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Le Club bouliste du Rocher s’incline à Nice

Mis à jour le 27/02/2020 à 11:03 Publié le 27/02/2020 à 11:02
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Le Club bouliste du Rocher s’incline à Nice

Parler environnement à deux centimètres de plantes en pot, on ne va pas se mentir : y’a de quoi sourire.

Parler environnement à deux centimètres de plantes en pot, on ne va pas se mentir : y’a de quoi sourire. Blague à part, la question de l’urbanisme face aux enjeux environnementaux s’avère on ne peut plus prégnante. Une prise de conscience qui a permis de débuter les festivités en donnant la parole à chaque candidat.

- Tanguy Cornec : « L’enjeu principal des dix prochaines années c’est la lutte contre l’imperméabilisation des sols. Antibes concentre en une seule ville toutes les erreurs commises par les politiciens précédents avec une urbanisation délirante, des projets pharaoniques. Nous entendons réviser le PLU pour diminuer par deux la constructibilité. Nous réviserons les cinq projets à enjeux prévus par Jean Leonetti à la baisse. Le logement social ? Nous le réserverons aux personnes âgées et jeunes ménages antibois. Exclusivement. Il faut stopper l’arrachage des arbres et replanter. Nous nous engageons à restaurer la place De-Gaulle comme elle était : une belle fontaine, des orangers, des bancs. »

- Arnaud Delcasse : « Antibes perd des habitants - 2000 en 5 ans. Majoritairement des jeunes. Il y a 34 % de résidence secondaire et 6 % de logements vacants. On empêche la population de s’installer avec seulement 10 % de logements sociaux. On voit les drames humains que vivent certaines personnes à la merci des marchands de sommeil… Nous voulons préempter les 6 % de logements vacants pour les mettre dans le parc social pour passer à 16 % et atteindre à terme les 25 % de la loi SRU. Concernant l’environnement : on ne veut pas que la ville s’étende. Nous sommes pour un moratoire sur l’extension des grandes surfaces. À la place de celle de Carrefour on imagine un projet d’économie sociale et solidaire. Nous voulons préserver les espaces naturels et notamment les vallons pour permettre à l’eau de s’écouler et lutter contre l’imperméabilisation. »

- Éric Ducatel : « Notre positionnement général repose sur le plus de participation possible des Antibois et Juanais. Ils doivent se réapproprier le PLU et qu’on les informe. Nous pensons notamment à des jardins participatifs, des potagers partagés. Tout cela est un élément essentiel pour recréer du lien social, de la proximité et de l’emploi. »

- Bérengère Humbert : « En créant une délégation à la protection animale nous allons permettre aux animaux de bien vivre avec les Antibois. L’architecture moderne apporte des façades lisses vitrées, ce qui est une démarche tueuse pour les animaux. Il n’y a pas de nidification possible. Toute extension de zone urbaine entraîne une déforestation et donc la réduction de l’habitat des animaux. Il faut végétaliser le mobilier urbain existant comme le dessus des abribus. Et insérer dans les documents d’urbanisation l’obligation d’aménager des alvéoles, corniches, nichoirs pour oiseaux et abeilles. Également éviter de couper les arbres qui sont des refuges très importants. Je pense aussi aux caniparcs pour nos animaux mais aussi à des espaces de vie pour les chats libres. »

- Jean Leonetti : « La Ville a pris un certain nombre de mesures face aux deux lois de densification prises sous le gouvernement socialiste - SRU imposant 25 % de logement social et Duflot (Alur) supprimant le coefficient d’occupation des sols. La ville a acheté 40 millions d’euros de terrain pour éviter la spéculation. On le voit aux Combes. Dans le PLU on a 30 % de moins de constructibilité et 30 hectares protégés en plus. Avec des règles plus restrictives sur les étages et le recul par rapport au trottoir. Enfin, on a créé 20 parcs et jardins supplémentaires à la demande de la consultation populaire. Pas un habitant dans cette ville aura à moins de dix minutes à pied de chez lui un espace vert ou d’un jardin. Il faut retrouver des lieux de vie, aux Semboules, à la Fontonne. Et un vaste parc pour les animaux et les hommes. Le logement social est nécessaire en fonction des besoins et pas d’un chiffre. Concernant l’accès à la propriété sociale : c’est 15 %. »

