"En un mois, les frelons asiatiques ont mangé 60.000 abeilles", un apiculteur de la Côte d'Azur alerte sur ce fléau

Des frelons asiatiques ont attaqué plusieurs ruches d’un apiculteur amateur à Coursegoules. Il alerte sur cette problématique.

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Alice David Publié le 22/11/2022 à 19:10, mis à jour le 22/11/2022 à 18:25
Un apiculteur amateur, qui a un rucher à Coursegoules, alerte sur la prolifération de frelons asiatiques. DR

Quentin, un apiculteur amateur qui dispose de deux ruchers (à Coursegoules et à Gréolières-les-Neiges), souhaite alerter sur la présence du frelon asiatique dans le département. Et, surtout, sur les dangers qu’engendre la prolifération de cet insecte.

"Ce serait bien que les gens puissent savoir reconnaître un nid pour le signaler. Il y a les nids primaires qui sont gros comme une balle de tennis et que l’on retrouve souvent sur les toitures, dans des garages, dans les bottes de foin. Après le printemps, les reines partent faire un autre nid, plus gros. C’est cela qu’on retrouve souvent dans les arbres."

"Elles ont toutes été mangées"

Cet apiculteur amateur compte se rapprocher des syndicats afin de trouver des solutions: "Le syndicat Groupement de défense sanitaire apicole (GDSA) a élaboré un plan national pour piéger les frelons asiatiques au printemps. Il faudrait qu’il soit appliqué et que les communes ou le Département mettent y participent."

 

Le réchauffement climatique y est pour quelque chose, il l’assure: "Ça fait 12 ans que mon père a ses ruches à Coursegoules. Normalement, en octobre, il faisait moins de 5 degrés la nuit et il n’y avait pas de frelons. Avant, on allait à la montagne pour fuir les frelons maintenant, c’est l’inverse."

Début novembre, Quentin assure en avoir fait les frais. Il témoigne: "Je ne m’y étais pas rendu depuis trois semaines et quand je suis arrivé à mon rucher de Coursegoules, j’ai vu 200 frelons asiatiques près des ruches. Sur mes 12 ruches, il y en a 4 où il n’y avait plus une seule abeille. Elles ont toutes été mangées. Ils se servent des protéines des abeilles pour nourrir leur larve et le miel, c’est pour eux. J’ai ramené ses ruches sur les collines de Nice, à Saint-Pancrace. Dans les huit qui ont été les moins touchées, environ la moitié des abeilles a survécu. Je croise les doigts pour que les abeilles aient assez de temps pour recréer une population. J’en ai trois qui peuvent s’en sortir. Dans mes ruches, j’avais 20.000 abeilles. Donc, en un mois les frelons en ont mangé 60.000."

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