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Des ruches urbaines pour favoriser la pollinisation

Mis à jour le 12/10/2018 à 05:04 Publié le 12/10/2018 à 05:04
Six ruches viennent d'être installées sur le site du jardin Serre de la Madone.

Six ruches viennent d'être installées sur le site du jardin Serre de la Madone. J.-F. Ottonello

Des ruches urbaines pour favoriser la pollinisation

Depuis quelques semaines, six ruches ont rejoint le jardin Serre de la Madone. L'intérêt est double : préserver la biodiversité et contribuer à une meilleure production des citronniers

À Menton plus qu'ailleurs on pourra désormais fredonner du Bashung. En l'honneur des « Api apiculteurs ».

Alors que la population en abeilles tend à dangereusement se raréfier, la Ville franchit un nouveau pas dans la valorisation de l'insecte velu. En collaboration avec l'APCM (Association de promotion du citron de Menton), elle vient d'implanter six ruches sur les hauteurs du jardin Serre de la Madone - confiées à un apiculteur amateur, Alain Laval.

Le but affiché est double : préserver la biodiversité, et, plus spécifiquement, favoriser la pollinisation des arbres fruitiers.

Volonté de disséminer

Deux initiatives avaient déjà permis à Menton de poser les jalons de cette politique pro abeilles. Une productrice de reines s'est en effet engagée à installer chaque année de nouvelles ruches dans la pépinière de la Casetta. Tandis qu'un essaim a été mis en sécurité à Garavan.

« Il s'est créé il y a cinq-six ans, nous n'avons pas voulu le détruire. Nous avons simplement mis une protection pour éviter que les gens dérangent les abeilles. Et une vitre pour pouvoir regarder », explique Franck Roturier, le directeur des Parcs et jardins. Précisant qu'un appel à apiculteurs a par ailleurs été fait, via la Chambre d'agriculture, pour amplifier la démarche. De nombreuses candidatures ont suivi. « On va progressivement disséminer dans des jardins ou des terrains proposés par des privés. Il faudra que les ruches puissent être mises en place en janvier pour que les abeilles puissent produire entre mars et juin. » Et pour que la pollinisation puisse être optimale au printemps.

« Si les fleurs ne sont pas pollinisées, il n'y a pas de fruits. Donc plus il y a de pollinisateurs, plus il y a de quantité de fruits », résume simplement Franck Roturier. Donnant l'exemple de l'ESAT - également station de conditionnement des citrons de Menton - qui a observé une véritable augmentation de sa production depuis que des ruches ont été installées à côté de l'agrumeraie.

À terme, la démarche en faveur des abeilles devrait aboutir à un volet pédagogique. « On aimerait pouvoir mettre en place des animations - idéalement auprès des scolaires - pour expliquer ce qu'est une abeille, comment on fait le miel etc. » Pourquoi pas pour contribuer à dédiaboliser l'image de l'animal - absolument indispensable pour toute la chaîne alimentaire. « Elles ne piquent que pour défendre leur colonie. Et quand elles le font, elles meurent, vu que ça arrache tout leur système venimeux », souligne Franck Roturier. Insistant sur l'importance de lutter contre les menaces qui planent sur leur petite tête, tout en les laissant tranquilles. « Elles n'ont pas eu besoin de l'Homme pour vivre… »


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