- Michel Morgana : « La problématique ce sont les hôtels à l’abandon à Juan. Les gens ne comprennent pas ce qu’il se passe. Il faut rénover l’existant. Pourquoi ne pas préempter ? Il faut également s’occuper du ponton Courbet. »

- Michèle Muratore : « Il faut un urbanisme respectueux de l’environnement. Une remise en état des continuités écologiques avec une réflexion plus globale des espaces urbains. Il ne faut plus toucher aux espaces libres, végétalisés. Quant au problème du logement social, nous serons à 13 % à la fin du PLH. Il y a 3 000 demandes. À savoir que 70 % de la population d’Antibes pourrait prétendre à un logement social. On propose d’ajouter 10 % d’accession sociale à la propriété. On doit utiliser les aides disponibles également. »

- Mathilde Tessier : « Il faut privilégier une meilleure organisation et optimisation de la ville pour cohabiter avec la biodiversité. Nous voulons revoir le plan de circulation et d’aménagement. Nous voulons également travailler avec les propriétaires des logements vides à l’année pour créer de l’offre et ainsi limiter les constructions neuves. Quant aux espaces verts, il faut les développer et notamment remettre des arbres fruitiers en ville ou encore des plantes mellifères. »

- François Zema : « Aujourd’hui il y a plus de 600 logements en construction à Antibes. Le problème ce n’est pas de construire : c’est la façon dont c’est fait. Là, c’est anarchique. Un bus ne peut pas croiser une voiture aux Combes par exemple. Je suis pour un urbanisme raisonné en prévoyant les aménagements de réseaux d’eaux pluviales et usées. Concernant la zone des Pétroliers, les gens redoutent d’y voir sortir un hôtel, un immeuble, des commerces. Eh bien je propose un projet de création d’une coulée verte allant du Fort Carré à la chapelle avec 1200 places de parking en sous-sol. Une zone piétonne et de vraies pistes cyclables. »

Une fois n’est pas coutume, l’ombre d’Open Sky a été invoquée en terres antiboises. Le projet de la Compagnie de Phalsbourg - qui prévoit notamment 40 000 m2 de surfaces commerciales - sur la ZAC des Clausonnes de Valbonne a été évoqué par trois candidats, s’y opposant clairement. Mathilde Tessier, pour Vos idées, notre ville, et François Zema, pour Un nouveau souffle et également la liste 49 Juantibois. Le candidat investi par LREM pointe du doigt le rôle de la Communauté d’agglomération Sophia Antipolis : « La mairie d’Antibes c’est 44 % de la Casa. Ce projet est une véritable catastrophe écologique. » Perche tendue au maire sortant, Jean Leonetti - accessoirement président de la Casa - qui saisit le micro pour exprimer sa « clarification » : « La Casa n’a rien à voir là-dedans. Deux délibérations ont été votées à l’unanimité pour dire qu’Open Sky relève de la responsabilité de la mairie de Valbonne, le préfet est également allé en ce sens. Je rappelle que les droits d’urbanisme appartiennent aux communes. Le permis d’Open Sky a été donné par la mairie de Valbonne, tout comme la déclaration d’utilité publique. » Profitant de l’occasion pour rappeler sa position contre le projet, le porteur de la liste Ensemble pour Antibes-Juan-les-Pins, souligne son souhait de voir « un palais de la découverte du numérique » naître à la place. Un peu plus tard dans la soirée, Tanguy Cornec, pour Antibes retrouvé, a rappelé lui aussi sa position face à ce projet qu’il décrit comme étant « absurde », désirant un haro sur la « bétonisation » : « Nous voulons faire un référendum d’initiative local sur Open Sky au niveau de la Casa. » Ce à quoi a répondu le maire sortant qu’il y a une élection prochaine à Valbonne.

