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Greta Thunberg, l’activiste A quoi ressemble la vie à bord de Malizia II ?

Mis à jour le 19/08/2019 à 10:26 Publié le 19/08/2019 à 10:25
Malizia II pointait cette nuit à un peu plus de 2000 milles nautiques de New York. Arrivée prévue le 27 août.

Greta Thunberg, l’activiste A quoi ressemble la vie à bord de Malizia II ?

Personnage fascinant, la Suédoise de 16 ans est devenue le visage de la défense de l’environnement. Aidée par le Monégasque Pierre Casiraghi, elle doit se défendre même au milieu de l’Atlantique

Bateau de la classe des Imoca 60, Malizia II n’est pas un voilier de croisière mais un engin de course à l’intérieur dépouillé, puisqu’optimisé pour la compétition. Si aucune modification majeure n’a été apportée à sa structure pour cette Transatlantique avec des novices, quelques ajustements ont été réalisés comme confié par Boris Herrmann à Ouest-France.

« Nous avons installé des rideaux devant les deux couchettes du bord - bâbord et tribord - pour qu’il y ait un peu plus d’intimité. Plus un petit espace privé devant, pour Greta et son père. Chacun aura sa couchette et pourra fermer ses rideaux pour rester un peu seul ou pour dormir. » Summum du luxe, des matelas ont fait leur apparition.

Pour le reste, les conditions seront parfois spartiates, comme lors des courses à grande vitesse au large. « On va faire comme si c’était une course ou un convoyage, que nous faisons souvent aussi avec des femmes. Bien sûr, il n’y a pas de douche, ni de WC, ni de lavabo à bord. On improvise avec des lingettes et un seau… En fin de compte, ce sera comme au camping sauvage ou presque… un sac de couchage, des vêtements polaires, un petit réchaud à gaz et la vue à 360° sur l’horizon. Parfois, c’est très joli. À mon avis, les mouvements inhabituels à bord, et permanents, seront le plus grand défi pour eux. Le reste, ce seront des petits inconvénients. »

Et effectivement la première sortie d’entraînement avant le grand départ du 14 août a provoqué quelques nausées chez Greta Thunberg. Et si la jeune activiste pose depuis avec le sourire, la mer n’est pas des plus calmes. D’autant que les skippers ont pris l’option du Nord, au lieu de suivre la route des Alizés, réputée moins tumultueuse.

« Ce sera une traversée historique, longue et sûrement difficile à certains moments, prédisait Pierre Casiraghi. Le plus dur est de laisser la famille à la maison, mais nous sommes prêts et le bateau aussi ». Si Greta a embarqué avec son père, ses pensées iront vers sa mère, sa sœur, mais aussi ses deux chiens, Moses et Roxy, un golden retriever et un labrador. Et Freyja, sa jument islandaise de 17 ans, un cheval de thérapie pour les enfants atteints du syndrome d’Asperger (forme d’autisme), comme elle.

Entre deux remous, les repas prennent la forme de paquets d’aliments végétaliens lyophilisés, mélangés à de l’eau chauffée sur une petite cuisinière à gaz. La seule (petite) source de carbone puisque le moteur à combustion a été scellé avant le départ et ne servira pas, sauf urgence.

Si Pierre Casiraghi et Boris Herrmann assurent les quarts et se relaient aux manœuvres, les passagers ont quartier libre. « Je lui ai conseillé des choses à lire. Des livres ou des versions numériques. Et de la musique, plus des films… et un peu de divertissements pour mieux passer le temps. Nous fournissons des vêtements et tout l’équipement nécessaire à bord », précise Boris Herrmann.

Des panneaux solaires à la pointe de la technologie ornent le pont et les flancs du voilier, tandis que deux générateurs hydrauliques fournissent l’ensemble de l’électricité nécessaire à bord. Sur les voiles, les mentions « A Race Must Win, Climate Action Now ! » et le «#FridaysForFuture » cher à Greta et synonyme de grève scolaire. Le point de départ de son action (lire page suivante).

Alors que le prince Harry et Meghan Markle s’attirent les foudres des médias outre-Manche pour leurs vacances en jet privé contraires à leur position publique sur le réchauffement climatique, la militante écologiste suédoise, Greta Thunberg, qui vogue vers New York à bord du voilier de Pierre Casiraghi, Malizia II, essuie également de nouvelles critiques sur le bilan carbone de son expédition qui ne serait pas aussi vertueux qu’annoncé (lire page suivante).

Attendue au Sommet sur le climat de l’ONU, où elle prendra la parole à l’invitation du secrétaire général de l’Organisation, Antonio Guterres, l’activiste surmédiatisée depuis sa première grève scolaire pour le climat à l’été 2018, semble imperméable aux commentaires, forte de millions de partisans sur les réseaux sociaux et dans les rues.

Partie de Plymouth (Angleterre) le 14 août, Greta Thunberg a embarqué aux côtés de son père, Svante, du cinéaste Nathan Grossman et des deux skippers de Malizia II, Boris Herrmann et Pierre Casiraghi, après que ce dernier ait tendu la main à celle qui refuse de voyager en avion (lire ci-contre).

Skipper de Malizia II, et par ailleurs vice-président du Yacht-club de Monaco, Pierre Casiraghi a justifié, avant son départ, son choix d’embarquer Greta Thunberg. Un choix du cœur, qui dépasse les polémiques, pour soutenir des convictions écologiques qu’il partage avec son oncle, le prince Albert II. « Je pense qu’il faut sensibiliser le grand public sur l’augmentation des émissions mondiales et de la pollution due à l’activité humaine. Convaincre les gouvernements et les institutions internationales de se mobiliser et d’appliquer les lois pour protéger l’humanité et la biodiversité, est de la plus haute importance pour l’avenir de notre planète. Greta est une ambassadrice qui délivre un message fondamental à la fois pour notre société et pour la survie des générations futures (...) Je respecte le courage de Greta de partir dans cette aventure, son engagement total, son sacrifice et son combat pour ce qui est probablement un des plus grands défis actuels de l’humanité. »

Boris Herrmann a briefé Greta Thunberg et son père avant le départ. Malgré les remous, le sourire est là.
Pierre, Boris et Greta ont un plan commun.

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