intégrer l'énergie solaire.

Ses marchés de prédilection : l'Asie, le Moyen-Orient et l'Afrique. Et sans doute aussi bientôt le Brésil. Lors du dîner de gala organisé mardi soir au Yacht-club de São Paulo, Michael Kiilerich a fait la connaissance d'un dirigeant brésilien qui évolue dans le secteur des mines. « Quand on installe un tel chantier, il n'y a pas de réseau électrique, explique-t-il. Pour éviter le générateur, le pétrole pour l'alimenter, les vibrations, le bruit et les pannes, nous allons proposer un parc solaire qui pourra électrifier la mine. »

Une autre rencontre s'annonce très prometteuse. La veille, lundi matin, le jeune patron de Monacorp, lors de la matinée d'échanges passée à la Fecomercio de São Paulo, a discuté avec son directeur international, Jean-Claude Silberfeld. « La ville de São Paulo est à la recherche d'un projet exceptionnel d'alimentation en énergie solaire. Il m'a demandé de lui présenter quelque chose d'extraordinaire. J'ai une petite idée… » Alimenter une ville tentaculaire en énergie solaire est un projet à 100 millions d'euros. Pas une paille.

Décidément, Michael Kiilerich n'est pas venu pour rien à São Paulo.

Tous les transitaires vous le diront : faire entrer ou sortir des marchandises au Brésil et en Russie est d'une complexité extrême. « Les contraintes douanières sont telles que personne ne sait comment faire pour dédouaner une marchandise. De guère lasse, on laisse généralement tomber. » Thierry Cognard et Alexandre Trueba, les cogérants de la société WES, une PME évoluant dans le secteur de la logistique, sont venus à São Paulo avec l'espoir de résoudre ce casse-tête chinois.

« On pense avoir trouvé la clé, avancent-ils. Avec les Brésiliens, on ne peut pas résoudre ces problèmes administratifs à distance. Il faut les rencontrer, en tête à tête. On a compris comment il fallait fonctionner. Cela va maintenant nous ouvrir des portes. » Surtout à quatre mois des Jeux Olympiques de Rio, événement qui nécessitera le transport d'une quantité gigantesque de matériels et marchandises de tous ordres. Mais attention, WES ne compte pas transporter n'importe quoi au Brésil à cette occasion. Car cette société a une spécialité, la logistique de produits de luxe. Et un contrat qui n'attendait plus que la levée de l'aléa douanier. « Un grand couturier français va organiser un défilé de mode pendant les JO. Tout doit être parfaitement bien huilé pour acheminer sur place les vêtements, chaussures, accessoires, maroquinerie, matériel photo, etc. » Ces trois jours à São Paulo auront rendu ce marché possible. Et de nombreux autres, désormais, vers le Brésil.

Il fait partie de ces dirigeants qui travaillent déjà avec le Brésil. Gian Luca Braggiotti dispose même d'un représentant de Monaco Asset Management à São Paulo depuis quatre ans. Son métier : « On essaie d'attirer vers Monaco de riches familles brésiliennes », explique le président délégué de cette société. Spécialisée dans la gestion de fortunes, Monaco Asset Management tente ainsi de convaincre des Brésiliens d'investir en Principauté, d'y déposer des fonds ou d'investir, notamment dans l'immobilier. Un bon moyen, d'ailleurs, pour ces riches Brésiliens de protéger leur fortune en l'exilant d'un pays en crise.

Dans le secteur d'activité de Gian Luca Braggiotti, le potentiel est énorme. « Il y a beaucoup de familles très riches au Brésil, confie-t-il. Par tradition, elles considèrent Miami comme l'endroit idéal pour s'installer ou investir. Et comme les Brésiliens aiment le bling-bling, la Formule 1, les Rolex Masters, le Bal de la Rose et les grands restaurants. Monaco a tous les atouts pour eux. »

Et ça marche. Sur un portefeuille de 130 familles fortunées, pour l'essentiel des Anglais, Allemands, Scandinaves et Italiens, Monaco Asset Management gère aujourd'hui les intérêts d'une dizaine de Brésiliens. Et en conquiert trois par an. « C'est énorme pour nous », considère Gian Luca Braggiotti. Qui mise sur le Brésil, dans son souci de diversification hors de l'Europe.


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