La plaine de la Brague meurtrie par les inondations du 3 octobre 2015 est-elle condamnée, après la fermeturede certains campings et des règles d’urbanisme drastiques, à devenir une zone sanctuarisée ? Seul le représentant de l’UPR a plaidé pour pour ce scénario. « Il faut redonner ce lieu aux citoyens. La nature doit reprendre ses droits. La sanctuaristion du site s’impose, avec une signalétique pour informer sur les richesses du site. » a affirmé Michel Morgana. Consensuel, il a ajouté qu’« il fallait poursuivre avec ce qui a été fait en matière de travaux par l’équipe actuelle. »

Sanctuariser la Brague ? Eric Ducatel est proche de cette position : « On parle de créer des coulées vertes. Celle-ci en est une très belle et naturelle. Quel avenir ? C’est aux citoyens de proposer des initiatives. »

L’ensemble des candidats approuve le projet de création de cultures maraîchères.

François Zema a parlé d’un « quartier sacrifié qui n’a pas vocation à devenir le bassin de rétention des communes en amont.. » Le représentant de LReM s’est engagé, s’il est élu bien sûr, « à rendre inconstructible à jamais ces terrains pour qu’il n’y ait pas de spoliation. »

En réponse aux propos de Mathilde Tessier (voir plus loin), Jean Leonetti lance : « Le premier plan d’inondation du secteur date de 1998. Aucun permis de construire n’a été autorisé dans les zones inondables. Notre travail, c’est le rachat par les fonds Barnier et ceux de la Casa des habitations à risque, c’est la renaturalisation, une DUP sur les berges pour les sécuriser et créer une promenade...»

Nouvelle unanimité des candidats autour de cette promenade au fil de l’eau.

Une parenthèse bucolique de courte durée. Évoquant un « gâchis humain, puisque des constructions ont été faites dans des zones inondables », Mathilde Tessier a insisté « sur les aménagements à réaliser car ce phénomène d’inondation va être récurrent ». Pour la représentante d’EELV, le site doit évidemment « laisser place à la nature. » Elle fait une proposition : « Reconvertir Marineland dans un projet autour de la protection de la faune et de la flore du littoral. » Bérangère Humbert, elle aussi, veut « reconvertir » Marineland. « Je sais que des emplois sont en jeu. Ce parc marin, où des animaux sont captifs peut devenir, par exemple, un futuroscope de la Brague. un parc virtuel avec des spectacles de dauphins et d’orques numériques. »

Quel avenir pour les campings ? Pour Michèle Muratore, « il faut retrouver de l’hôtellerie de plein air, en étudiant une implantation dans des zones précises. Il n’y a pas que le tourisme 5 étoiles ! ». Arnaud Delcasse lui emboîte le pas, évoquant l’importance « d’un tourisme populaire ». Il plaide pour des campings autorisés à ouvrir tout l’été et la création « d’un espace de tourisme durable et léger, avec des circuits, des activités économiques non polluantes...»

Tanguy Cornec fait une promesse : « Je me battrais jusqu’au bout pour les campings et les emplois qu’ils représentent. On est allé trop vite pour leur fermeture. On met des plages privées sur des pilotis, pourquoi pas les campings » ? Jean Leonetti est formel : « les campings autorisés à ouvrir seront confortés, en leur donnant des moyens pour se développer. »

Pas de secret. Pour attirer les visiteurs et faire tourner les commerces, les hôtels et les restaurants, il faut des animations. Être attractifs. Alors, quelles sont les idées des neuf candidats ?

- Tanguy Cornec commence par un constat et une violente diatribe : « Le tourisme est en berne depuis vingt-cinq ans. À cause de règlements, de normes et de lois délétères, comme ce Décret plage Sarkozy-Villepin... Il faut redynamiser les quartiers, comme Juan, bien sûr mais aussi les Semboules, la Fontonne, etc., en créant des animations culturelles et commerciales. Il faut recréer sur les remparts, dans le Fort Carré, dans tous ces lieux magnifiques, des animations autour des traditions provençales. Avec un spectacle son et lumière, en costume d’époque, en s’inspirant de certains événements connus en France, en impliquant les associations... Il faut relancer, aussi, les joutes portuaires...»

