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Des eaux de baignade sous haute surveillance

Mis à jour le 11/08/2018 à 05:11 Publié le 11/08/2018 à 05:11
Nicolas Bonnet utilise une sonde multiparamètres.

Des eaux de baignade sous haute surveillance

Fort élément d'attraction en Principauté, la mer est scrutée de près chaque semaine pour s'assurer que les baigneurs bénéficient de conditions optimales

Entre le 1er mai et le 30 septembre, tous les lundis matin, ou presque, c'est le même rituel. Nicolas Bonnet, technicien de laboratoire de la direction de l'Environnement, embarque sur un bateau des Affaires maritimes, et il part collecter des échantillons d'eau de mer.

L'or bleu, qui contribue à faire venir tant de touristes à Monaco, fait l'objet d'une surveillance assidue. « Avec une sonde multiparamètres, nous mesurons le pH, l'oxygénation et la salinité de l'eau », explique Nicolas Bonnet.

Mais ce ne sont pas les seuls paramètres étudiés. Il y a aussi la transparence, la coloration, la présence ou non de corps gras, l'odeur, la présence ou non de résidus.

Autant d'indices qui viennent démontrer la présence d'un risque pour l'environnement, mais aussi pour la santé humaine.

Toujours au top

C'est d'ailleurs pour cela que les zones contrôlées sont celles accessibles aux baigneurs : Monte Carlo Bay, Méridien, les anses Est et Ouest du Larvotto, le Solarium et la plage des Pêcheurs.

Le bateau utilisé lundi dernier, le Sainte-Dévote, s'approche au plus près des filets de protection pour permettre les prélèvements sous le regard bienveillant mais intrigué des baigneurs.

Qu'ils se rassurent ! Ce jour-là, comme la plupart du temps, la qualité des eaux de baignades de Monaco est au top. « Il y a trois critères : bonne, moyenne et mauvaise. Depuis le début de la saison, il n'y a eu que trois fois où l'eau était moyenne au Larvotto. » Le reste du temps, elle est toujours bonne.

Et ce jour-là, il faut bien reconnaître que le contenu des flacons est clair comme de l'eau minérale. Reste à voir la qualité bactériologique. Pour cela, les flacons seront analysés dans la foulée. Et les résultats sont bons.

En matière de qualité de l'eau, l'un des principaux risques se situe au niveau bactérien.

Et pour savoir s'il y a des vilains microbes (escherichia coli ou entérocoques) dans l'eau de votre plage préférée, Nicolas Bonnet apporte tous les flacons prélevés dans un laboratoire situé à Fontvieille, dans les locaux de la direction de l'Environnement.

Une blouse blanche sur le dos, il procède à la préparation des échantillons. S'il y a des bactéries, elles ne seront visibles que si on les multiplie. Pour cela, Nicolas Bonnet procède à la mise en culture.

Les échantillons sont additionnés de « nourriture pour bactéries », conditionnés dans de petites capsules, et mis tranquillement au chaud dans une étuve pour se multiplier. « Nous avons un premier résultat au bout de 24 heures, qui nous permet de réagir vite s'il y a un danger. Puis, nous avons un second résultat après 48 heures. C'est celui-ci que prévoit la réglementation. »

Ce jour-là, nous pouvons voir les résultats d'un précédent prélèvement : passés sous une lumière bleue, certaines capsules deviennent fluorescentes : « Cela signifie qu'il y a un peu de bactéries dans l'eau. C'est la quantité normale. Ce qui serait inquiétant, c'est que la majorité des capsules deviennent bleues. »

Au laboratoire, le technicien met les échantillons en culture.
Le prélèvement d'eau de mer, ce jour-là, est d'une transparence quasi parfaite.
Six plages sont échantillonnées de mai à septembre.
Les zones bleues montrent une présence bactérienne normale.

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