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Fuite d’huile contenue sur l’extension en mer

Mis à jour le 28/06/2019 à 10:11 Publié le 28/06/2019 à 10:10
Douze embarcations, au total, ont été mobilisées lors de cette intervention notamment par Bouygues Travaux Publics et Ecotank.

Douze embarcations, au total, ont été mobilisées lors de cette intervention notamment par Bouygues Travaux Publics et Ecotank. Jean-François Ottonello

Fuite d’huile contenue sur l’extension en mer

Mercredi soir, 80 litres d’huile hydraulique bio se sont déversés sur le plan d’eau du chantier, côté Grimaldi Forum, lors d’une opération d’enlèvement d’enrochements. La pollution a été maîtrisée

Le hasard du calendrier fait parfois bien les choses. Le 11 juin dernier, les protagonistes de l’extension en mer menaient de concert un exercice antipollution. Une simulation d’intervention autour d’un scénario catastrophe préétabli : la fuite de 300 litres d’huile hydraulique. Ce mercredi peu après 20 heures, ce sont 80 litres de cette huile biodégradable qui se sont réellement déversés sur le plan d’eau.

Certes, les acteurs de ce chantier titanesque s’en seraient bien volontiers passés mais, du coup, cela leur a permis d’appliquer à la lettre les procédures d’intervention révisées deux semaines plus tôt.

Une cellule de crise activée

L’alerte a été donnée lorsque le flexible hydraulique qui alimentait un grappin travaillant sur l’enlèvement d’enrochements (1) s’est rompu, déversant ainsi un flot de ce liquide. À l’intérieur même de la ceinture protectrice de caissons, du côté du Grimaldi Forum. Il n’en fallait guère plus pour activer une cellule de crise avec, aux manettes, les services de l’État, Bouygues Travaux publics et la SAM Anse du Portier. Objectifs ? « Contrôler la coordination des opérations de lutte contre la pollution, vérifier la cohérence des différents moyens matériels et humains utilisés et, enfin, acter la maîtrise de la pollution et d’une solution sous contrôle », expliquait, au moment de l’exercice, Jean-Luc Nguyen, directeur des Travaux publics de la Principauté.

Ecotank, chargée par Bouygues TP d’une astreinte 24h/24 pour lutter contre d’éventuelles pollutions, a alors déployé divers moyens d’action pour contenir la pollution. « On a d’abord placé des boudins hydrophobes qui n’aspirent que l’hydrocarbure puis, au niveau de la ceinture de caissons, un barrage à jupe de 70 centimètres de profondeur. Des bateaux entourés de ces boudins circulaient aussi sur le plan d’eau pour absorber la pollution. On a aussi mis des feuilles absorbantes qu’on jette sur l’eau », détaille Errais Meritch, directeur d’exploitation et du développement chez Ecotank.

Parallèlement, les réserves naturelles du Larvotto et des Spélugues étaient protégées, à titre préventif, par des barrages.

Hier jusqu’à 15 heures, des opérations de contrôle étaient toujours en cours pour s’assurer qu’aucun résidu ne reste sur le plan d’eau. Quelques traces identifiées à l’extérieur de l’emprise du chantier ont été traitées en début de matinée mais très vite résorbées. Un temps interdite à la baignade - le drapeau rouge étant levé par précaution - la plage du Larvotto était de nouveau accessible aux baigneurs en fin de matinée.


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