- Arnaud Delcasse : « Il faut une attractivité économique pour attirer le touriste. Il faut une diversification économique. Il n’y a pas que Sophia Antipolis. On s’aperçoit qu’on aide à implanter des entreprises importantes sur le site qui ensuite se délocalise avec des pertes d’emplois. Il faut un focus sur l’économie sociale et solidaire. En créant par exemple des zones pour les Amap, une maison de la solidarité, des espaces de coworking... Il faut réguler les hébergements de type Airbnb. Il faut préserver les emplois locaux, ce sont eux qui consomment dans les commerces de proximité. Antibes-Juan-les-Pins a un taux de chômage plus élevé que la moyenne. Beaucoup d’emplois résident dans les services publics. C’est pourquoi nous luttons contre le démantèlement de ces services utiles à la population. »

- Eric Ducatel : « Beaucoup de commerces souffrent l’hiver. Il faut que la Ville les accompagne. »

- Béatrice Humbert : « Antibes-Juan-les-Pins doit être la ville phare du bien vivre ensemble. Bien vivre ensemble entre les animaux et les touristes. Il faut aussi encourager les commerces et les restaurants à la cuisine végétale, avec par exemple des cours de cuisine et des ateliers. Il y a une forte demande des touristes. Comment faire de la socca, par exemple ? »

- Jean Leonetti : « Deux chiffres pour comprendre ce que représentent certains secteurs. Le nautisme, par exemple, c’est un milliard d’euros de retombées économiques. Sophia Antipolis, ce sont 5 milliards d’euros... Il faut développer une économie équilibrée.

Le tourisme passe par l’accueil. C’est le cas des piétonnisations mises en place et la diversité de l’offre commerciale. A Marenda-Lacan, en cœur de ville, ce sont 5 000 m2 de commerces et de boutiques qui sont créés. Et un cinéma de huit salles. Enfin, c’est aussi l’offre de stationnement : deux heures gratuites en surface et dans les parkings souterrains...»

- Michel Morgana : « Il faut des animations à l’année. Les propositions de manifestations doivent venir des commerçants. Il faut avoir des propositions avant d’imposer. On peut en passer par le Référendum d’Initiative Locale (RIL) pour décider ou pas d’une réalisation. Comme, par exemple, le projet de création d’une digue en eaux profondes pour accueillir les paquebots de croisière...»

- Michèle Muratore : « La Méditerranée est polluée. Il faut trouver l’équilibre avec un tourisme qui ne peut plus être de masse. Il faut valoriser et protéger la faune et la flore. C’est pourquoi il faut une diversification de l’offre touristique, dans le respect de la nature, avec la création, par exemple de parcours thématiques... Il faut une véritable charte avec les commerces pour définir les besoins véritables et user du droit de préempter. »

- Mathilde Tessier : « Il faut développer un espace de rencontres et d’initiatives citoyennes. Nous avons besoin de l’avis des commerçants pour dynamiser tous les quartiers. »

On le sait. Juan-les-Pins n’est pas un quartier comme les autres. Station balnéaire oblige. Mais, elle bat un peu de l’aile. Que faire pour réveiller la belle au bois dormant ?

- François Zema : « Je nommerais un adjoint dédié avec des conseillers municipaux en place dans une mairie annexe ouverte à tous. J’assume l’hôtellerie de luxe. Il faut un tourisme de luxe pour faire vire la station. Les commerçants demandent des animations pour allonger la saison, avec davantage de congrès, un marché de Noël, etc. »

- Jean Leonetti : « Il y a eu 27 congrès en 2019, avec une durée moyenne de dix jours chacun. Cela veut dire hébergement sur place. M. Zema confond animation et congrès. Le festival des sciences, les Floralies, etc sont un succès. Mais on peut aller plus loin pour l’animation notamment à Juan-les-Pins. En février 2020, grâce à notre jumelage avec la Nouvelle-Orléans, un carnaval va être créé. L’offre des plages à Juan est équilibrée, entre établissements privés, plages publiques et plages en régie municipale »

- Eric Ducatel : « Le palais des congrès doit être davantage et mieux utilisé. Pour drainer plus de monde. Il faut redonner ce lieu au public, qu’il se l’approprie pour s’exprimer...»

- Tanguy Cornec : « Si je suis élu, j’irais rencontrer les propriétaires de ces verrues qui défigurent Juan-les-Pins. Ils ont des projets. Il faut les examiner. Le projet d’un établissement de haut luxe d’un Saoudien sur l’hôtel du Parc a été recalé parce qu’il avait cinq étages...» Jean Leonetti intervient : « Aucune exception ne sera faite par rapport au Plan local d’urbanisme, même pour un richissime propriétaire. Vous imaginez, M. Cornec, la question qui se poserait et qui serait, qu’est-ce que vous avez obtenu en échange ? » Tanguy Cornec, piqué au vif, rétorque : « Je ne connais pas ce Monsieur saoudien, moi tout ce que je connais c’est l’activité de Juan et ce n’est pas terrible. Allez faire un tour rue Galet...»

- Michèle Muratore : « à Juan, il y a 60 % de résidences secondaires. Il faut créer des logements sociaux pour redynamiser le quartier et faire tourner le commerce. Il y a aussi l’été, des problèmes de nuisance, la nuit. Il faut trouver l’équilibre entre vie nocturne liée à l’activité des établissements de nuit et résidence, en élaborant une charte. »

- Mathilde Tessier : « Le festival Jazz à Juan, cela est très bien mais il faut des animations sur toute l’année et pas seulement à Juan-les-Pins. »

Vaste thématique qu’est celle de la mobilité. Entre la saturation du trafic - inhérente à l’ensemble du département - et les modes de déplacement devant cohabiter, le sujet a su tout de même inspirer quelques idées aux candidats.

- Tanguy Cornec : « Je veux faire cohabiter tous les types de déplacements. Le terrorisme anti-voitures : y’en a marre ! Il faut que les habitants puissent se garer à proximité des centres-villes. Ce sont 1200 stationnements qui ont été supprimés par Jean Leonetti et remplacés par des parkings en sous-sol payants. Nous recréerons des places en proximité des centres. Comme sur la zone des Pétroliers avec un parking arboré et engazonné qui absorbe l’eau. Également un parking Courbet sur deux étages avec un garage à vélo. Une piste cyclable pour relier Vallauris jusqu’à Villeneuve-Loubet. Une également du nord au sud. Elle passerait par le Cap d’Antibes : on peut mettre le boulevard Maréchal-Juin à sens unique. »

- Arnaud Delcasse : « Ces questions sont de l’ordre de l’urgence écologique, économique et humaine. Aujourd’hui, il n’y a pas de pistes cyclables réellement sécurisées. Nous sommes pour la gratuité des transports en commun. Et ceci, couplé au développement du réseau. Nous voulons limiter la place de la voiture et remettre les piétons, les cyclistes et les transports en commun au centre de tout. C’est un bienfait pour tout le monde. Comme la nécessité de créer des accès piétons et pour personnes à mobilité réduite. »

- Éric Ducatel : « Au sein de notre liste nous avons un consensus sur ce sujet. Il faut trouver un équilibre des transports : que tout le monde se respecte, quel que soit le mode de déplacement. Automobilistes, piétons, cyclistes. Il faut également que l’on puisse circuler d’ouest en est et du nord en sud à vélo. Nous sommes également pour la gratuité des transports et qu’une partie de cette gratuité soit financée par les touristes, pourquoi pas ? Qu’eux paient mais pas les Antibois et Juanais. Il faudrait que les bus régionaux puissent emprunter les voies dédiées, on voit le 230 qui vient de Nice être coincé dans les routes engorgées. »

- Bérengère Humbert : « Il faut autoriser l’accès des animaux sans surcoût dans les transports, qu’ils soient tenus en laisse, dans un panier ou muselés si nécessaire. Cela inciterait les Antibois et Juanais à opter pour ces modes de déplacement et ainsi à lutter contre la pollution. »

- Jean Leonetti : « L’avenir ce sont les multimodalités. Je suis contre l’idée que l’on va pénaliser la voiture pour obliger les gens de prendre le bus. Prochainement, 40 kilomètres de pistes cyclables vont naître. Cela permettra notamment de relier Antibes à Sophia. Et comme l’homme est un bipède, c’est bien de lui faciliter le passage. À ce titre, 4 millions ont été investis pour que la ville soit accessible à chacun et tous. Des parkings gratuits sont également créés pour inciter les usagers à utiliser d’autres moyens de déplacement. »

- Michel Morgana : « Il y a un vrai besoin de développer les infrastructures pour les trottinettes et vélos. Je pense aussi à mettre en sens unique la partie sud du Cap d’Antibes. Et également à réaliser une reprise du macadam du Cap. Il faut repenser l’axe de circulation est-ouest. Quant aux Pétroliers : l’idée d’une crèche avec un parking de covoiturage serait pratique pour les usagers, notamment de la gare SNCF. Je suis pour les bus à hydrogène qui, comme dans les Yvelines, permettraient d’assurer une liaison régulière entre l’entrée de ville et le centre. Le tout pour 2 euros aller-retour. »

- Michèle Muratore : « Je ne supporte pas l’idée défendue par la Casa de demander aux usagers de changer leurs comportements. Ce ne sont pas des enfants mais des adultes responsables. Il faut leur donner le choix. J’ai toujours défendu le projet d’un vrai tram qui n’est pas plus cher qu’autre chose. Le réel souci ce sont les amplitudes horaires, les fréquences des lignes et le confort des usagers des transports en commun. Je suis pour la gratuité. Il faut prévoir plus d’espaces de covoiturage et de relais. Et arrêter ce schéma des années soixante-dix : il faut que le stationnement en surface soit de courte durée. Et que le souterrain, s’il est plus long, soit moins cher. Cela limiterait le nombre de véhicules en surface. Il faut sécuriser les piétons et les pistes cyclables. Et réfléchir aux gros camions en ville. »

- Mathilde Tessier : « Nous avons besoin d’avoir une mobilité accessible et adaptée à tous. Avec un plan vélo et des infrastructures sécurisées et continues. Nous voulons développer l’amplitude horaire des transports en commun : trop de gens ont de la peine pour rentrer chez eux après des événements sportifs et culturels parce que le service Envibus s’arrête trop tôt. Ici là est intelligent sur le principe mais mériterait d’être vraiment accessible et pas uniquement pour les PMR. Je pense aussi à la situation d’insécurité des femmes la nuit. Il faut que sur les chemins piétons un éclairage soit plus présent et ce, dans le respect de la biodiversité. Ce serait couplé avec des bornes d’appel de sécurité. »

- François Zema : « Il faut revoir le plan de circulation qui n’est plus adapté. Avec notre coulée verte (lire par ailleurs), nous créerons notamment des navettes gratuites pour relier les usagers au centre-ville. Nous sommes la pire ville du 06 concernant les vélos, il faut un plan aussi. Et il faut piétonniser les remparts, surtout en période touristique. Un jour un drame va arriver, quelqu’un va renverser des gosses… »

On s’y attendait. La fameuse « malédiction » du bus-tram a évidemment été abordée par différents candidats lors du débat. En premier lieu, Arnaud Delcasse pour L’Alternative sociale, citoyenne, écologique d’Antibes-Juan-les-Pins dressant son constat : « En 25 ans on a vu se créer seulement 4 kilomètres de voie de transports en commun en site propre. Et encore : on n’a pas réussi à mettre en service le bus-tram ! » Un bébé made in Jean Leonetti que l’intéressé a défendu : « On a un bus propre qui est au gaz naturel. Nous avons réalisé les tronçons les plus compliqués : traverse de la Valmasque, baïonnette de la Sarrazine. Aujourd’hui à quelques jours près, à quelques grèves près, nous allons mettre en place l’ensemble du bus-tram. » À l’adresse du candidat de L’Alternative sociale, citoyenne, écologique d’Antibes-Juan-les-Pins, il sourit : « J’ai cru comprendre que la CGT prenait des conseils chez vous dans votre local concernant la suite de la grève… » Haussement de sourcils d’Arnaud Delcasse qui fait une remarque sur l’accident survenu le 13 janvier sur le nouveau pont reliant les Trois-Moulins à Sophi@tech. Le maire sortant s’engouffre dans la brèche : « Le but était neuf, les voies aussi. On verra la responsabilité du chauffeur… » Accusé par Arnaud Delcasse d’avoir voulu mettre en place trop rapidement la ligne A, Jean Leonetti nie : « Nous l’avons lancé le premier janvier parce que nous avons misé sur une grille tarifaire particulière [...] Lorsque le bus-tram circulera, il sera propre et gratuit. » Histoire d’enfoncer le clou, François Zema, pour Un nouveau souffle débute son intervention en tançant le projet et sa réalisation : « Dix ans de retard et 150 millions d’euros. Jean Leonetti a voulu se dépêcher. Quoi qu’il en soit quand le bus-tram sera fini, la circulation aura totalement changé et il ne sera donc plus adapté. »


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